Le 27 octobre dernier, le Théâtre Corona a vu passé un trio d’artistes australiens d’indie-pop sur sa scène. Chappell Roan, Amy Sharks et Vance Joy. Ils sont tous venus nous charmer avec leurs accents océaniens et leurs petites anecdotes de composition. Ah oui, et leur talent aussi.

Chappell Roan a débuté la soirée accompagnée de son guitariste. Première tournée, première fois à Montréal. La jeune chanteuse de 19 ans a une voix à tomber, joue de la guitare et du piano; on peut dire qu’elle a plus d’un tour dans son sac. Par contre, c’est sûr qu’être deux sur scène, ça ne fait pas des miracles. Je baillais aux corneilles lorsqu’ils ont joué Bad For You, chanson avec beaucoup trop de «alleluia», mais ils se sont rattrapés plus tard lorsqu’ils ont interprété Good Hurt, la seule chanson qui bougeait plus. En tant que premier single, il a tout de même plus de 170 000 vues sur YouTube en trois mois seulement. D’après moi, c’est du recyclé-remâché-déjà-vu donc il en faut plus pour me faire frissonner, mais mon petit doigt me dit que ce sera la prochaine Cloves australienne. D’autant plus qu’elle a signé avec Atlantic Records alors elle ne se tournera pas les pouces.

 Amy Sharks est ensuite arrivée sur la scène accompagnée de deux autres musiciens, un guitariste et un drummer (youppiii, l’action s’en vient). C’était une première également pour la musicienne dans notre chère métropole. Elle avait une belle énergie sur scène et a réussi à faire bouger la foule même si ce n’est pas une chanteuse très connue ici. Elle a une voix qui a du caractère, mais c’est sa musique qui n’en a pas. Mêmes accords, même ton, même sujet. Ça manquait de piquant. Même son single Adore ne m’a pas impressionné… Il manquait quelques gouttes de tabasco à la recette disons.

Puis, ce fut au tour de Vance Joy. Il a ouvert avec Fire and the Flood, suivi de From Afar, des chansons bien connues pour faire chanter la foule. En fait, la foule a chanté pratiquement tout le long, c’est l’avantage avec le indie-pop-folk; les paroles se répètent beaucoup et le refrain est toujours facile à retenir. Quoique c’est le cas avec la plupart des genres musicaux. Bref. Avant pratiquement chaque chanson, il comptait une petite anecdote en lien avec sa composition, que ce soit son inspiration ou comment elle avait été construite. Red Eye, c’est l’histoire d’un gars assis dans un avion qui a cinq heures de vol pour penser à ce qu’il va dire à la fille avec laquelle il est en amour. Ou bien le fait qu’il aime l’environnement fort fort fort, mais qu’il aime prendre des lonnngues douches parce que les paroles lui apparaissent entre les gouttelettes coulant le long de la vitre (ou bien c’est juste une excuse, on le saura jamais). Il a ensuite enchaîné avec Take Your Time, une chanson sur son nouvel album et un peu plus tard avec Like Gold, nouveau titre également. Il a décidé de faire les choses old school et de nous faire des surprises pendant sa tournée au lieu de lancer un nouvel album et d’en faire la promotion. Un point de gagné. Puis, il a joué des covers de All Night Long (Lionel Richie) et de Sorry (Justin Bieber). Un point de perdu. Mais, il était accompagné pour sa tournée d’un trompettiste/tromboniste, d’un saxophoniste, d’un bassiste (back vocals), d’un drummer et d’un claviériste. On lui donne un autre point. Il a «terminé» avec Lay It on Me et a joué Riptide ainsi que Mess is Mine en rappel, prévisible mais nécessaire pour satisfaire ses fans.

Photographe: Gabriella Cristiano

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