16522986_1631388633554737_2003348804_nLa dissolution du groupe Agalloch a fait couler énormément d’encre au cours de la dernière année. Le choc a été brutal mais rapidement, deux nouveaux groupes ont émergés des cendres, permettant de redonner de l’espoir aux fans. Pillorian, groupe formé de John Haughm, guitariste et chanteur d’Agalloch et de membres de Maestus et Uada, est l’une de ces nouvelles formations.

Leur premier album, Obsidian Arc, démarre sur des notes qui feront saliver n’importe quel fan d’Agalloch, puisqu’on peut déceler un rappel à She Painted Fire Across the Skyline. Ce ne sera qu’un bref rappel puisque, rapidement, la distortion et la double-pédale prennent sa place, donnant le ton à un album qui se veut plus lourd et plus agressif que ce que John Haughm nous a servi dans ses projets précédents. Le mixing et le mastering, réalisés par Markus Stock d’Empyrium sont d’une finesse remarquable. La chaleur de la sonorité est inhabituelle pour du black metal. Elle fait revivre quelques souvenirs des premières écoutes de Not Unlike the Waves.

John Haughm est au sommet de sa forme d’un point de vue vocal. Toute la diversité qu’il a bâti précédemment se retrouve sur l’album, des vociférations aux chuchotements. Son chant clair traditionnel, qui n’a jamais été sa plus grande force, reste toutefois à travailler. Quant aux guitares, elles font preuve de retenue, avec quelques solos discrets qui se mêlent très bien à la musique. Les riffs sont excellents sans être effrénés, et là n’était pas l’objectif de toute façon. En ce qui a trait à la batterie, blast beats et double-pédales sont présents mais, comme pour les guitares, sont livrés avec soin et retenue. L’ambiance générale de l’album est tout de même familière. Les sections agressives sont entrecoupées du calme et de la méditation auxquels on peut s’attendre du guitariste de Maestus et du cerveau derrière Agalloch.

Si la plupart des morceaux sont empreints de grandeur et de riffs riches, Archaean Divinity se démarque par la paresse de son écriture. Les guitares et la batterie semblent ennuyeux et répétitifs. Ce point faible est probablement amplifié puisque le morceau se trouve entre By the Light of a Black Sun et The Vestige of Thorns, les deux meilleures pièces de l’album.

Pillorian a réussi l’exploit non-négligeable de livrer un album de qualité en un temps record. On peut donc entrevoir un avenir très prometteur pour cette nouvelle formation.

8/10

Les incontournables: By the Light of a Black Sun, The Vestige of Thorns, Forged Iron Crucible, Dark is the River of Man.

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Auteur: Luc Dubois.

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