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L’Electro Alternativ revient pour une 14ème édition @ Toulouse

Dès la fin du mois, tout Toulouse va s’enflammer durant un mois aux rythmes des musiques électroniques et digitales grâce à la nouvelle édition du festival Electro Alternativ. Bouillonnante, la programmation a été dévoilée et on vous la présente sur Thorium Mag.

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Une affiche variée et pour tous

 

[learn_more caption=”Au Bikini”]

Vendredi 24 Août // 23h00-05h30

 

En coproduction avec le Bikini

Depuis trois ans, le pre-opening du festival incarne l’occasion parfaite d’inviter des artistes Techno incontournables. Après Jeff Mills en 2015, Octave One et Electric Rescue l’année dernière, nous avons cette année l’honneur d’inviter Rodhad et Monoloc pour une Dystopian night qui restera gravée dans les mémoires !

 

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Samedi 25 Août // 23h00-05h30

 

Cette année nous n’avons pas un mais deux pre-opening ! Pour ce deuxième pre-opening avec les Productions du Possible place à la drum&bass ! Avec les incontournables Dirtyphonics et les russes de Teddy Killerz la scène du Bikini va s’enflammer !

 

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Vendredi 07 Septembre // 19h00-23h00

 

Let’s go pour 3 semaines d’Electro Alternativ ! On commence les hostilités au Bikini avec un opening gratuit ou se succéderont Lecomte de Brégeot et Temper sur la terrasse avec un interlude performance mené par Alex Augier avec son show “nybble” dans la salle. Puis pénétrez intégralement dans l’ambiance du festival avec un after toujours au Bikini en mode electronica / techno : Electro Alternativ #14 w/ Bjarki, Chloé, Irène Drésel

 

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Vendredi 07 Septembre // 23h55-05h30

 

Pour cette soirée d’ouverture l’Electro Alternativ laisse place à l’electronica, douce et brutale elle sera représentée avec ferveur par trois virtuoses du genre : Bjarki, Chloé et Irène Drésel.

 

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Jeudi 13 Septembre // 23h00-05h30

La tournée du label de Boris Brejcha “FCKNG SERIOUS”, intègre le festival !

 

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Vendredi 14 Septembre // 23h00-05h30

 

Electro Alternativ donne carte blanche au collectif Bon Entendeur !

 

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Samedi 15 Septembre // 23h00-05h30

 

Un plateau exceptionnel qui ne s’est jamais produit à Toulouse, composé de Regis, Tijana T et SHXCXCHCXSH. Tout ça pour une soirée techno industrielle qui va faire trembler le Bikini !

 

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Dimanche 16 Septembre // 15h00-20h00

 

Pool Party avec carte blanche pour Kartell

 

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Vendredi 21 Septembre // 23h00-05h30

 

L’incontournable soirée dubstep au Bikini de l’Electro Alternativ a le grand honneur cette année de recevoir Rusko et AFK en b2b avec Svdden Death pour une nuit pleine de drops sans concession !

 

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Samedi 22 Septembre // 23h00-05h30

 

From Detroit to Toulouse ! Berceau de la techno, cette ville ne compte plus les légendes de la techno qui en sont originaires. Pour lui déclarer son amour, le légendaire Carl Craig a lancé le projet Detroit Love présenté dans les clubs du monde entier. C’est donc cette fois-ci au tour du Bikini de recevoir Carl Craig lui-même, Kevin Saunderson et Kyle Hall !

 

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[learn_more caption=”Dans Toulouse”]  

Samedi 08 Septembre // 20h00-00h00 // Le Metronum

 

En coproduction avec Noiser

Une soirée sous le signe de la darkwave, le Metronum va se remplir de noirceur pour laisser place à l’expression de la musique la plus pure et brutale. Les connaisseurs le savent et pour ceux qui ne connaissent pas encore Perturbator c’est une occasion unique de découvrir son univers.

 

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• Mardi 11 Septembre // 20h30-22h00

Raving Iran” à l’ABC

 

Mercredi 12 Septembre // 14h00-16h00 ET Jeudi 13 Septembre // 19h00-20h30

Aurora, Omicron Persei 8” au CCB

 

Vendredi 14 Septembre // 20h30-22h30

Chambre 5 – Anatomie du néant” à la Grainerie

 

Mardi 18 Septembre // 20h30-22h00

L’Écoute virtuose” à l’ABC

 

Mercredi 19 Septembre // 10h00-18h00 ET Jeudi 20 Septembre // 10h00-18h00

Workshop au CCB

Jeudi 13 Septembre // 20h00-23h00 // Le Rex

La musique électronique fait ses gammes avec la musique classique, à la manière de pontes tels que Nils Frahm, Jon Hopkins ou Olafur Arnalds, Laake se saisit du piano et provoque un trance musicale à coup de beats. De leur côté le duo de Saåad propulsera de la drone envoûtante et entêtante !

 

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Vendredi 14 Septembre // 22h00-05h30 // Le Phare

 

Cette année, le festival réinvestit le Phare pour une soirée dédiée à la trance, scénographie et système son seront mis en place pour l’occasion ! C’est avec une immense joie que nous accueillerons Hilight Tribe pour un live inoubliable ! Mais aussi Mandragora, La P’tite Fumée, Styker, Kalki, tous les amateurs seront ravis, de la natural trance à la psytrance en passant par la trance progressive !

