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14 Février 2017 – C’est au Bikini que nous avons rendez-vous ce soir, avec le passage dans la ville rose de Skunk Anansie dans le cadre de la tournée qui suit la sortie de leur dernier album Anarchytecture. Arrivant vers 20h15, je constate au nombre de voitures devant le Bikini que les toulousains ont répondu présent en grand nombre pour ce concert !

Malgré une longue attente côté guichet pour entrer dans la salle, j’arrive à temps pour voir les 3 dernières chansons de la première partie, The Pearl Harts.
Et je constate rapidement que je n’ai pas raté grand chose : il manque clairement quelque chose à la musique de ce duo féminin, et le public semble unanime à ce propos au vu du peu de gens qui hochent un petit peu la tête de temps en temps. Sans être mauvaises non plus, les compositions auraient besoin d’une étincelle supplémentaire pour susciter un peu plus d’intérêt. Pour ma part, je suis surtout resté dubitatif sur la guitariste : le groupe ayant ajouté une seconde guitare enregistrée, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre ce que la guitariste jouait et ce qu’elle ne jouait pas, et je suis resté un peu bloqué là-dessus jusqu’à la fin, me demandant même par moments si elle ne faisait pas du playback. En bref, une première partie sympathique mais qui ne restera sûrement pas gravée dans la mémoire du public.

Après un changement de set d’une trentaine de minutes, Skunk Anansie arrivent enfin sur la chanson And Here I Stand. Une intro à la basse, puis guitare et batterie, et enfin la chanteuse Skin arrive sur scène, soulevant les applaudissements du public, et elle est ultra motivée ce soir : elle saute, court partout sur scène, et gratifie le public d’un slam dès la première chanson ! Les musiciens ne sont pas en reste, on sent toujours chez eux un plaisir sincère de jouer ensemble. Et même après plus de 20 ans de carrière, on ressent aussi une réelle complicité entre eux, particulièrement entre la chanteuse et la claviériste, pourtant membre non officiel du groupe. Le bassiste Cass est lui très impressionnant dans son jeu, particulièrement sur la chanson Twisted, qui restera le point culminant de la soirée tellement elle soulèvera la foule.

Côté scénographie, si l’ensemble reste assez classique, on assiste quand même à une expérience impressionnante sur la chanson Love Someone Else, où Skin va revêtir un blouson argenté et danser au milieu d’un rideau de lasers rouges, ce qui donnera un aspect “boule disco” du plus bel effet.

Mêlant chansons anciennes et morceaux du dernier album, tantôt énergique tantôt plus calme, le set est au final plutôt équilibré. Entrecoupé régulièrement de courts discours de la chanteuse, ce concert nous rappelle que le groupe n’oublie pas son engagement politique, fustigeant les mouvements obscurantistes de par le monde ou l’élection du président Trump.

Mais il faut rappeler que nous sommes le soir de la Saint Valentin, et avant de terminer le rappel par la chanson Follow Me Down, les membres du groupe distribueront des roses aux quelques chanceux du premier rang, qui repartiront certainement lessivés après ces presque 2h30 de bonheur.

Auteur : Sylvain Ginestet

Photos : Antony Chardon

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