05 Tigerman

04 novembre 2014 – Ce soir, La Dynamo accueille la 4ème édition du Riot Club, le rendez-vous toulousain pour les amoureux de rock’n’roll, instauré par l’association des Curiosités, Bleu Citron et Le Bikini. 

La ville rose a l’habitude d’accueillir le duo catalan, et c’est donc Electric Octopus Orchestra qui ouvre la soirée sur les coups de 20h45. Sur une scène emplie d’instruments Julien et Christophe se sont fait une place. Le premier à la batterie, le second alternant les guitares et poussant les textes en anglais face aux micros, dont un destiné à lui saturer la voix, pour un effet distorsion des plus rock. La salle se remplit peu à peu, et il nous invite à mettre le feu car des images sont tournées, destinées sûrement à un prochain clip, comme celui de Sweet Little Thing qui reprend des séquences de live. Les deux musiciens donnent toute leur énergie sur scène, mais le public reste cependant réservé. Le concert touche à sa fin, mais on sent à travers un regard de Christophe vers le régisseur, qu’ils poussent la deadline en s’autorisant un morceau supplémentaire. Le public s’échauffe enfin, l’éclate est au rendez-vous et Julien et Christophe n’ont pas l’air de vouloir rendre les armes.

22h, The Legendary Tigerman, alias Paulo Furtado, vient se placer sur scène accompagné de sa guitare, le regard dissimulé derrière des lunettes de soleil. Il nous fait part de son plaisir d’être ici avant d’entamer son premier titre Do Come Home devant le clip noir et blanc projeté sur l’écran en arrière scène. Une douce ballade en voiture accompagnée de son chant folk, qui plonge le public dans la plus grande attention. Ce premier morceau terminé il vient s’asseoir, empruntant les habitudes de bluesman, et continue le show en one man band avant de se faire rejoindre un gros quart d’heure plus tard par un batteur. S’appuyant sur les titres des excellents opus tels que True ou Femina, The Legendary Tigerman nous livre un blues-rock racé et dépouillé, l’ambiance est roublarde entre les coups portés aux fûts et les riffs de guitare électrique. L’excellente cover du titre Boots Are Made For Walking de Nancy Sinatra fait également partie de la setlist. Plusieurs fois le batteur le laissera à nouveau seul, comme pour l’interprétation de The Saddest Thing To Say où Lisa Kekaula apparaîtra à l’écran pour l’accompagner de sa voix soul. Le show dure depuis plus d’une heure, mi-macho mi-glam il pousse le rock’ n’ roll dans ses retranchements, en véritable showman il fait littéralement l’amour à la scène. Couronnant le final d’une euphorie exaltée, il simulera d’ailleurs l’acte face au sol avant de grimper sur la batterie. Et comme dirait l’autre “Et c’est pas fini !” il revient pour un rappel  avec l’interprétation de Life Aint Enough For You.

Une belle soirée rock s’est offerte à nous ce soir ! Des programmations aussi réussies on en redemande encore et encore !

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : David Torres

 

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