Album Review : Saxon – Call To Arms
Vous avez dit New Wave of British Heavy Metal (NWOBHM)? Les vieux de la vieille Saxon sont de retour avec un 19e album, intitulé Call To Arms. On aurait pu s’attendre à ce qu’un groupe qui tourne depuis aussi longtemps (Ils ont commencé il y a exactement 25 ans) s’essouffle et finisse par ne plus être capable de produire de nouveau matériel, mais les infatigables Anglais du NWOBHM ont prouvé coup sur coup que le Heavy Metal, le vrai, vieillit bien. Il est étonnant d’entendre que la voix de Biff Byford, 60 ans, soie toujours aussi claire et caractéristique.
On comprend rapidement pourquoi Saxon connaît toujours du succès avec la piste d’ouverture Hammer of the Gods. Le riff entraînant, porté par le chant toujours étonnant de Byford, nous amène directement au solo criant tout droit sorti des livres d’histoires du heavy metal… que le groupe a écrits lui-même. L’écoute ralentit avec Back in 79, un morceau plus lent, mais presque tout aussi entraînant. Il nous rappelle aussi que les gars de Saxon ont vieilli, et qu’ils se souviennent d’où ils viennent. Surviving Against The Odds remet par contre le rythme sur la table et signale bien ce qui se passera tout le long de l’album: des alternances entre un rythme soutenu et plus lent, qui laisse assez de place à l’auditeur pour se reposer entre les passes plus rapides. Chasing The Bullet est une autre pièce qui rappelle bien pourquoi le groupe a connu tant de succès dans les années ’80. Call to Arms possède toutefois une énorme lacune: bien que le son reste celui bien caractéristique de Saxon, rien ne le démarque des autres. À l’écoute, il est impossible de savoir si cet album a été enregistré en 1981 ou en 2011. La formule est gagnante, bien sûr, sinon le groupe n’auraît pu durer si longtemps, mais l’absence de réinvention ou de réflexion sur le son du groupe est un peu décevant.
L’album ne connaît pas de moments particulièrement marquants ou qui ressortent grandement de l’ordinaire du genre, ce qui n’est pas surprenant: Le NWOBHM était un genre nouveau en 1979, mais, une trentaine d’année plus tard, il est difficile de se démarquer de ce qui s’est déjà fait. Saxon savent ce qu’ils font, et ils le font très bien, mais ils restent un vieux groupe, avec de vieilles influences.
Cote Du Diable : 7.5/10
Auteur : Phil Mandeville