Dimanche 17 Juin 2018 – Après 2 jours de relatif beau temps, c’est sous un ciel assez couvert que va se dérouler cette 3ème journée. Une météo pas terrible mais tout de même assez clémente pour nous affranchir de la pluie dont on avait peur depuis quelques jours. Un temps parfait pour le repos, malheureusement au vu du programme du jour, on n’est pas parti pour se reposer !


Teacup Monster (13h30-14h10 // Main Stage 2)


The Noface (14h10-14h50 // Main Stage)

Nous arrivons un peu plus tôt aujourd’hui, arrivant sur la dernière chanson du groupe français Teacup Monster. Mélangeant habilement clavier et guitare, cet aperçu plutôt encourageant nous laisse un petit peu sur notre faim. On va heureusement se rassasier avec The Noface, groupe français issu des cendres de Skip The Use. Après le départ de Mat Bastard pour se concentrer sur sa carrière solo, les musiciens ont choisi comme chanteuse pour leur nouveau groupe Oma Jali, repérée après son passage dans The Voice. Et on les comprend vite : sa voix puissante et sa présence scénique crèvent les écrans de la Main Stage. Le son du groupe est également très bon, avec une guitare acérée, une basse très présente et un clavier subtilement suggéré sur certaines parties et mis bien en avant dans d’autres. Les riffs sont simples et efficaces et l’énergie est bien présente dans le public. Il n’est que le début d’après-midi mais la foule saute comme s’il était le début de soirée. Nous les quittons donc sur une très bonne impression, afin d’aller manger le traditionnel aligot-saucisse de festival.



The Last Internationale (14h50-15h30 // Spitfire Stage)


Wolf Alice (15h30-16h10 // Main Stage)


Royal Republic (16h10-17h00 // Main Stage 2)

Après un bref passage devant Graveyard sur la Warbird Stage, pas très convaincant, surtout dû à un son pas terrible, je me retrouve face à mon gros dilemme de ce festival : Royal Republic sur la Main Stage 2, ou Arcane Roots sur la Spitfire Stage… Je décide donc de faire les 2, en commençant par Royal Republic. Les suédois sont comme d’habitude en grande forme, donnant un show hyper énergique et travaillé au millimètre. Dans leurs (superbes ?) costumes à paillettes dorées, ils enchaînent les titres en chorégraphie parfaite. L’énergie et la bonne humeur transpirent de la foule, emmenées par les compos pop-punk du groupe et leurs bonnes vannes entre les chansons. La chanson Addictive par exemple rencontrera un franc succès (je la conseille vivement si vous ne connaissez pas), surtout avec les bonnes blagues du chanteur sur les guitares acoustiques : “la dernière chose que voient les gens avant de faire l’amour”, d’après lui. A mon grand regret, je quitte donc la Main Stage 2 après la chanson “heavy” Week-end Man, qui occasionnera du bon gros headbang dans les rangs du public. Il est temps d’aller voir Arcane Roots, qui envoient eux aussi de la bonne grosse énergie, mais dans un style très différent. Malheureusement le son de cette scène est pas fantastique, et surtout très très fort cette fois. Je reste donc assez éloigné et j’ai donc du mal à rentrer dans le show. Même si j’aime beaucoup ce qu’ils font, je suis plutôt déçu et repart au bout de quinze minutes voir la dernière chanson de Royal Republic : Full Steam Spacemachine, très bon choix pour finir un set qui comme pour Thrice, aurait mérité de durer bien plus longtemps !



Frank Carter & The Rattlesnakes (17H00-17H50 // Main Stage)

On continue la série d’excellents groupes que nous propose la programmation de ce dimanche avec le petit rouquin Frank Carter et son groupe The Rattlesnakes. Frank s’est mis aujourd’hui en mode été avec pour unique vêtement un petit short orange, arborant ainsi les tatouages qui recouvrent presque intégralement son corps. Ayant déjà vu ses prestations par 2 fois, je sais à quoi m’attendre et ne suis donc pas surpris par le show, mais un peu plus par la foule présente : il y a vraiment beaucoup, beaucoup de monde qui a répondu présent et ça fait plaisir à voir. Comme à son habitude, le chanteur va rapidement venir chanter sur / dans le public présent au premier rang, pendant que les musiciens assurent à leur place. Il passera ainsi un petit moment à se baigner dans la foule avant de revenir sur scène. Et comme il adore jouer avec son public, il nous demandera ensuite de réaliser le plus gros circle pit du festival, puis de faire venir en slammant son ingénieur du son, qui fête son anniversaire ce soir-là, et qui repartira, toujours en slammant, mais cette fois avec une bouteille de champagne. Frank Carter aime les gens, c’est quelqu’un de profondément humain, et il le fait bien comprendre à chacun de ses discours entre les chansons. Mais il lui arrive aussi de haïr, ce qu’il nous demandera de partager avec lui sur le dernier titre : I Hate You, qui clôture merveilleusement ce set endiablé.