 

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Samedi 15 Septembre // 18h30-23h00 // Les Abattoirs

 

Comme chaque année LE rendez-vous immanquable de l’Electro Alternativ aura lieu sur le parvis des Abattoirs, lieu emblématique de Toulouse qui se transforme pour l’occasion en dancefloor géant. Se succéderont aux platines Sam Paganini, Paul Ritch et La Fleur !

 

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Jeudi 20 Septembre // 20h00-00h00 // Le Metronum

 

La darkwave et la Synthwave font partie des genres les plus expérimentaux de la musique électronique, prenant leurs racines dans le punk, cette musique industrielle noire remue toutes vos émotions. Avec Primary, l’electro alternativ invite un des maître du genre en ce moment The Soft Moon et les Toulousains de Blind Delon !

 

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Dimanche 23 Septembre // 16h00-00h43 // Les Jardins de L’Olympe

 

Depuis 14 ans, nous nous efforçons de faire vibrer Toulouse au rythme des musiques électroniques, et pour clôturer ces 3 semaines de festival nous investissons un nouveau lieu : Les Jardins de l’Olympe. Pour l’occasion la crème de la crème des DJ toulousains se succèderont avec une déco réalisée par Candyhouse !

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Zoom sur …

Deuxième pré-opening, avec les Productions du Possible
Le Samedi 25 Août au Bikini, de 23h à 5h
Billetterie ici

Soirée placée sous le thème de la Drum’n’Bass, elle mettra d’entrée la barre très haute avec 4 noms prometteurs. La partie locale sera assurée en premier lieu par Etienne Bacqué, alias Midn8Runner. Le jeune toulousain aura l’honneur de faire entendre ses Obnoxious ou Earthbound dans un Bikini qui sera certainement survolté. Puis viendra l’heure de The Clamps, autre toulousain proposant une drum’n’bass évoluée et moderne. Entre plusieurs projets musicaux et vestimentaires, il pourra promouvoir “Odyssey”, son album sorti en 2018.

Sera aussi présent le trio russe le plus connu de la scène dubstep et hardtek, Teddy Killerz. On passera donc au niveau au dessus avec un groupe ayant notamment tourné avec Skrillex ou encore Modestep. Connus pour ne pas faire dans la dentelle, ils apporteront la touche de folie russe si souvent vérifiée sur la scène techno.

Enfin, il est l’un des groupes français de référence à l’heure actuelle : les parisiens de Dirtyphonics. Leur show incontournable promet de mettre une claque à tout le public, à grand renfort de bass music !

 

https://www.youtube.com/watch?v=ggaxXT-IOGU

 

 


Plus d’infos

 

Du 24 août au 23 Septembre
Plus d’informations sur le site web, le Facebook, le Twitter ou le compte Instagram.
Billetterie disponible ici

 

 

David Vacher

Crystal Lake + Landmvrks + Ice Cold Shot @Connexion Live (Toulouse)

9 juillet 2018. Lundi soir, 19h30 et une file d’attente est formée devant le Connexion Live. Ce soir ce n’est pas pour le foot que l’on s’attroupe mais bien pour du gros son. Deadly Rhythm, qui organise sa dernière date de l’été, en accord avec Alternative Live, nous  offre les japonais de Crystal Lake sur un plateau. Avant cela, on retrouve les toulousains d’Ice Cold Shot et les marseillais de Landmvrks pour se mettre en bouche. Pour l’instant il faut surtout compter sur un bon vieux retard. Les japonais sont arrivés un tantinet à la bourre – problèmes sur la route – et tout le planning en est chamboulé. Pas de quoi paniquer, le bar est ouvert, il fait chaud, alors autant en profiter pour échauffer sa gorge et son foie.

Les portes finissent par s’ouvrir et le set des toulousains n’est pas long à commencer. J’avais déjà pu voir les garçons à l’action lors de la dernière édition du Louder Fest où j’avais été agréablement surprise par leur prestation. Ce soir au Connexion Live les circonstances sont un peu différentes mais le groupe commence très fort et le public est assez réceptif. Le set va vite, les musiciens enchaînent de manière fluide et ne perdent pas trop de temps avec le blabla. Tout cela va peut être trop vite d’ailleurs, j’ai l’impression qu’au fil des morceaux le dynamisme des membres sur scène diminue et la qualité du son suit le même chemin. Cela ne semble pas déranger les quelques – déjà- fans présents dans la salle qui se chamaillent gentiment dans le pit au son des riffs énergiques d’ICS. Une bonne mise en jambe pour commencer la soirée, et surtout, un choix de programmation qui a le mérite d’être dans le même style musical que la tête d’affiche, ce qui n’est pas toujours évident. Pour les curieux qui veulent en découvrir un peu plus, le groupe vient de sortir son premier album Weakness écoutable ici.

