Samedi 6 juin : hardcore, boue et Jinjer en conclusion spectaculaire Festival au Lac Granby 2026
Après deux journées marquées par le soleil, la journée s’annonçait pluvieuse voir orageuse. Le rythme allait s’accélerer également avec une programmation tournée cette fois vers le hardcore, le metalcore, le deathcore et le metal moderne.
Une pluie persistante accueillait les premiers festivaliers à l’ouverture des portes, transformant rapidement certaines portions du terrain en véritable champ de boue. Cela annonçait de belles choses pour les amateurs de moshpit qui étaient loin d’être décourager par cette météo. Surtout que, au final, la météo à rapidement pour même laisser place au soleil en fin de journée, nous ne pouvions rêver mieux !
## Blank
C’est Blank qui ouvre le bal. Le groupe est un représentant de la scène hardcore québécoise. Malgré la pluie qui tombait encore sur le site, le groupe a immédiatement imposé son énergie. Les premiers mouvements de foule sont apparus devant la scène dès les premières minutes et ont rarement diminué en intensité.
Le groupe a terminé sa prestation avec la toute première pièce qu’il a écrite et qu’il garde toujours pour la fin. Une chanson qui aborde le suicide avec en filigrane cette idée qu’un simple appel à l’aide aurait peut-être pu changer les choses. Un moment fort et chargé d’émotion pour lancer la journée.
## Deadly Apples
Le groupe suivant, Deadly Apples, est le projet de musique industrielle montréalais mené par Alex Martel, pour son tout premier spectacle au Québec en sept ans. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ont su nous laisser un souvenir impérissable avec deux fumigène rouges qui ont complètement transformé l’atmosphère du site avec une immense fumée rouge qui était un peu incommodante pour les gens les plus proches de la scène. Mais je ne peux pas nier l’effet très spectaculaire.
Le groupe m’a fait pensé à du bon vieux Marilyn Manson. Alex Martel était débordant d’énergie sur scène et je me demande comment son micro à survécu après avoir été jeté si souvent dans les airs (sans être rattrapé).
Bref, ce fut quand même une belle découverte pour moi, et j’espère avoir la chance de les revoir dans une salle au Québec.
## Pain of Truth
C’était au tour de Pain of Truth, originaire de Long Island, de faire bouger la foule au milieu d’une mare de boue. Ils font partie de la nouvelle génération de groupes hardcore américains qui perpétuent l’héritage de la côte Est (NEW YORK HARDCORE !).
Personne ne semblait vouloir ralentir, bien au contraire : l’énergie devant la scène n’a cessé de croître. Que ce soit sur scène ou dans le public, ça bougeait dans tous les sens. C’est aussi à ce moment que les premiers rayons de soleil ont commencé à percer les nuages pour notre plus grand plaisir.
## Terror
Lorsque l’on parle de hardcore, on entend rapidement parlé du groupe Terror. Véritable institution du hardcore moderne depuis plus de vingt ans, le groupe ne nous a pas laissé le temps de respirer.
Le spectacle a bien failli ne pas avoir lieu : Scott Vogel, le chanteur habituel, s’était cassé les côtes deux jours plus tôt. C’est finalement Chris, normalement à la basse, qui a pris le relais au chant. Des membres d’autres groupes sont aussi venus le rejoindre sur scène à quelques reprises, donnant à la performance une énergie encore plus spéciale, et Chris a généreusement tendu le micro au public à plusieurs reprises, créant de gros moments de communion.
C’était probablement le show le plus intense de la journée. Impressionnant !
## Brand of Sacrifice
Changement de groupe et d’ambiance avec Brand of Sacrifice (Toronto). Au revoir le hardcore et bonjour le métal et la technique.
C’est violent, c’est puissant et malgré la complexité des compositions, le groupe restait mobile sur scène.
Je dois dire que je n’ai pas vraiment accroché au groupe, trop lourd et technique pour moi.
## The Ghost Inside
The Ghost Inside avait visiblement envie d’être là, et ça se ressentait dans chaque interaction avec le public. Le chanteur avait, entre deux growls, un énorme sourire contagieux. Et le public lui rendait bien avec beaucoup de bodysurfing et un pit très actif.
Le groupe nous a proposé des riffs lourds et des changements de rythme efficaces. Mention spéciale à une batterie bien présente avec derrière les fûts, le batteur Andrew Tkaczyk qui est unijambiste.
Les voix, oscillant entre passages mélodiques et growls plus agressifs, étaient particulièrement réussies.
Une très belle prestation, on en redemande.
## Jinjer : la conclusion spectaculaire
La responsabilité de conclure cette édition 2026 du Festival au Lac revenait finalement à Jinjer. Originaire de Donetsk en Ukraine, le groupe s’est imposé au fil des années comme l’une des formations les plus respectées du métal moderne.
Portée par la présence remarquable de Tatiana Shmayluk, la prestation alternait constamment entre passages mélodiques et explosions vocales saisissantes.
Le show de lumière était bien travaillé, donnant encore plus de cachet à la prestation du groupe sur scène.
Une conclusion à la hauteur d’une journée qui n’avait cessé de gagner en intensité malgré la pluie ou la boue.
Merci à l’organisation du festival qui était vraiment excellente. Merci à tous les bénévoles qui ont rendu tout ce festival possible. À l’année prochaine !
Journaliste et Photographe: Thomas Courtois