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28 février 2015 – Dès 20h30 c’est le DJ La Petite Grande, signé sous le label local Boussole Records, qui occupe la scène du Metronum devant une salle plutôt remplie. Pour séduire le public de Yelle, La Petite Grande délivre un set plus dance qu’à son habitude qui, malgré tout, n’enflamme pas vraiment ce dernier. Un DJ set en 1ère partie est un pari quelque peu délicat. Un peu moins d’une heure plus tard, alors que l’on commençait à trouver le temps long, il s’éclipse pour laisser place au changement de scène.

21h40, alors que le public s’impatiente de l’arrivée de la chanteuse bretonne, son et lumière s’arrêtent brutalement. Les deux batteurs, dont Grand Marnier son compagnon, rejoignent la scène ornée d’un signe peace and love à l’envers représentant ainsi le Y. Habillés d’un uniforme identique ils donnent les premiers beats de manière très chorégraphiée, puis Yelle vêtue d’une robe bleue fait son entrée sur l’estrade au milieu des deux batteries, démarrant le concert avec le titre Unillusion. Le concert à peine entamé l’énergie est déjà au rendez-vous. 3 chansons plus tard, le public s’affole quand elle l’interroge sur sa capacité à faire des ronds avec son bassin, c’est donc le morceau Ba$$in qui se fait entendre, pendant lequel les deux garçons passeront devant leur batterie pour onduler leur bassin dos au public. S’en suit le titre qui l’a propulsé en 2005 : Je veux te voir.

Le dernier album Complètement Fou est entrecoupé d’interludes plus calmes et sur le concert cela se traduit par quelques minutes d’interprétation isolée de Dire qu’on va tous mourir. Mais très vite la turbulence pop-électro et ses danses désarticulées reprennent le dessus avec l’impérieux Jeune fille garnement et Que veux-tu, qui sera repris en chœur par le public. Pour l’interprétation suivante, Coca sans bulle, Yelle qui nous avait laissé seule avec ses musiciens, nous revient après avoir échangé sa robe contre une combinaison. Elle enchaine avec le célèbre A cause des garçons, qui nous replonge quelques années en arrière, avant de revenir se placer sur l’estrade au milieu des batteurs munie d’une boule à facettes qui illumine la salle de faisceaux lumineux multicolores. 22h45 le concert s’achève mais évidemment le public en redemande et Yelle ne le quittera pas de la sorte. Elle revient nous interpréter Tristesse/Joie, suivi de Bouquet Final avant de clôturer en rendant Le Metronum : Complètement Fou. Après ses remerciements elle ne manque pas d’annoncer sa venue au stand merchandising pour dédicaces et photos. Yelle est très réceptive à son public et il le lui rend bien.

En dépit d’un timbre de voix quelques fois approximatif, Yelle orchestre un show indéniablement réussi avec une énergie positive sans retenue. La synchronisation parfaite des batteurs m’a également impressionné. Un regret tout de même pour Nuit de Baise qui ne fait pas partie de sa setlist.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

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