Presque sans transition, on passe à Landmvrks ! Ce n’est pas la première fois que les marseillais passent à Toulouse mais j’ai personnellement toujours trouvé le moyen de les rater. L’heure de la séance de rattrapage est enfin arrivée. Les premières notes résonnent dans la salle et je suis déjà agréablement surprise par la qualité du son. C’est propre ! Et vous et moi qui connaissons le Connexion Live savons que c’est assez rare pour être souligné. Les cinq garçons viennent de monter sur scène et c’est déjà la kermesse devant la scène, je n’étais manifestement pas la seule à attendre leur venue. La salle n’est pas pleine à craquer ce soir, mais ceux qui ont répondu à l’appel sont au taquet. Les morceaux choisis pour ce soir sont tirés de l’album Hollow, sorti en 2016, ce qui permet aux « trves » d’entonner les paroles de chaque refrain sans trop de problème. Le set est bien équilibré, les gros moments de bagarre sont contre balancés avec des morceaux plus calmes, notamment Winter que toute la salle reprend en chœur. Les morceaux s’enchaînent et les garçons ne faiblissent pas, on arrive à la fin de la performance. Les marseillais décident de nous quitter sur Fantasy suivi de World Of Pain. Dernière grosse explosion de violence avant de dire au revoir aux amis du sud. La salle est moite, le metalleux dégoulinant et le musicien suintant. Il est temps d’aller prendre l’air, se remettre les idées en place et se préparer au typhon Crystal Lake qui se rapproche dangereusement.

CL c’est un groupe qui nous vient de l’autre bout du monde –Tôkyô pour être précise – où ils remplissent facilement des salles immenses – je le sais, j’y étais – mais qui n’a commencé à tourner en Europe que récemment. C’est donc tout naturellement leur premier passage à Toulouse est une sorte de petit miracle pour les fans. L’excitation se fait ressentir dans la salle. Pour vous donner un ordre d’idée, on est sur ce genre de concerts où le public se chauffe sur les balances. Les musiciens sont en place et moi je me faufile devant la scène car je sens que le pit va entrer en état de guerre dans peu de temps et moi je tiens à mon nez. J’avais vu juste, l’intro de Prometheus se fait entendre – coupant au passage Don’t Stop Believing de Journey, le Connexion Live sait toujours bien vous mettre dans l’ambiance entre 2 sets – Ryo Kinoshita arrive, le public explose. Sur scène comme dans le pit c’est un beau bordel qui se joue. Sur scène d’abord, malgré l’espace réduit ça saute de partout et ça headbang dans tous les sens, Shinya à la guitare et Mitsuru à la basse sont juste devant moi et ils sont déjà trempés de sueur. Le chanteur du groupe a décidé de se rapprocher au maximum du public et hurle dans son micro presque en équilibre sur le bord de la scène. Gros regret cependant, et cela continuera tout le set, de ma position, tout devant, on ne l’entend presque pas. Dans le public ensuite, autour de moi ça bouge la tête à se casser la nuque, derrière moi, ça pousse tellement que j’évite de me retourner trop souvent, mais il me semble bien qu’il faille éviter les coups de poing. Les morceaux s’enchainent Matrix, Mercury, SIX FEET UNDER … Les japonais n’ont choisi que du lourd ce soir pour le plus grand plaisir du public. Les esprits s’échauffent, on voit les premiers slams de la soirée, ils ne sont pas trop nombreux aujourd’hui – et c’est tant mieux ! Certains prennent la confiance et montent chanter sur scène en volant le micro du bassiste, ça à l’air d’amuser les musiciens donc pourquoi pas. Petite dédicace à notre cher Tom qui a trouvé le moyen de littéralement s’écrouler sur moi après sa petite incursion sur Apollo, j’ai encore les marques. Mon point d’orgue personnel de la soirée reste la reprise Rollin’ de Limp Bizkit, c’est la troisième fois que je vois CL et ils ne l’avaient jamais joué en live jusqu’à présent … Ne me jugez pas, tout le monde aime ce morceau. Le Connexion Live dans son intégralité est en eau mais le groupe nous demande de puiser dans nos dernières réserves : Apollo, ALPHA et OMEGA c’est tout un programme. Le set est passé en un éclair, mais il est déjà temps de dire au revoir aux garçons, ceux-ci ont clairement tout donné et nous quittent à grand coup de « Toulouse we love you, ai shitteru Turuzu ». À peine quelques minutes plus tard, alors que la salle se vide Ryo est déjà derrière la table de merch entrain de servir les acheteurs … L’énergie de ce garçon m’impressionne. Ils méritent tous un bon お疲れ様でした。

Cette soirée se voulait, dès le moment de son annonce, prometteuse, et elle n’a pas manqué de nous régaler. Je suis extrêmement heureuse que le public toulousain ait su accueillir les groupes comme il se doit. Merci encore à l’organisation, à la salle et aux artistes d’avoir rendu cela possible.

Auteure : Anaëlle Martin

Rio Loco 2018 – J2 @ La Prairie des Filtres (Toulouse)

Vendredi 15 Juin – Deuxième journée au Rio Loco qui s’annonce très prometteuse au vu des belles surprises de la veille. Nous avons déjà eu notre premier coup de cœur avec Meute, et l’on espère en avoir de nouveaux dès aujourd’hui. Mêmes conditions météorologiques très instable mais nouveaux groupes donc : on vous dit tout sur Thorium !


Arat Kilo avec Mamani Keita & Mike Ladd

 

Comme la veille (et le lendemain), le début des concerts est donné à 18h30 sur la scène secondaire. Au programme : Arat Kilo avec Mamani Keita & Mike Ladd. Arat Kilo est un groupement d’artistes de Paris proposant, autour d’une composition mêlant cuivres, guitare, basse et batterie, un éthio-jazz assez singulier. Mais ce qui nous a frappé à notre arrivée, c’est surtout la prestance des deux “invités” qui, en réalité, ont l’habitude de tourner avec le groupe français. En premier lieu, Mamani Keita a fait parler sa technique vocale pour apporter, il nous semble, beaucoup de relief sur des morceaux comme Dia Barani ou Angafali. Un véritable enthousiasme sur scène est venu  peaufiner sa prestation remarquable. Mais la chanteuse malienne était accompagnée, dans un choc des cultures, avec le crooner Mike Ladd. Une voix très légèrement éraillée, un effet de saturation et un spoken word/show à l’américaine ont apporté quelque chose d’unique (et, il faut le dire, d’inattendu) pour un spectacle finalement assez complet, de même que la complicité des deux chanteurs et les soli de cuivres. Comme hier, on est rentré dans cette deuxième journée par le meilleur des moyens possibles.


