RBK WARRIOR (Sexy Sushi)

28 mars 2015 – Ce soir, Les Productions du Possible investissent le Connexion Live dans le cadre du Pink Paradize Festival. Une soirée Diversités Féminines avec un DJ Set de Rebeka Warrior, caution féminine du duo Sexy Sushi.

La soirée démarre dès 21h avec, derrière les platines, le D.A des Productions du Possible himself -sans doute l’invité surprise qui nous avait été promis- Mick Athias alias Mr MagnetiX (on retrouvera Mick pour la clôture du festival le 3 avril au Bikini avec son groupe Le Catcheur, La Pute & Le Dealer). Il passe ensuite le relai à la DJ toulousaine Billy June, que j’ai déjà eu occasion de voir en première partie de Christine and the Queens et qui décidément ne me convainc pas. Ni par son style musical (mais les goûts et les couleurs…), ni par ses très mauvaises transitions (et là nous sommes tous d’accords). Pendant que l’on commence à trouver le temps long, le public commence à se faire nombreux au sein du Connexion. 23h30, Rebeka Warrior rejoint enfin la scène. Le crâne rasé, les yeux dissimulés derrière une paire de lunettes de soleil qu’elle ne quittera pas de la soirée et couverte d’une sorte de châle (un tapis peut-être ?) lui donnant presque une attitude de gourou face à un public toulousain enthousiaste de la recevoir. Derrière ses machines elle commence par balancer un son minimal et incisif et met son public en transe dès les premières minutes. Déjà au premier rang on lui tend une bouteille de soja dans le but de s’en faire arroser. Amusée, Rebeka se prête donc au jeu. Effet sexy sushi garanti ? Pas vraiment. Il faudra donc désormais supporter cette odeur pugnace et peu appétissante de soja qui se mêle à celle de transpiration. Une jeune femme enjambe la scène avec l’intention d’échanger un baiser avec  Rebeka. Et ça marche. Puis une seconde jeune femme décide de rejoindre elle aussi Rebeka sur scène, armée du micro elle se met à entonner “Oublie-moi“, et très vite tout le monde veut rejoindre Rebeka sur scène, donnant lieu à une grosse scène d’anarchie que les vigiles essaient de canaliser (avec beaucoup de mal et un peu de brutalité tout de même). Vient alors J’aime mon pays. Tiens, enfin un morceau des Sexy Sushi ! Le public reprend évidemment les paroles à l’unisson. Mais Rebeka, ne sortant pas des clous de son DJ Set, ne nous a malheureusement pas fait l’honneur de chanter le titre en live. Un peu frustrant.

Entre l’absence du “décor rose bonbon” annoncé sur l’évènement et le DJ Set de Rebeka Warrior tirant vers la makina, la soirée, qui malgré tout semble avoir été appréciée par la majorité du public, ne m’a pas vraiment conquise.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

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