Un spectacle vraiment spécial attendait les fans du groupe Nightwish en ce mardi soir au M Telus. Dans le cadre de leur tournée vingtième anniversaire Decades, le groupe était l’unique acte du spectacle et a interprété des chansons provenant de tous les albums. C’était une chance unique d’entendre de vieux succès longtemps disparus des setlists du groupe et aussi une bonne occasion de voir comment Floor Jansen allait se les approprier!

Nightwish : The greatest show on Earth?

Nightwish a été le premier groupe métal que j’ai vu en spectacle et c’était en 2004. Par la suite je les ai vu à plusieurs reprises et j’ai été témoin de tous les changements de personnel au cours des années. Il est donc clair que lorsque le groupe annonce un spectacle soulignant ses vingt ans, n’importe quel fan se garrocherait tête première pour acheter son billet! C’est donc vers 20:45 devant une salle très pleine que Troy Donockley s’est présenté sur scène après une LONGUE intro avec un petit extrait de Swanheart. Un immense écran meublait de derrière de la scène où chaque projection était spécialement reliée à la chanson interprétée et je dois dire que c’était vraiment bien fait et très beau!

C’est alors que tout explose avec End Of All Hope…ou plutôt tout essayait d’exploser. Parce qu’on va se le dire, quelque chose clochait dès le début du spectacle : le son n’était clairement pas assez fort. Ce qui aurait dû puncher comme une tonne de briques était presque fade! (et oui si pendant les chansons je peux entendre la conversation des gens autour, c’est que c’est pas assez fort). Ça a été le même problème avec la chanson suivante, Wish I Had Angel, qui est sûrement une des chansons les plus percutantes du groupe. Ce n’est qu’à partir de 10th Man Down que ça a vraiment commencé à avoir de l’allure, ce qui est un peu triste. J’ai aussi eu l’impression que la foule s’en rendait compte si je me fis au total manque de mouvements au parterre.

Qu’à cela ne tienne, les musiciens avaient l’air contents d’être là bien que les interractions entre eux étaient très limités. L’interprétation des vieux titres par Floor Jansen était quasi-impeccable et ses duo avec le bassiste Marco Hietala apportaient vraiment quelque chose d’intéressant comme pendant Come Cover Me ou Devil & The Deep Dark Ocean. Mais les meilleurs moments sont sans aucun doute l’interprétation de Deep Silent Complete, I Want My Tears Back, The Kinslayer et, bien sûr, Nemo où toute la foule chantait en choeur. Pour le vieux fan que je suis, c’était vraiment cool d’entendre des chansons du tout premier album comme Elvenpath et même The Carpenter, que je n’aurais jamais imaginés entendre live!

C’est avec deux gros morceaux, The Greatest Show On Earth et Ghost Love Score, que le groupe a terminé le spectacle. La première était probablement la plus intense niveau musical et visuel de toute la soirée et c’était tout simplement grandiose…mais pour Ghost Love Score, c’était quelque peu décevant. J’ai déjà entendu cette chanson dans le passé avec Floor Jansen au vocal et c’était excellent, mais durant la finale, sa voix n’était pas tout à fait au rendez-vous, ce qui est extrêmement dommage.

Je me retrouve avec un constat assez mitigé sur cette performance de Nightwish. J’ai mentionné brièvement l’aspect visuel du spectacle avec le gigantesque écran, mais avec un certain recul et surtout en pensant au prix très élevé du billet, je me rends compte qu’il ne passait vraiment pas grand chose sur scène niveau artifices de scène ou même d’éclairage. Si je compare à Sabaton que j’ai vu quelques semaines auparavant, on avait sensiblement même genre de set up, avec trois groupes pour la moitié du prix. Je sais fort bien que la renommé de Nightwish y est pour beaucoup mais j’ai un peu l’impression que le spectacle ne valait tout simplement pas le prix du billet.

Setlist : Swanheart (Intro), End Of All Hope, Wish I Had An Angel, 10th Man Down, Come Cover Me, Gethsemane, Élan, Sacrament Of Wilderness, Deep Silent Complete, Dead Boy’s Poem, Elvenpath, I Want My Tears Back, The Carpenter, The Kinslayer, Devil & The Deep Dark Ocean, Nemo, Slaying The Dreamer, The Greatest Show On Earth, Ghost Love Score

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Courtois