© Sophia Khmil

16 juin 2015 – Un bourdonnement joyeux emplit la salle du Corona ce soir, où une foule comprise majoritairement de jeunes filles frôlant la vingtaine, la plupart d’entre elles accompagnées de leur chum ou d’une amie, attend impatiemment de voir en chair et en os le quatuor anglais originaire de Brighton, au Royaume-Uni.

Young Rising Sons, groupe américain d’indie d’une ressemblance assez frappante avec les gars de The Neighborhood qui est le groupe favori de ma petite soeur de 14 ans, ouvre le pas pour la soirée. Cela dit, une assez belle chimie entre les membres du groupe contribue tout de même rapidement à gagner le coeur de la foule animée. J’accorde quelques brownie points pour avoir joué I melt with you, un cover de Modern English. En quittant la scène, le frontman Andy Tongren invite ses spectateurs à venir socialiser avec eux au merch booth après leur performance, au grand plaisir de la gente féminine.

C’est au tour de Joywave, de Rochester NY, de faire sauter et danser la foule. Tous les membres du groupe offrent une prestation débordante d’énergie – à les voir faire, jouer en sautant semble être du gâteau. Leur son allie principalement l’électronique à des cadences indie rock, grâce à un synthétiseur qui crache une abondance de sons bien kitsch et flyés. Arborant fièrement une camisole à imprimé du drapeau canadien, le chanteur Daniel Armbruster rappelle que leur premier album How do you feel? est en vente au merch booth, en CD ou même en vinyle pour les plus hip de l’assistance. À ma grande surprise, Joywave ne quittent la scène qu’après avoir fait chanter l’hymne canadien acapella à l’audience – qui chante ferme jusqu’à la dernière note!

Après un temps d’anticipation considérable, le quatuor anglais arrive enfin sur scène avec Around Town, première pièce tirée de leur plus récent opus Listen. Veste de cuir, jeans noirs serrés, le frontman Luke Pritchard lance d’une voix nonchalante qui va de pair avec son bel accent british: “Merci beaucoup. Nous sommes the Kooks. Let’s get on with it, yeah?”. Ils interprètent plusieurs chansons de leur disque précédent, Inside In, Inside Out, dont quelques unes à la guitare acoustique. Luke délaisse vite son veston de cuir pour plus facilement se déhancher sur scène: il danse allègrement, sautille sans cesse et hypnotise son jeune public admiratif qui tend les bras à chaque fois qu’il s’approche de lui. Cette tournée promouvoit l’album Listen qui est sorti en 2014, certes plus pop que le précédent, mais très dynamique et toujours plein de ce charme propre à the Kooks.

Pour Watching the ships roll in et Seaside, Luke joue seul sur scène, éclairé par une multitude de petites lueurs de briquets. Homme aux talents multiples, il joue même du piano pour Saboteur et des maracas pour Sweet Emotion, toutes deux tirées de l’album Listen.

En rappel, on a le droit à See me now et Junk of the heart . Moi qui croyais partir déçue, voici qu’ils finissent en beauté avec Naive, au grand plaisir de tous qui chantent à l’unisson. Un groupe vraiment aussi excellent en live qu’en disque!

Auteur & Photographe : Sophia Khmil

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