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22 février 2017 – Le Bikini a ce soir enrichi sa scène electro de deux nouveaux noms, après Fakear ou encore Thylacine. Sous le signe de la jeunesse, c’est le jeune Katuchat, âgé de seulement 24 ans, qui apparaît sur scène pour la première partie. Ce qui nous a marqué, avant même d’avoir entendu la musique, c’est l’insuffisance scénique que l’on doit au Bikini. Une petite installation en coin de scène, un jeu de lumière quasi-inexistant ; rien est fait pour mettre le jeune Maxime en valeur. Et en effet, nous n’avons vraiment pas réussi à rentrer dedans : une musique très (trop ?) variée, faisant se succéder des airs africains, des samples hip-hop et des morceaux plus planants pour un mélange hétérogène qui nous a un peu perdu. On a tout de même apprécié de découvrir un artiste pleinement impliqué dans son set, mais qui ne saurait nous faire dire que le live du jeune tourangeau tout droit sorti du label Moose Records est à la hauteur de ce qu’a pu être son dernier EP, Lapis Lazuli, sorti en septembre 2016. La liste des 5 tracks, dont le très réussi Adyama, annonçait un set Future Beat assez planant, que nous n’avons malheureusement pas retrouvé ce soir ; mais on reconnaît volontiers un potentiel à suivre.

Après un changement de scène assez long (quand bien même l’installation suivante était déjà présente depuis le début), c’est au tour du tant attendu Petit Biscuit, alias Mehdi Benjelloun, de rentrer en scène. Du haut de ses 17 ans, il donnera le ton d’entrée avec une intro très prometteuse, et qui annonçait bien la suite. La suite ? Un show lumière magnifique, combinant des “barreaux de lumière” devant l’artiste et une installation vidéo en arrière-plan qui dévoilera un ensemble d’images plus ou moins oniriques et abstraites, en tout cas très colorées. Le contraste avec la première partie est frappante, et il dépasse peut-être même d’autres scénographies telle que celle de son “grand frère” Fakear notamment. