Visions Unseen – Echoes Through Time (Critique d'album)
Visions Unseen est un jeune groupe montréalais oeuvrant dans un style musical assez varié que je qualifierais de progressive metalcore/melodeath. Ils nous présentent leur tout premier album intitulé Echoes Through Time avec une belle prochette bien proggy signée Giannis Nakos. Après avoir entendu leur premier extrait Breaking the Illusions, j’avais bien hâte d’entendre la suite et j’espérais aussi que la qualité de composition se poursuive sur le reste de l’album.
Dès les premières notes de Forged In Resolve, ce qui saute aux yeux (ou plutôt aux oreilles) c’est à quel point la production est impeccable. Tout sonne comme une tonne de briques et tous les instruments sont parfaitement audibles. Le vocal de Patrick Goyette se marie à merveille avec le style musical et il fait un excellent travail tout au long de l’album. Ce qui me plaît surtout avec l’album c’est la variété dans les compositions, allait de gros riffs bien carrés avec des breakdowns bien placés à des moments plus planants où s’entremêlent mélodies et orchestrations. Le meilleur exemple pour illustrer cette variété est sans aucun doute leur single Breaking The Illusions qui est en soit une belle carte de visite pour démontrer ce dont le groupe est capable.
En fait j’ai même un peu de difficulté à faire un top des chansons qui m’ont le plus marqué tellement le standard de qualité est maintenu tout au long de l’album. La pesanteur de Edge Of Eternity, les solos de Silent Escape From Deceit et Settling Dust et les mélodies accrocheuses de Nothing Will Remain et de Forged In Resolve, tout est vraiment bien exécuté. Je pourrais dire que la dernière chanson The Final Reckoning s’étire peut-être un peu trop en long et en large, mais ça n’en fait pas une mauvaise pièce pour autant.
Pour un premier album, Visions Unseen a marqué un grand coup avec Echoes Through Time qui a tout pour plaire. On a ici une excellente production avec des compositions vraiment bien ficelées et c’est clair que ça va en faire triper plus d’un.
9/10
Auteur : Maxime Pagé