Rone

Rone

Samedi 27 janvier – Soirée électro au Bikini pour bien finir ce premier mois de l’année, avec une programmation juste : le show est annoncé complet. Cela se voit à 21h avec une queue inhabituelle qui mettra du temps à se désemplir.

Sans surprise donc, le Bikini n’est qu’à moitié plein au début de Synge. Sur scène, on découvre un duo polyinstrumental assurant, sur base de pads et de guitare, une électro ambiant à souhait et relativement calme malgré des beats parfois très marqués. Par-ci par-là, quelques touches de chant ou des samples comme le titre R2D2 de Lomepal viendront également agrémenter le show. Néanmoins, nous resterons un peu sur notre fin, non vraiment à cause de la prod mais plutôt car ce genre de musique assez deep conviendrait peut-être plus à une fin de soirée qu’à une première partie. Malgré cela, le public finira par remuer la tête tranquillement jusqu’à 22h et la fin du set.

Rone est un genre d’ovni sur la scène electro française : aucune pub, très peu d’émissions, des feat toujours très originaux pour une carrière saluée par nombre de professionnels ainsi que par un public de plus en plus grand. Il était ce soir au Bikini pour présenter Mirapolis, son dernier album sorti le 03 novembre dernier. Si celui-ci devait être un album sans featuring, il s’est transformé en “fête foraine sous acide” pour reprendre les mots de Rone. Pourtant, ce n’est pas vraiment l’impression qu’il donne en live : toujours aussi spatial, il offre aussi comme avec I, Philip ou Brest une dimension cinématographique incontestable. Cela explique peut-être le décor travaillé sur scène, où une ville fictive se met à se mouvoir et à s’illuminer sous l’effet d’un lightshow impressionnant. On sait que l’ambiance visuelle est primordiale dans un concert d’électro : l’équipe de Rone l’a clairement compris et mettra en oeuvre quelque chose de tout à fait unique. Mêlé aux nouveaux titres de Mirapolis, mais aussi à des plus anciens comme l’inévitable Bye Bye Macadam en rappel, le spectacle sera complexe, complet aussi et captivera le Bikini bondé du début jusqu’à la fin. Mais Rone, ou plutôt Erwan Castex ici, est un personnage fascinant en lui-même : il finira par descendre, lui, le timide, de la scène pour faire le tour du premier rang avant de se noyer dans la foule en sueur de la salle. Cela viendra clore ce qui, pour sûr, reste l’un des meilleurs concerts d’electro qu’il nous ait été donné de voir.

Auteur : David Vacher

Photos : Antony Chardon

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