Le Métropolis était sold out samedi dernier, le 1er avril, réservant tout un accueil pour The Franklin Electric. Après être passé au Théâtre Corona en décembre 2014, le groupe d’origine montréalaise était comblé de voir une salle de cette ampleur aussi remplie.

La soirée a débuté avec le trio australien Woodlock formé par les deux frères Walters et le percussionniste, Bowen Purcell. Après avoir coulé leur année solaire, les deux frères avaient décidé qu’ils partaient sur la route et ils ont rencontré Purcell, créant ainsi le groupe. Ils se sont fait connaître en jouant dans les rues et en voyageant à travers l’Australie et 4 ans plus tard, ils nous jouaient « Something broke that day » devant une salle surexcitée (good job guys, il faut leur donner). Je dirais que c’est un groupe de indie folk avec groove austral, mais avec rien de nouveau. Sincèrement, j’ai déjà entendu mieux; je me suis rendue compte pendant la chanson qui m’a pratiquement charmé qu’il y avait un batteur caché dans les coulisses pour ce regain musical. Effet d’une douche froide. Ils ont une superbe énergie, mais côté originalité, ils ont des croûtes à manger.

La foule était tout de même séduite et lorsque The Franklin Electric est entré sur scène, l’expression « une foule en délire » a pris tout son sens. Le groupe alternatif-folk a joué la plupart des chansons de son deuxième album Blue Ceilings telles que Walk with you, All Along et Burning Flame. Le style de cet album demeure plutôt intime et smooth alors le public était réjoui par le retour au premier album avec Strongest Man Alive ou bien Unsatisfied. Il faut dire que les chansons où Jon Matte faisait aller sa trompette sortaient du lot, comme 17 où le vibe était au rendez-vous. Côté ambiance, la projection de leur cover d’album en arrière-plan était parfaite pour la soirée – on restait dans le style épuré mais l’éclairage créait des ondulations qui nous transportaient avec la musique. Jon était souvent au centre des spots – au clavier, à la trompette ou au micro – laissant malheureusement les autres musiciens plus dans l’ombre; c’était donc bien sympa lorsque les quatre se sont regroupés autour du micro.

C’est avec Old Piano que Jon a entraîné la salle dans un classique « Oh hey » pour improviser bien à sa guise et où il faisait des petits moves de vagues avec son torse (il était trop dedans et c’était bien cocasse, but in a good way). Le facteur Jon-nous-parlait-par-ci-par-là-en-français a également été un aspect qui a amadoué la salle, quoi de mieux pour conquérir un public majoritairement francophone? Ils ont enchaîné, entre autres, avec It’s Taking You et I Know The Feeling pour finalement clore le show avec un rappel comprenant This Is How I Let You Down (of course).

Over all, c’était un bon spectacle. La première partie n’était pas la meilleure, mais The Franklin Electric a su faire capoter ses fans bien comme il faut et s’assurer une place de choix sur la scène alternative-folk montréalaise pour les années à venir.

Auteure: Laura Gauthier

Photographe: Paul Blondé

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