Bachar Mar-Khalifé

 

Deuxième groupe et déjà notre coup de cœur du jour qui répondra donc au nom de Bachar Mar-Khalifé. Coup de cœur musical déjà, avec ce quatuor parfaitement équilibré entre poésie (notamment du piano) et puissance qui nous a prit aux tripes. Mais coup de cœur artistique aussi pour le batteur, Dogan Poyraz ! Rares sont les artistes qui vivent leur musiques à ce point, mais lui possédait en plus une technique incroyable. Cela a du vous arriver de voir des musiciens captivants au point de pouvoir fixer leurs gestes durant plusieurs minutes : Dogan en fait partie. En contrepoint de la douceur du piano, il apportera une puissance remarquable, accompagnée parfois par la voix de Bachar. Le groupe franco-libanais n’a visiblement pas fait que des émules dans le public, mais ont tout de même reçu un bel hommage de ce-dernier. Au delà de l’écouter sur Internet, c’est un de ces groupes à voir en live car leur prestance et la qualité sonore ajoute un intérêt énorme à leur production ; et nous sommes bien contents de les avoir découvert ici.


Ebo Taylor

 

Quelle énergie et quelle prestance encore une fois. Un des piliers de l’afrobeat, le guitariste ghanéen Ebo Taylor, a fait parler son talent pour le premier concert de la grande scène ce soir. Entouré de ses 7 musiciens, il proposera ce soir un show au style complexe, mêlant groove, jazz et autre funk. Malgré ses 82 ans, l’énergie et le feeling sont toujours là, et feront danser tous les locos du public.


Delgrès

 

On retraverse une énième fois cette Prairie des Filtres (qui ce weekend nous paraît infinie) pour aller découvrir sur scène le blues bien ficelé de Delgrès. En hommage à Louis Delgrès (résistant contre le retour de l’esclavage sous Napoléon), on découvre des paroles engagées, mêlant conviction et soif de liberté dans un langage parfois français, parfois créole. Evidemment, la prestance et la hargne de Pascal Danaë (chanteur et guitariste du groupe) ajoutera une dimension supplémentaire à ces textes, de même que le soubassophone y apportera du relief. Le mélange culturel entre le créole et ce blues héritier de la Nouvelle-Orléans fait de Delgrès un groupe tout à la fois parfaitement adapté à l’âme de Rio Loco tout en lui donnant un côté singulier : une bonne découverte en somme.


Kokoko !

 

Groupe phare de cette deuxième soirée, Kokoko! est un alien musical. Sans se risquer sur un quelconque genre tant leur musique dépasse les frontières, la surprise principale reste que leurs instruments sont tous issus de système D et de recyclage ; entre boîtes en plastique et conserves. Le descriptif de Rio Loco nous en apprend plus : “L’idée ? Pouvoir continuer à jouer leur musique de club pendant les coupures de courant, fréquentes sur l’avenue Kato, leur fief au cœur du ghetto de la capitale congolaise.” Mais au delà de cette singularité, la musique en elle-même est assez originale. Indescriptible et alternative, elle n’a pas réussi à nous emballer; mais le groupe tout vêtu de combi jaune n’en reste pas moins fascinant, tant dans leur façon d’être que dans les instruments utilisés. Une curieuse découverte donc, qui sans nous avoir transcendé musicalement a aiguisé notre curiosité.


Altin Gün

 

Parallèlement et pour finir, on se rue vers la scène secondaire pour découvrir le groupe turco-hollandais Altin Gün. Un drôle de mélange qui fera de leur musique une singularité très intéressante. On retrouve quelques intonations de rock mais aussi de chansons traditionnelles turques, portées notamment par le saz (instrument s’assimilant à un luth et tirant ses origines de l’Anatolie et de ses régions voisines) d’Erdinc Yildiz Ecevit. Accompagné d’un piano aux sonorités orientales, leur live est musicalement très riche et on se laisse prendre quelques temps au voyage. Sur scène, sans grands mouvements, on y découvre tout de même un bel enthousiasme qui facilite le partage d’une culture malheureusement trop méconnue. Si jamais, leur tout nouvel album On (sorti le 30 Mars dernier) pourra vous faire découvrir plus en avant ce groupe qui mérite selon nous une écoute attentive.

 

Une deuxième journée fidèle à la première donc. Des coups de cœur, des curiosités et un temps capricieux mais finalement assez clément en ont fait une soirée typique de ce festival si particulier. Vivement demain qui s’annonce comme LA grosse soirée de cette édition 2018.

 

Photos et rédaction : David Vacher

Le Weekend des Curiosités 2018 (Jour 2) @ Le Bikini (Toulouse)

Samedi 02 Juin – Deuxième et dernier jour déjà de ce Weekend des Curiosités édition 2018, avec en ligne de mire les tant attendus Caballero & Jeanjass, mais aussi comme nous avons le voir de belles découvertes !

