Sabaton

11 décembre 2014 – Le public toulousain s’est rassemblé en nombre pour assister à la dernière date “métallique” de l’année 2014 au Bikini. Le trio Týr, Korpiklaani et Sabaton promet une soirée sous le signe de la convivialité, un parfait combo pour se mettre dans l’ambiance des fêtes de fin d’année. 2014 fut riche en concerts et, pour cet ultime show, la salle mythique toulousaine se verra envahir par environ 1200 metalheads (jeunes et moins jeunes).

Ouverture des portes à 19h30, c’est seulement 20 minutes plus tard que les 4 membres de Týr débarquent sur la scène du Bikini, qu’ils avaient déjà foulé en octobre 2014 aux côtés de Finntroll lors de la sortie de leur 7ème album Valkyrja. Ce groupe de folk/viking metal formé en 1998 est originaire des Iles Féroé et crée en s’inspirant de la mythologie nordique ainsi que de la musique traditionnelle de leurs îles. Pas de grosse surprise quant à leur prestation, fidèles à eux-mêmes les vikings assurent un spectacle propre tout en sobriété. En effet, Heri et Terji ne sont pas très démonstratifs mais leur charisme et leur professionnalisme suffisent à convaincre le public qui lui, est déjà bouillant. Ils enchaîneront les titres tels que : Blood Of Heroes, Hold The Heathen Hammer High, Grindavisan… Le son est très propre et le jeu de lumières toujours aussi beau. Gunnar, comme à son habitude nous gratifie de son sourire du début à la fin, sautillant de chaque côté de la scène : happy le mec ! (je me demande ce qu’il consomme…). Kari assure comme un chef derrière sa batterie. Dans la salle ça s’échauffe, circle pit et headbang pour bien commencer la soirée.  Týr nous offre Lady of the Slain et Shadow of the Swastika en guise de dessert, une prestation de 40 minutes durant laquelle le groupe aura brillé par sa justesse.

Après un bref changement de décor, c’est à 20h45 que Korpiklaani fait son entrée. On ne présente plus les finlandais, les rois du metal folk, qui nous rendent visite pour la troisième fois en cinq ans. Une fois de plus, les fans sont au rendez-vous, impatients de festoyer sur les plus gros tubes du groupe. Le set démarre sur Tuonelan Tuvilla, un morceau qui plonge le Bikini directement dans l’ambiance. Le sextuor est en grande forme et nous balance un flot d’énergie impressionnant qui va se propager dans toute la salle. Ruumiinmultaa,  plus dansant met le violon et l’accordéon en valeur et nous permet d’apprécier la qualité sonore (on est bien loin de la prestation réalisée au Phare en 2010). Jonne toujours coiffé de ses dreads s’éclate sur scène, il semble vraiment heureux d’être là et ça fait plaisir à voir. Tous les musiciens se donnent à fond, accoutrés de tenues plus farfelues les unes que les autres, un ensemble aussi folklo pour les yeux que pour les oreilles. Le public est en transe, tout le monde saute, chante, danse et les slammers ne manquent pas. Metsämies, Juodaan viinaa, Petoelaimen Kuola, tout ça file à vive allure. C’est ensuite la tant attendue Vodka qui va finir d’embraser Le Bikini, le refrain est repris en cœur par la foule complètement exaltée ! Ca remue dans tous les sens, c’est comme ça qu’on fait du sport chez nous ! Korpiklaani nous offre un final endiablé avec Rauta. Un set de seulement 40 minutes passé bien trop vite mais d’une qualité et d’une intensité remarquable, pour moi leur meilleur show parmi les 5 que j’ai eu l’occasion de voir. Bravo et merci pour cette ambiance de folie.

La scène se voit transformée par le décor imposant de Sabaton, les suédois ne font pas les choses à moitié : backdrop aux couleurs de leur 7ème album Heroes sorti cette année,  batterie posée sur un tank ainsi que tous les accessoires de la parfaite panoplie militaire (Mince je suis venue voir Les Village People ?). C’est aux alentours de 21h50 que The Final Countdown retentit (Ah non je suis venue voir Europe en fait ?) reprise en cœur par la quasi-totalité des spectateurs.  Enfin, la salle est plongée dans le noir et le groupe fait son apparition sur l’intro The March to War suivie de Ghost Division. Le public qui est déjà chaud comme la braise, continuera sur cette lancée et sera en folie durant tout le concert. Joakim Brodén, en véritable showman, prend plaisir à communiquer avec ses fans, alliant humour et émotion (on n’oubliera pas que monsieur aura eu la chair de poule en réponse aux chaleureuses acclamations de la foule). Les morceaux se suivent : To Hell and Back, Carolus Rex, 40 :1, Goot Mit Uns… Malheureusement pour moi la soirée va s’achever rapidement à cause d’un choc à la tête causé par un slammer. J’aurais quand même eu le plaisir de voir mes potes faire leur human surfing, maintenant incontournable figure des concerts toulousains ! Notre cher Romain se verra d’ailleurs offrir les lunettes de Joakim suite à cette performance (et il n’en est pas peu fier !).  Une trentaine de minutes durant lesquelles  je n’ai pas pu apprécier le show, trop occupée à regarder ce que je risquais de me prendre sur la tête… et bim!

Ce concert a tout même remporté un franc succès, et nombreuses sont les personnes qui le citent comme leur meilleur concert de cette fin d’année. Pour ma part, Korpiklaani a vraiment assuré mais je suis loin d’avoir été transcendée, et au risque d’en décevoir certains, je trouve que Sabaton fait passer la mise en scène avant la musique, et je viens avant tout pour la musique. Bien évidemment j’apprécie les groupes qui savent communiquer avec le public et je remercie Týr, Korpiklaani et Sabaton qui, quoiqu’il en soit, ont tout donné ! Merci à Bleu Citron, au Bikini et à toutes les personnes présentent qui ont su retourner la salle (encore) !

Auteur: Fanny Dudognon

Photos: Jérôme Jacques

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