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25 juin 2012 – C’est le 25 juin dernier que le quintet suédois The Hives a effectué son retour fulgurant sur la scène du Métropolis pour nous présenter Lex Hives, leur dernier opus sorti au début du mois. On y était, et on a eu chaud !

La première partie du spectacle était assurée par Flesh Lights, un trio de rock garage Texan qui ne donne pas sa place et qui était très bien choisi pour commencer le bal de par son énergie brute. C’était ensuite au tour des quatre gars de Los Angeles du groupe Fidlar de réchauffer la foule avec son punk insolent, chose qu’ils ont réussi à merveille. C’est d’ailleurs lorsque le chanteur s’est exclamé « You can…Move around you know. This is a motherfuckin’ punk show » que le party a véritablement commencé, juste à temps pour l’arrivée de The Hives.

Évidemment, pas question de déroger à ses habitudes ; c’est en complet queue-de-pie et chapeau haut-de-forme que The Hives ont fait leur entrée sur scène, sous un tonnerre monstre d’applaudissements et de cris. Il faut dire que c’était un retour très attendu des fans, après une absence de quatre ans depuis leur dernière prestation en sol montréalais, et cinq ans depuis la sortie du Black & White album. Pelle Almqvist, chanteur du groupe, était aussi toujours égal à lui-même. Débordant d’une énergie folle et toujours accompagné de son égo surdimensionné, celui que l’on a quelques fois comparé a Mick Jagger a su électriser la foule dès le début du spectacle, tantôt par ses tentatives de s’adresser à son auditoire en français, tantôt par ses délires mégalomanes poussés à fond.

C’est donc avec Come on!, titre tiré du nouvel album, que The Hives ont mis le feu aux poudres. Et ce n’est pas peu dire, puisque tout le devant de la scène semble avoir été englouti par un véritable raz-de-marée humain où s’est immédiatement formé un moshpit qui n’a pas dérougi de la soirée. Il faut dire qu’il était quasiment impossible de rester impassible en écoutant leur punk/rock garage infectieux, alors que les chansons des différents albums s’enchaînaient à un rythme étourdissant. On a donc notamment eu droit aux classiques tels que Main Offender, Walk Idiot Walk et Hate to Say I Told You So qui ont évidemment été accueillis très énergiquement, mais aussi à un bon nombre de nouvelles chansons qui ont toutes été reçues aussi chaudement. Ce n’est pas étonnant, puisque Lex Hives s’éloigne du Black and White Album, plus expérimental, pour revenir au son plus garage de Veni Vidi Vicious et Tyrannosaurus Hives, qui ont fait connaître le groupe.

Le spectacle s’est conclu avec une version longuement étirée de Tick Tick Boom, au beau milieu de laquelle Almqvist nous a présenté tous les membres du groupe, suivi d’un court rappel qui aura fini d’achever la foule visiblement épuisée d’avoir autant dansé et crié. Bref, un show totalement explosif qui aura réussi  à faire pardonner à The Hives une absence aussi prolongée.

Auteur : Audrey Saucier

Photographe : Julien Poitout

Pour en savoir plus : The Hives