On commence gentiment, dès 19h avec Ramo. L’ancien guitariste du Yalta Club a proposé une pop dansante et rafraîchissante ; de quoi bien débuter ce deuxième jour malgré le peu de monde présent pour l’instant.

 

Petit coup de cœur pour ce groupe ! The Horner a envoyé une véritable boule d’énergie sur le festival avec leur rock 70’s crooner et leur enthousiasme scénique !

 

Là encore c’est un set assez frais que nous propose Crayon, DJ parisien rejoint depuis par deux autres membres instrumentaux. Malgré la jeunesse de la formation, on peut croire en la future réussite de ce groupe qui vient de sortir un EP en début d’année sous le nom de “Post Blue

 

On connaissait déjà les locaux de Do You want some ? ; et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ne perdent rien avec le temps. Ils ont envoyé un set de 45min durant lesquelles ont a pas vu le temps passé. Ils confirment la très bonne programmation de cette scène secondaire qui, en ce Samedi, nous paraît de plus en plus intéressante.

 

Encore et toujours de la fraîcheur sur la scène principale avec Haute. Menée par la belle voix d’Anna Majidson, ils ont proposé un pop/r’n’b aux influences très américaines à l’image de leur titre phare : Shut me Down.

 

Après les deux premières prestations très rock, on redescend un peu sur la scène secondaire avec le batteur de Tame Impala, Julien Barbagallo qui était là ce soir avec son groupe (qui porte son nom). Les batteurs-chanteurs sont toujours intéressants à voir et, une fois n’est pas coutume, on trouvera beaucoup de qualité dans ce concert d’un des dignes héritiers de la chanson française.

 

Sopico est en train de se faire une place de choix dans le rapgame français, et il nous tardait de le voir en live. Malgré quelques petites bafouilles, il est extrêmement généreux et se donne à fond pour le plus grand bonheur du public qui, pour le coup, était déchaîné !

 

Pale Grey est unique en son genre, et il serait difficile d’en définir le style précis. Puis à quoi bon ? Tout ce dont nous sommes surs, c’est que nous avons adoré leur projet qui vient clore une scène Curiosités qui aura bien porté son nom jusqu’au bout.

 

Têtes d’affiche du festival, Caballero & Jeanjass étaient fidèles à eux-mêmes : décontractés, complémentaires et surtout en feu. L’ambiance que l’on connaît sur ce genre d’artistes étaient bien au rendez-vous avec un beau turn up général.

 

La soire se finira avec Bleu Toucan et Idem Navi, gagnant du tremplin ; avant de s’en suivre avec la traditionnelle programmation électro. De notre côté nous rentrons assez crevé, ayant en tête une excellente scène secondaire cette année et un choix artistique qui rappelle l’âme de ce festival, bercé entre découvertes et nouveaux talents.

 

Photos et rédaction : David Vacher

Rio Loco 2018 – Jour 1 @ La Prairie des Filtres (Toulouse)

Jeudi 14 Juin – Y’a de la Rumba dans l’air ! Rio Loco 2018 a des airs de fête cette année avec un hommage aux musiques insulaires. Entre danses, rythmes endiablés et percus démoniaques ; la programmation nous a permis de découvrir un tas de styles tout en sachant garder son fil rouge le long des 4 jours. Le Rio fidèle à lui-même.

18h30 – On découvre un site en partie inondé à cause les fortes pluies des jours passés et les nuages nous accueillent : on est loin des conditions idéales pour un festival chaleureux comme celui-ci. Heureusement, les prestations des 6 groupes vont réchauffer le public toulousain. Et quoi de mieux pour commencer qu’un groupe de rumba véritable, authentique et présent sur la scène congolaise depuis plus de 70 ans : Bakolo Music International. Tout ce que nous pouvions attendre de ce Rio Loco en un groupe : la chaleur d’une tradition, la prestance scénique et une atmosphère de quiétude qui envahit assez rapidement le public. Au son des percus et des cuivres, on devine cette richesse culturelle qui fait aussi le charme des musiques insulaires.

Quelle aisance et quel naturel aux percussions ! The Pedrito Martinez Group vient présenter un autre genre de rumba, plus dynamique et basée presque exclusivement sur les percussions. Avec des sonorités un peu jazzy (notamment dues au claviériste de talent Isaac Delgado), le quatuor fait jouer des hanches les amateurs et apporte la preuve, indéniable, que le Grammy Award pour lequel ils ont été nommés en 2014 n’est pas un hasard. Décidément, ce début de festival tient toutes ses promesses.

Déjà 21h15 et premier concert sur la grande scène “du Pont-Neuf”. On laisse la rumba de côté (provisoirement bien sûr) pour rejoindre la Jamaïque et sa musique emblématique : le reggae. Et pas avec n’importe qui puisque, en l’occurrence, Johnny Osbourne est l’un des emblèmes de la musique de ce pays. L’ayant traversé assez largement, il en est maintenant l’un des représentants. On ne peut que se réjouir de le voir sur scène accompagné du bassiste Lloyd Parks (techniquement excellent ce soir !) et du We the people Band. Evidemment, le mélange ne peut être qu’enthousiasmant et les good vibes envahissent la grande scène.

Seul concert de la scène “Garonne”, Moh! Kouyaté a pour le moins un univers complexe. Bercé entre la musique “occidentale” et une riche culture guinéenne, sa musique a su profiter des deux parties pour créer un véritable univers autour de sa guitare. Entouré d’un trio Guitare/Basse/Batterie, ils offrent un set bercé d’une douceur qui marque une pause dans cette programmation très énergique.