Dead Cross (17H50-18H50 // Main Stage 2)


Landmvrks (18h00-18h50 // Spitfire Stage)

Après cette bonne piqûre d’adrénaline, on se fraie un chemin vers l’autre bout du festival où le groupe français LANDMVRKS va retourner la Spitfire Stage avec son metalcore violent. Comme d’habitude le son est pas terrible sur cette scène, mais les marseillais s’en sortent bien et on arrive à peu près à distinguer les différents instruments. Bon, le chanteur hurle un peu trop à mon goût, mais ça passe encore. L’ensemble est carré, les compos sont intéressantes… à surveiller donc !


The Hives (18h50-19h50 // Main Stage)


Après ce petit entracte, retour sur la
Main Stage 1 pour voir le dernier gros concert avant les Foo Fighters : The Hives, qui, succédant à leurs compatriotes de Royal Republic, vont représenter avec brio le rock suédois ce soir ! Et dès leur arrivée, on ne peut nier un évident lien de parenté : outre le style musical assez proche, ils optent eux aussi pour des costumes assortis, mais à leurs propres couleurs : le noir et blanc. Troisième et dernier point commun, l’humour : c’est l’élément central de la prestation scénique du groupe et surtout du leader Pelle Almqvist. Celui-ci parle beaucoup entre les chansons, et s’essaie régulièrement à un français assez approximatif mais tout de même compréhensible. Entre ces quelques doses d’humour et de blabla, le groupe, n’ayant pas sorti d’album depuis 2012, nous offre une setlist “Best Of”, proposant ainsi des titres de leurs divers albums, les plus connus étant évidemment Hate To Say I Told You So et Tick Tick Boom, sur laquelle ils feront une présentation des membres bien, bien longue…



Mass Hysteria (19h50-20h50 // Main Stage 2)

Le concert arrivant sur sa fin, et moi sur ma faim, je profite du concert de Mass Hysteria sur la Main Stage 2,  pour aller manger en attendant LA tête d’affiche de ce festival : les Foo Fighters.



Foo Fighters (21H00-23H30 // Main Stage)

Aucun groupe en face sur une autre scène, la quasi intégralité des festivaliers se retrouve donc en face de la Main Stage 1 pour assister à l’unique concert en France de la bande à Dave Grohl. 21h pile, ce dernier arrive en courant sur la scène, enjoignant la foule à hurler de tous côtés, avant d’entamer brutalement le set par All My Life. Cette chanson fait l’effet d’une bombe et le public se met à sauter dans tous les sens. Il fera preuve d’une énergie folle pendant tout le concert, contrairement à la dernière date des Foo à Paris, où nous avions trouvé les gens assez peu réactifs à l’énergie déployée sur scène. Mais bon une date en semaine à Bercy et un dimanche soir de festival, il faut bien constater que ce n’est pas la même chose. Sur scène en tout cas, ça n’a pas changé : Dave est toujours une pile électrique, il court partout, fait crier les gens et balance des vannes sans cesse à Taylor Hawkins. Ils nous montrent d’ailleurs ce soir une très (trop ?) belle complicité, surtout dans la vidéo qui précédera le rappel… mais nous laisserons ce point à leur intimité !

Côté musique, c’est toujours excellent évidemment, les chansons sont hyper énergiques et travaillées dans des versions spéciales pour le live. On n’a pas l’impression de voir un groupe nous rejouer leur album à la note près, et ça c’est vraiment très bon. Ils nous offriront en plus de leurs chansons habituelles quelques reprises comme Under Pressure de Queen ou Under My Wheels de Alice Cooper, ainsi que des “bouts” de reprises pendant la présentation de chaque membre : Blitzkrieg Bop, Another One Bites The Dust, mais surtout une version étonnante d’Imagine, de John Lennon, chantée avec les paroles de Jump de Van Halen… oui il faut s’attendre à tout avec ces mecs-là. J’oublie surement des trucs tellement il s’est passé de choses pendant ce concert unique. Ce qui est sûr c’est que Dave Grohl et ses copains ont enflammé et émerveillé le Download. Merci les Foo, revenez vite en France, vous nous manquez déjà !

Auteur : Sylvain Ginestet
Photos : David Torres