9 Novembre 2017. Soirée 100% Néerlandaise ce soir à l’occasion de la tournée d’adieu de Textures. C’est au Connexion Live que, par le truchement de Deadly Rhythm et Alternative Live, le groupe va jouer sa dernière date Toulousaine.

Petit avant propos : vu l’origine des groupes j’ai décidé d’abandonner la citation des noms de famille dans ce report, pour cause évidente de galère, merci de votre compréhension.


Extremities

On entame les hostilités de bonne heure aujourd’hui : ouverture des portes à 18h30, premier set à 18h45. Je ne suis pas la seule à avoir été surprise par l’heure puisque la salle est quasiment vide à mon arrivée. C’est donc Extremities qui a la lourde tâche de lancer la soirée. Le quintet se défini comme étant un groupe de « progressive groove metal » et compte sortir son premier album Gaia en janvier prochain. « Et concrètement ça donne quoi ? » me demanderas-tu, lecteur à la curiosité vorace. Et bien, je vais te le dire pas plus tard que tout de suite : on a vu pire… Je m’explique. Les conditions ne sont pas faciles, la salle est vide, la scène est encombrée par le matériel important des autres groupes. D’autres auraient pris la mouche mais Extremities décide de prendre les choses à la cool et s’amuse même plus ou moins de la situation. Musicalement, on retrouve une alternance de passages aériens (à la Textures ou Periphery) et de grosses parties bourrines qui ne manquent pas d’intensité. Mon seul bémol porte sur le chant, plus particulièrement le chant clair de Thimo qui se trouve souvent à la limite de la justesse qui tombe dans le faux. La salle s’est remplie à mesure que le set avançait et les musiciens repartent avec leur lot d’applaudissements. Il est déjà temps de passer à la suite.


Exivious

La suite c’est l’autre groupe que l’on ne reverra malheureusement plus après cette soirée, il s’agit d’Exivious. Que ceux qui aiment bien les maths, avoir mal à la tête et écouter « de la vraie musique » s’avancent d’un pas, c’est l’instant prog. Enfin, plutôt l’instant fusion metal selon la page Facebook du groupe. Je vous laisse le soin de m’expliquer ce que ça veut dire, ça fait longtemps que j’ai abandonné les appellations en metal. Pour faire plus simple, les membres aiment à se définir comme « the all-male futuristic instrumental hit machine reincarnation of ABBA », débrouillez vous avec ça. La setlist du quatuor se compose principalement de morceaux tirés de leur dernier album Liminal (ouverture sur Movement puis plus tard Entrust, Deeply Woven, Immanent). Les morceaux sont lents et oniriques, mélangeant des cordes très techniques à une rythmique réglée au poil. Le set est évidement très propre et millimétré, j’aimerais tout de même ajouter une mention spéciale à Robin, bassiste du groupe, qui a fait pleurer des larmes de sang à beaucoup de bassistes amateurs ce soir, vous pouvez aller vous rhabiller les gars. Ce style ne plaît pas à tout le monde, c’est une évidence, mais, au vu de l’ovation à laquelle le groupe à droit en sortant de scène, on peut dire que le pari de nous transporter une dernière fois dans leur monde a été relevé.


Textures 

 Main event ce soir, Textures monte sur scène. Et ces messieurs ont décidé de nous gâter avec l’annonce d’un set de 2h ni plus ni moins. Je dois avouer qu’au premier abord, je n’étais pas forcément emballée à l’idée d’une prestation aussi longue : c’est long quand même 2 heures… Et puis, spoiler alert : en fait c’était juste ce qu’il fallait. Malheureusement le public n’est pas venu en masse (probablement à cause du concert de Nostromo qui se jouait en parallèle), la salle est correctement remplie mais tout de même pas pleine à craquer. Malgré cela, ceux qui ont répondu à l’appel sont au taquet dès les premières notes du set. Daniël au chant débarque sur Regenesis et me cloue sur place, tant au niveau du grain de la voix, de la puissance que de l’éventail de techniques qu’il peut déployer l’air de rien, tout est impressionnant. Le set monte en puissance et le public aussi, Old Days Born Anew puis Storm Warning, le très nostalgique Reaching Home ou New Horizon, les musiciens donnent l’impression de se balader dans ce condensé des plus ou moins 15 années d’existence du groupe. Pas de discrimination ce soir, de Polars à Phenotype, tous les skeuds des néerlandais sont présents. Je décide, au bout de quelques morceaux, de checker l’heure et là, surprise, une heure de set s’est déjà écoulée, je n’ai littéralement pas vu le temps passer. C’est aussi à ce moment que les membres nous annoncent la fin du concert, l’effet tombe un tantinet à l’eau mais on leur pardonne. Retour sur scène sans grand effet de surprise donc. On enchaîne : One Eye for A Thousand, Singularity dans le pit on s’éclate et sur scène aussi. Les zicos’ cabotinent à fond ce soir, en tête Remko à la basse et Joe à la guitare et leurs petits pétages de plomb aussi soudains que drôle. La fin du concert approche, Joe nous gratifie avant cela d’un petit solo acoustique rondement mené, puis les notes de Awake, et enfin de Laments of an Icarus résonnent. Le sextet tire sa révérence et n’oublie pas de passer un petit moment pour remercier chaleureusement ses fans avant de se retirer.

 

Auteure : Anaëlle Martin
Photographe : Fanny Dudognon

 

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