15 juillet 2011 – 15 h Parc Jean Drapeau. Un rendez-vous pour les amateurs de basse à Montréal. En effet, c’est une joyeuse caravane qui s’est arrêtée dimanche passé pour le Full flex tour, avec Skrillex, Pretty Lights, Diplo, Grimes, Toki Monsta, Koan Sound et 100 Waters. La troupe de DJ a effectué son tour canadien, en s’arrêtant à Toronto, Ottawa puis Montréal, et ensuite Winnipeg, Edmonton et enfin Vancouver.

Arrivé sur place, le parterre Jean Drapeau, ce dernier m’a paru bien vide, par rapport à la veille avec le Vans Warp tour. En effet, il n’y avait que deux scène. La première a accueilli la belle et mystérieuse TokiMonsta puis Koan Sound. On commence donc la journée avec TokiMonsta et du dubstep, du vrai. Celui que les gens aujourd’hui trouvent sale. Un peu décousu à mon gout, son set a permis de nous mettre dans l’ambiance, avec l’arrivée toutefois de certaines gouttes qui ont bien failli gâcher le festival, mais cela s’est vite arrêté pour le set des deux jeunes gars de Koan Sound. Comme toujours, ils ont su nous servir leurs compositions pendant une quarantaine de minutes, en allant du dubstep au drum n bass. En sommes, un super début de journée, mais pourtant, je ne puis cacher ma déception.

Ben oui, quand je vois que plus de la moitié des personnes alors présentes préfèrent faire la file à l’entrée du second stage pour être tout devant plus tard dans la soirée alors que derrière eux, des excellents artistes essaient de mettre l’ambiance, je trouve ça moche. Surtout que niveau première partie, c’est d’une qualité rarement égalée. (Pour une fois qu’il ne s’agit pas de dj locaux, on pourrait au moins en profiter)

Passée la frustration, la seconde scène a alors ouvert sur 100 waters. Un peu surpris, ce fut un moment de détente inattendu, et un peu weird disons-le. L’ambiance est plutôt retombée. On a ensuite repris un peu de poil de la bête avec Grimes, notre petite québécoise. Coiffée de deux nattes blondes, elle nous a  proposé ses compositions recréées live, chantant même, nous offrant une performance scénique plutôt impressionnante.

Et ce sont les choses sérieuses qui ont commencé avec Diplo. Venu il a très peu de temps au picnik électronique sous le cadre de Major Lazer, il nous a refait a peu près le même set, avec son dernier Ep, Express Yourself, ainsi que son crowd surf dans sa boule de plastique. Techniquement impeccable, le feu n’a pas pris. Après quelques essais infructueux pour faire participer le public, Diplo a fait son set tranquillement. En effet, le public ne connaissait aucune chanson de son répertoire et malgré tout le talent du dj, il s’est avéré que le public n’était pas près pour ce genre de musique. D’ailleurs, il a vite versé dans l’électro en fin de set, en écourtant sa partie moombahton.

Ensuite et venu le gros du menu avec Pretty lights et son setup de led a la nuit tombante. Un peu perplexe, j’adore pourtant sa musique, sa performance live m’a véritablement séduite. Ses tounes s’enchainent très bien, sans aucun temps mort. Même si son setup visuel aide beaucoup, Pretty Lights a véritablement réussi à faire lever la foule, se permettant même de passer Finally Moving en scandant « This is not the remix », une petite boutade a Avicii et sa track Levels, remixée par ailleurs par Skrillex.

En parlant du loup, ce dernier a sorti absolument tous ses hits du haut de son spaceship. Impressionnant, s’élevant dans les airs, c’est un show monstrueux que nous avons eu le plaisir de voir, entre lasers canons a CO2, feux d’artifices, flammes, le tout sur les tracks de Skrillex (en particulier son dernier album Bangrang).

Et là encore c’est une question qui se pose. Je vous conseille de lire ici une très belle lettre ouverte d’A Trak à ce sujet ICI.

Sommes-nous ici a une pièce de théâtre ou à un concert ? En effet, Skrillex, du haut de son immense talent (et de son spaceship aha) a mis en place une vibe comme j’en ai rarement vu. Rendons à César ce qui est à César (et non ce n’est pas un DJ, allez voir sur Wikipédia). Cependant, même si le DJ s’est vraiment amélioré en qualité de mixing, il n’en reste pas moins qu’on est loin du DJ et des ses 2 turnables sur une simple table. Ici on a un  show son et lumières, qui est ma foi souvent le même. Si vous étiez aux plaines d’Abraham pour le festival d’été de Québec, dites-vous que vous avez vu exactement la même chose.

Même si Skrillex semble avoir lâché Ableton et mis sur CDJ, il n’en reste que l’on est loin des DJs qui vivent avec la foule, adaptant leur set. D’autres diront que toute façon, pas besoin d’adaptation avec Skrillex, ça saute pendant 1h30, sans interruption et ca crowd surf dans tous les sens, pour notre plus grand plaisir !

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Auteur(s) : Julien Kauffmann

Matériel :Canon 60D, Nikon D300

Pour en savoir plus : Diplo, Skrillex, Pretty Lights, TokiMonsta, Grimes, Koan Sound