Xavier Rudd, ce talentueux musicien originaire d’Australie, se produisait le 18 juillet dernier à Montréal. C’est dans un Métropolis comble qu’il s’est donné en spectacle. Tout débute assez mystérieusement, sa voix résonne dans la salle, alors qu’il n’est pas encore sur scène. Puis, il arrive pieds nus, ne portant qu’une salopette en jeans et un capuchon sur sa tête. L’éclairage est assez sombre et son visage est dans l’ombre. Dès les premières minutes, nous pouvons remarquer une magnifique complicité avec les musiciens qui l’accompagnent.

Il débute en force avec Creantient, avant d’enchaîner avec l’un de ses nombreux instruments exotiques, le didgeridoo. Tout au long du spectacle, l’artiste nous fait voyager à l’aide de différents sons, en passant de la guitare (électrique, lap-steel, acoustique) à des percussions de tout genre.  Il découvre son visage pour son troisième morceau, en continuant avec son harmonica. Rudd remercie le public de le recevoir à Montréal, ville qu’il décrit comme étant «One of my favourite places on the planet». Il enchaîne avec un magnifique discours rassembleur, de paix, d’amour et d’espoir: «We come with peace in our hearts, we come with love in our hearts, we come with the simple understanding of it’s time for all people for all cultures. All bloodlines, all backrounds, to walk together as one people to protect and preserve our beautiful earth. […] Before all the trouble that we see, there is also this huge awekening that is happening around our planet. People are waking up, shifting their consciousness, learning from their mistakes. Making it all about love to change for a better world. […] I can feel it in my heart and I believe, avant de s’exclamer en chantant «I feel there is a change coming!»

Xavier Rudd poursuit avec Come Let Go, accompagné de beaux jeux de lumière qui suivent le rythme de sa musique rassembleuse. Il manie le didgeridoo encore une fois, envoûtant le public qui danse passionnément et se laisse aller. L’artiste à la voix qui rappelle Bob Marley n’hésite pas à faire des reprises de ce dernier et d’inviter le public à chanter avec lui. Sa musique est si belle et les paroles si profondes qu’elles viennent directement nous toucher à l’intérieur de l’âme. Le chanteur reprend avec Breeze, qui rallie le public à la voix de ce dernier. Les amoureux s’enlacent et s’embrassent sur cette douce mélodie, alors qu’une lumière jaune orangée tourne derrière Xavier, à la façon de la queue d’un paon.

L’artiste reste très près de son public tout au long du spectacle et permet à deux petites filles de le rejoindre sur scène, alors que ces dernières pleurent de joie. Il fait un câlin à celles-ci avant de les aider à redescendre dans le parterre. Il persévère alors avec Follow The Sun, qui rapprochera le public, qui n’hésitera pas une seconde pour enlacer les épaules de leur voisins et camarades. Xavier Rudd fait par la suite une reprise de Wake Me Up d’Avicii, lève par la suite sa guitare dans les airs, une main sur le cœur et remercie ses fans, avant de quitter la scène pour le rappel. Il laisse la foule déchaînée le désirer quelques minutes, revient interpréter des morceaux principalement tirés de l’album Spirit Bird, dont Butterfly et Paper Thin, avant d’interpréter Spirit Bird de façon absolument émouvante et authentique. La voix du public se mêle si bien à celle du chanteur, que des frissons nous traversent le corps dès les premières notes du refrain. Puis, le rythme accélère en toute beauté, pour qu’ensuite la voix du public s’efface doucement avec les notes de guitare de plus en plus subtiles.

Xavier Rudd enlace les musiciens sur scène, avant de saluer le public une dernière fois et de toucher les mains de pratiquement tous les fans des premières rangées du parterre. Rudd aura su, encore une fois, satisfaire les spectateurs avec une performance exaltante remplie d’amour, d’unicité et d’espoir.

Auteure & Photographe: Marie-Jade Morneau

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