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14 novembre 2014 – Ce soir, je me rends au Zenith de Toulouse pour assister au concert de Shaka Ponk. La pluie et les bouchons auront sans doute retardé bon nombre d’entre nous mais la populace est motivée. En effet, un peu avant 20h, la file est encore longue dehors, il faudra donc patienter.

A 20h15 j’arrive enfin dans une salle bondée, le premier groupe, What about your Mom ? est déjà en place depuis 15 bonnes minutes. Ces parisiens forment depuis 2012 un trio rock’n’roll mêlant la chaleur du blues avec un son parfois un peu plus grunge. Le morceau qui débute à ce moment là est leur reprise punchy de Harder Better Faster Stronger des Daft Punk, qui fait son effet auprès de la foule. Un public assez jeune qui saute et chante en chœur avec le chanteur. Brice, Xavier et Franck partageront avec nous d’autres morceaux comme I Wanna B in Ur Sex et Ooh, ça groove, ça rock ! Une ondée d’énergie sur scène qui s’est très vite répandue parmi les 11000 personnes présentes ce soir. Belle voix, guitare grésillante, basse funky et rythmes entraînants, une recette efficace qui aura conquis les spectateurs, déjà bien chauds en ce début de soirée. A revoir !

Le changement de plateau durera une petite trentaine de minutes. Shaka Ponk est formé en 2004 par une bande de potes, leur  musique novatrice est inspirée par différents courants musicaux : punk, rock, électro, funk ou encore hip-hop . Aujourd’hui le groupe est composé de 7 membres : Frah et Samaha Sam (chant), Mandris (basse), Cyril (guitare), Steve (claviers et samples), Ion (batterie) sans oublier la mascotte, le singe Goz. Ce soir, le groupe revient nous faire découvrir les deux albums sortis cette année : The White Pixel Ape et The Black Pixel Ape. A 21h les lumières s’éteignent sous les clameurs du public. PONK est la base du décor, une structure géométrique blanche organisée sur différents niveaux. A l’intérieur de la lettre O se trouve l’écran central ou seront diffusées les animations synchronisée avec le show. Une violoncelliste virtuelle se matérialise à l’écran jouant les premières notes d’introduction.  Cette douce mélodie permet aux musiciens de se mettre en place, tous vêtus de blanc, le rythme s’accélère progressivement faisant monter la pression dans la salle. Goz apparaît alors sur les premières notes de Black Listed – Palam pam pam pam pam palala – Frah et Samaha arrivent à leur tour. Un rythme punk qui enflamme la fausse du Zenith. S’en suivront, Wanna Get Free, Twisted Mind, Come one Cama, Story of My Life, Sex Ball… Rock, punk, electro.. des titres qui bougent pour faire danser la foule. Visuellement c’est vraiment génial, tout est parfaitement calibré pour que le monde virtuel soit en totale synchronisation avec le réel. Un spectacle éblouissant pour les petits comme pour les grands, le public de ce soir n’a d’ailleurs pas d’âge tant il est varié. Côté musique j’ai trouvé que cela manquait de peps, la batterie était très présente mais il manquait un petit quelque chose pour que je puisse rentrer dedans. Néanmoins, ça s’agite dans la fosse, ça saute et ça crie, on voit où sont les vrais Monkeys ! Shaka ponk va ensuite  calmer légèrement  le jeu avec un titre de l’album The White Pixel Ape : Scarify, aux sonorités plus électroniques et  plus lentes. Cependant, je l’ai trouvé beaucoup plus prenant, la musique était vraiment mise en valeur et la performance scénique était au top avec danse et images impeccablement coordonnées. C’est maintenant l’heure de la Battle Ion vs Goz, l’impressionnant Monkey virtuel prendre place derrière sa batterie provoquant Ion. Ils vont se livrer un duel endiablé qui mettra le Zénith en ébullition avant d’enchaîner des tubes comme : I’m Picky, Te Gusta Me, My Name Is Stain.  Pendant le show, le chanteur a demandé à la foule de s’écarter, je pensais qu’il allait descendre au milieu comme à son habitude. Que nenni ! Frah fait un signe, invitant les gens à se foncer dedans – un Wall of Death dans notre langage métalleux – et dit « Pogo ! ». Ce public là n’a pas l’habitude et n’a pas vraiment compris,  ce fut un peu raté mais je me suis bien marré à peine bousculée par ce léger mouvement dans une fosse pourtant pleine. Shaka Ponk achèvera son set avec 6xLove suivit d’un dernier rappel sur Morir Cantando. Dans l’ensemble, le groupe à livré une bonne énergie dans une salle comble et devant un public réceptif. Pour ma part, j’ai trouvé ça un tantinet mou malgré l’énorme prestation visuelle. Peut être un peu trop ? On regarde, presque plus, le décor que le groupe lui-même. J’apprécierai peut être davantage une prestation dans une salle plus intimiste.

Plus de deux heures de spectacle quand même, il faut le faire ! Bravo Shaka Ponk ! Et bravo aussi aux membres de What About Your Mom ? qui ont su chauffer les 11000 personnes venues principalement pour Shaka Ponk, une tâche plutôt difficile mais relevée avec brio.

Photographe : Antony Chardon

Auteur: Fanny Dudognon

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