The Darkness @ Théâtre Corona (Montréal)
Une énorme dose de rock attendait les fans de Montréal alors que le groupe britannique The Darkness s’emparait du Théâtre Corona mardi soir! Cela faisait presque cinq ans que les créateurs du classique I Believe In A Thing Called Love ne nous avaient pas rendu visite et plusieurs étaient impatients d’entendre l’excellent Pinewood Smile en live! Diarrhea Planet, un groupe rock de Nashville ouvrait le bal pour une soirée riche en riffs et en spandex!
Diarrhea Planet : Over the top…mais pas dans le bon sens
Comme la grande majorité des gens présents, je n’avais jamais entendu parler du groupe Diarrhea Planet avant ce soir et avec un nom comme le leur je m’attendais à quelque chose d’humoristique, de pas trop sérieux. Ils oeuvrent dans un rock très standard mais ce qui frappe le plus, c’est de voir qu’ils sont…quatres guitaristes sur scène! Avec autant de musiciens sur scène je m’attendais à une sonorité recherchée car on s’entend qu’avec tout ça, les possibilités sont presques infinies! Malheureusement et malgré toute l’énergie déployé, leur musique tombe vraiment à plat avec des chansons où le power chord est roi et maître et j’oserais même dire que deux guitares auraient été amplement suffisantes. Toutes les chansons finissaient par se ressembler et on aura plus dit un groupe d’amis qui pratiquaient ensemble, ce qui est assez moyen Diarrhea Planet m’aura laissé totalement de glace et même déçu par ce gaspillage de potentiel.
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The Darkness : Le rock ‘n’ roll à l’état pur!
The Darkness a la réputation de rocker comme personne et ils allaient nous le prouver en ce mardi soir alors que le parterre du Théâtre Corona était très bien rempli! C’est après une intro épique que le groupe est monté sur scène et qu’on a pu voir l’excentricité de l’habillement du chanteur Justin Hawkins (tout en léopard). Open Fire a ouvert les hostilités et, dès le départ, le son et l’éclairage étaient excellents, ce qui est vraiment nécessaire pour apprécier un spectacle comme celui-là. On peut aussi dire que les vieux fans ont été très gâtés : la majorité des chansons provenaient de leur premier album Permission To Land. On s’est donc fait envoyé des classiques comme Get Your Hands Of My Woman, Black Shuck et Love Is Only A Feeling. Les pièces de leur dernier album Pinewood Smile rentraient aussi solidement au poste surtout Buccaneers Of Hispaniola et All The Pretty Girls!
Comme frontman, Justin Hawkins est excellent et avait le public dans sa poche dès le début du spectacle. Pendant tout le temps de leur set, il essayait tant bien que mal de s’adresser à la foule en français et ça a donné des moments assez cocasses! Peu de chanteur prennent le temps de déconner avec le public, ce qui est assez dommage. Un autre qui volait la vedette était sans aucun doute le bassiste Frankie Poullain avec son costume tout droit sorti des années 70 et on peut dire que ça lui va comme un gant (moustache incluse). Durant le rappel, ils ont finalement joué la pièce que tout le monde attendait avec impatience : I Believe In A Thing Called Love! Le parterre s’est alors agité comme jamais et les gens présents s’en sont donné à coeur joie! Ils nous ont finalement laissé avec Love On The Rocks With No Ice, une autre très bonne chanson tirée de leur premier album!
The Darkness ont donné un excellent spectacle et nous ont montré ce qu’est la véritable essence du rock ‘n’ roll : une musique percutante et suintante pour faire le party sans lendemain!
Setlist : Open Fire, Love Is Only A Feeling, Southern Trains, Black Shuck, One Way Ticket, Givin’ Up, All The Pretty Girls, Barbarian, Buccaneers Of Hispaniola, Friday Night, Every Inch Of You, Solid Gold, Stuck In A Rut, Get Your Hands Off My Woman, Growing On Me, Japanese Prisoner Of Love, I Believe In A Thing Called Love, Love On The Rocks With No Ice
Auteur : Maxime Pagé
Photographe : Paul Blondé