Premier coup de cœur du festival, et pas des moindres ; nous avons trouvé le ce groupe absolument parfait. On parle ici d’une fanfare, composée donc principalement de cuivres, qui reprend un paquet de classiques du monde éléctro. Meute nous vient d’Hambourg, mais ils ont déjà écumé les festivals ouest-européens et nous comprenons facilement pourquoi. Au travers de sons comme “The Man with the red face” (reprise de Laurent Garnier) ou You&Me (reprise de Flume), ils transcendent littéralement la Prairie des Filtres. Musicalement excellent, scéniquement très rigoureux, instrumentalement instable entre xylophone, tambour et poignées de cuivres, le mélange est tout bonnement incontournable. Ça fait longtemps qu’un coup de cœur de cette ampleur ne nous était pas arrivé, et nous partageons celui-ci avec un public véritablement envoûté. Retenez bien le nom de Meute car vous risquez de les recroiser très vite (avec pas mal de dates en France sur leur périple estival).

Baloji vient finir ce premier jour sur la scène secondaire du Village. Né en République Démocratique du Congo, il a longtemps vécu en Belgique avec son père et commence à apprendre le français. Depuis, le “sorcier” a choisi la voie/voix du hip-hop pour s’exprimer et il le fait très bien. Loin de lui le rap belge actuel comme celui que nous avons rencontré par exemple au Weekend des Curiosités ; celui que propose “MC Balo” est plus frais, plus ancré aussi dans l’origine congolaise de l’artiste. Un bon moyen de clore cette première belle journée, avec une programmation qui, comme toujours au Rio Loco, propose de belles découvertes et une culture parfois sous-représentée.

 

 

Photos et rédaction : David Vacher

Plini, Mestis, Arch Echo @Le Rex (Toulouse)

14 juin 2018. Deadly Rhythm et Alternative Live ouvrent les portes du Rex de Toulouse en cette belle soirée de juin pour accueillir la tournée européenne de Plini, guitariste émérite tout droit venu du pays des kangourous. Le prodige du rock progressif australien s’est accompagné des formations Mestis et Arch Echo pour nous offrir une soirée de qualité. En attendant, je suis devant la salle où une petite file d’attente de « true » s’est déjà formée à l’entrée.

La soirée démarre avec le quintet Arch Echo devant un public assez restreint, ce qui n’est pas très étonnant puisque les toulousains, ce ne sont pas les plus assidus en terme de première partie. La jeune formation, forte d’un EP éponyme sorti en 2017, propose un son qu’ils qualifient eux-mêmes de « progressive fusion ». Leurs compositions sont complexes et exécutées avec virtuosité sur scène … Et c’est peut être ça le problème. Je vois pendant ce set beaucoup de technique et un rythme assez soutenu mais je n’arrive pas à accrocher, le groupe manque encore un peu de profondeur. Il faut également compter durant ce set sur une batterie EXTRÊMEMENT présente. C’est simple, la plupart des solos de guitare sont couverts par le bruit incessant de coups de butoirs assénés sans ménagement à de pauvres fûts qui n’ont rien demandés à personne. La salle se remplit progressivement tandis que ce set d’ouverture touche à sa fin. Rien de transcendant donc, mais les garçons sont encore jeunes, ils ont le temps de gagner en maturité.

En parlant de maturité – attention transition vous étiez pas prêts – c’est le quotta « expérience » de l’affiche qui monte sur scène. Mestis, ou le projet de prog initié par Javier Reyes membre, entres autres, d’Animals as Leaders – et si à ce niveau vous n’avez jamais entendu parler d’AAL je ne peux plus rien pour vous. Le guitariste est accompagné sur scène de Joe Lester à la basse et Dave Timmick à la batterie. Le trio était attendu à Toulouse et même si la salle n’est pas comble, les fans ont répondu présent à l’appel pour venir voyager au son des compositions épurées des musiciens. Les morceaux interprétés sont pour la plupart tirés de Polysemy (Mt Pleasant, papillon, Uno mas more, Manifestacion) sorti en 2015, mais les musiciens nous donnent également un avant-goût de la prochaine production du groupe avec le titre Sedosa. Il n’est pas besoin de préciser que le tout est effectué d’une main de maître et que le son s’est rééquilibré au niveau des balances, le tout permettant à tout le public de voyager au son serein et assuré de la guitare de Javier. Le temps file pendant ce set et le fameux « we only have two songs left » tant redouté par les aficionados est prononcé, mais comme ces deux derniers morceaux sont Pura Vida et Media Noche on ne va pas trop en vouloir au groupe.

Après la performance pleine de générosité des gars de Mestis, il est temps de passer au main event ; Plini s’installe sur scène et les rangs se resserrent devant la scène. Le guitariste et sa clique démarrent en force avec Salt + Charcoal et l’ambiance est déjà électrique dans la salle. Chaque morceau ce soir se termine par une ovation de la part du publique. Le musicien, les yeux perdus dans le vague, réussit à créer une complicité avec la salle en renommant par exemple Heart par le nom d’un spectateur ou en bizutant son guitariste Jake. C’est toujours risqué pour des musiciens anglophones de tenter des blagues avec les français, le malaise peut très rapidement s’installer … Heureusement ce soir tout le monde est assez réactif pour créer de vrais moments de marrade. Le set monte en intensité avec Cascade, Away, Other things ou Moonflower. Il va sans dire que le tout est exécuté à la perfection, l’australien sachant s’entourer de zicos’ tout aussi talentueux que lui. Nous sommes assez chanceux ce soir pour avoir droit à un encore (« parce que on n’en fait jamais mais on est en France et c’est un mot français quand même »). Après nous avoir régalés pendant ce set d’un grande qualité, les garçons nous quittent sur Electric Sunrise.

Merci aux organisateurs, au Rex et aux groupes pour cette très belle soirée.

Auteure : Anaëlle Martin.

Azad Lab + Warmreboot @ Le Rex (Toulouse)

Azad Lab

Mercredi 23 Mai – Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas entendu parler d’Azad Lab (depuis le festival de Lautrec avec l’ancienne formation) et il nous tardait de les revoir : les revoici avec une nouvelle chanteuse, de nouveaux projets et une nouvelle date au Rex.

21h – Première partie assez originale qui se présente ce soir sous le nom de Warmreboot. Dès l’introduction, on reconnaît un univers vidéo-ludique qui va poursuivre par la suite avec, comme exemple, Zelda, Mario, Final Fantasy et un tee-shirt Pikachu. Les reprises jazzys passent plutôt bien et ont le mérite de pouvoir s’inspirer sans pour autant copier à l’identique, apportant un intérêt supplémentaire pour un public assez peu nombreux pour l’instant. Un trio guitare-clavier-batterie qui jouera 30 minutes en gardant en ligne de mire leur patte assez unique. C’est une bonne découverte en somme, à voir mûrir cependant pour développer par exemple un jeu de scène et gommer quelques imperfections .

Petit changement de plateau avant l’entrée d’Azad Lab. Cela marque leur retour live après un petit moment en résidence où ils préparaient une nouvelle scéno, un nouveau projet et une nouvelle compo : rien que ça ! Après quelques premiers titres, on reste mitigé entre le très bon et le décevant. Effectivement, on garde une originalité et une singularité artistique qui leur est propre, mais on regrette aussi (depuis notre dernière expérience) un manque d’énergie et un manque d’unicité dans la setlist. Une scénographie un peu moins présente et une chanteuse un peu timide rendent le live moins “show”, du moins jusqu’à l’arrivée des deux ex-rappeurs du groupe qui arriveront sur deux morceaux avec un réel plus en terme de pep’s. Ils repartiront pour laisser se finir le concert doucement, avec un public désormais nombreux et motivé. Ainsi, les rappels viendront avec une deuxième interprétation de Red Lights et de Morning sun après la présentation de l’équipe et quelques solos carrément maîtrisés et bien venus. Au final, on hésite encore : tout en ayant passé une excellente soirée dans un registre musical prometteur et plein de (bonnes) surprises, on ne s’empêche de penser à leur prestation d’il y a un an qui, en terme d’atmosphère et d’énergie scénique, nous semblait plus aboutie. À voir cela dit après cet été, puisque le groupe va enchaîner les dates ; cela permettra aux membres de “se roder” et de peaufiner un live qui reste tout de même enthousiasmant.

Photos : Antony Chardon

Rédaction : David Vacher

Réalisation expérimentale pour Jeff Mills et l’ONCT @ La Halle aux grains (Toulouse)

Vendredi 06 Avril – C’est l’un des grands événements sur Toulouse ce mois-ci : Jeff Mills revient auprès de l’Orchestre nationale du Capitole deux ans après sa première venue. L’occasion de donner une conférence (dont nous vous parlions ici) ainsi que trois représentations à la Halle aux grains avec un projet particulier : unir l’électro, la musique orchestrale et la thématique de l’Espace.

20h sonne dans une Halle aux Grains très remplie. Un peu de retard s’annonce, nous donnant l’occasion de parcourir le carnet distribué qui présente les différents protagonistes à qui l’on doit la réalisation. 5 hommes, 5 artistes d’univers initialement assez différents pour un projet commun : Lost in Space. Christophe Mangou à la direction, Sylvain Griotto aux arrangements, Yves Pépin à la scéno, Prabhu Edouard au tablā et Jeff Mills aux platines. Continuant de tourner les pages, on découvre quelques lignes sur l’essence du projet d’aujourd’hui, que l’américain qualifiera “d’excursion musicale exotique vers l’inconnu”. On y retrouve aussi l’idée de reconnaissance, “l’auditeur [devant perdre] son sens du placement et du point de référence au fur et à mesure que le voyage se déroule”. D’entrée donc, nous savions que le concert de ce soir serait une véritable expérience à part, unique aussi.

1/4 d’heure voire 20 minutes sont passés lorsque les lumières se tamisent. La partie cordes rentrent en scène suivie d’assez près par Jeff Mills et Prabhu Edouard. On va être honnête : nous avons été un peu décontenancés par ce qui nous a été présenté. Peut-être avions nous de mauvaises perspectives, la thématique de l’espace nous laissant imaginer avant le spectacle une atmosphère très ambiant à la Hans Zimmer. Il n’en sera rien. En vérité, nous ne saurions ici parler d’une atmosphère mais plutôt d’une succession de couches sensorielles dont la principale nous a semblé celle de l’inquiétude, du soupçon. On le sait, Jeff Mills est un fin producteur et connaisseur de musiques filmiques, et nous le ressentons très rapidement dès le début du show. Mais l’enchaînement nous laisse perplexe, comme si nous passions d’une planète à l’autre pour visiter l’inconnu. Le tablā, maîtrisé à la perfection par Prabhu Edouard, vient y donner des sonorités orientales ; les samples de Jeff Mills un côté made in Détroit. Tout cela semble décousu, rythmiquement assez étrange aussi et nous abandonnons vite l’analyse musicale pour se laisser bercer sur le flot. La scénographie aide beaucoup, jouant de lasers pour reconstituer d’abstraites constellations sur les murs et la voûte de la Halle. Si nous devions caractériser notre ressenti propre, disons qu’elle ressemblait à un yoyo, où tantôt nous entrions dedans pour de notre plus grand plaisir, tantôt nous restions perplexe devant l’originalité de la production. En tout cas, l’expérience – qu’elle soit musicale ou sensorielle – valait le détour avec une faculté d’immersion assez étonnante. Et si vous avez raté cela, soyez consolés : le concert est à revoir sur Arte Concert juste ici.

 

Photos : Patrice Nin
Rédaction : David Vacher

Toulouse : les 3 concerts éléctro immanquables du mois d’Avril ! @ Toulouse

Dimanche 04 Avril 2018 – Fakear @ Le Bikini (Complet)

Doit-on vraiment présenter Fakear ? L’un des piliers de la scène electronica/French touch 2.0 française s’offre un nouveau Bikini après son passage au Zénith l’année dernière. Pas beaucoup de nouveautés côté albums, mais il a annoncé il y a quelques temps une nouvelle scénographie : de quoi apprécier différemment les voyages musicaux qu’ils nous proposent depuis 2011. Entre Moyen-Orient, Asie et pays indiens, la seule chose de sûre est que le Bikini n’aura jamais été aussi loin de Toulouse !

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Jeu.Ven.Sam 05-06-07 Avril 2018 – Jeff Mills + L’Orchestre nationale du Capitole de Toulouse @ Halle aux Grains

Décidément, Jeff Mills aussi apprécie particulièrement la ville rose. Voilà un peu plus d’un an que le compositeur atypique était venu présenter un nouveau projet avec l’Orchestre Nationale du Capitole de Toulouse ; le revoici dans les mêmes conditions. Les mêmes ? Pas tout à fait. La thématique cette année sera (est-ce une surprise ?) l’atmosphère spatiale : de quoi inspirer nous l’espérons l’artiste et donner son nom à l’événement : Lost in Space.  En collaboration avec le chef d’orchestre Christophe Mangou, il essayera de donner des ailes durant trois soirs au public de la Halle aux Grains. À noter aussi la conférence d’introduction Mercredi 04 Avril à 19h30 au même endroit. Enfin, le projet ira plus loin puisque le compositeur enregistrera son prochain album ici-même, toujours en compagnie de l’ONCT à l’Automne prochain chez Axis Records.

Page des concertsPage de la conférence

Vendredi 13 Avril 2018 – Feder @ Le Bikini

Lui non plus n’est pas à présenter. Le jeune DJ de Biot vient embellir encore un peu plus la programmation du Bikini pour le bonheur du plus grand nombre. Après avoir vu sa carrière explosée et fait le tour des festivals, le voilà parti dans une longue tournée qui le conduira par exemple au Main Square ou, plus près, au Printemps de Bourges.

Evénement Facebook

Auteur : David Vacher

Toulouse : les 3 concerts Blues/Jazz immanquables du mois de Mars !

Vendredi 02 Mars 2018 : Théo Ceccaldi Freaks @ Le Rex

La Révélation de l’année Jazz 2017, devenant en 2018 une figure indispensable de la scène actuelle française voire européenne, fait escale à Toulouse. Inutile d’en préciser le style tant le groupe à 6 têtes franchit avec aisance toutes les frontières musicales, mais nul doute que leur show à la fois décalé et pointu mené par l’excellent violoniste Théo Céccaldi fera le bonheur des spectateurs et amateurs de musique ce soir-là. C’est au Rex, c’est Noiser qui l’organise et cela promet d’être un vrai moment de musique !

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Jeudi 22 Mars 2018 : Gogo Penguin @ Le Bikini

Gogo Penguin, c’est l’un des groupes jazz du moment. Après avoir sorti un magnifique clip sur leur musique Bardo, ils frappent un nouveau coup avec leur dernier (très bon) album A Humdrum Star ; ce pourquoi il nous semble être le meilleur moment pour les voir en live, d’autant que la qualité sonore du Bikini doit rendre l’expérience encore plus forte. Un concert qui se promet d’être ambiant comme l’est leur musique made in Manchester. À voir très certainement !

Événement / Billetterie

 

Samedi 24 Mars 2018 : Ana Popovic @ Le Bascala

Pour une belle soirée, je te propose de venir découvrir le concert d’Ana Popovic, surnommée “La Jimi Hendrix au féminin” au Bascala. Je l’ai découverte il y a 15 ans en 1ère partie de Poppa Chubby au Festival Jazz In Marciac 2003, et en suis tombé sous le charme. C’est un réel plaisir sur scène avec sa strat, tant pour les oreilles que pour les yeux ! Un savant mélange de Blues, de Jazz, de Rock et de Soul. Et ça se passera à Bruguières dans le cadre du Festival de guitare d’Aucamville et du Nord Toulousain.
Alors je te donne rendez-vous pour ce concert qui ôtera le moindre doute, si il y en avait un, et qui mettra tout le monde d’accord !

Billetterie

Auteurs : David Torres & David Vacher

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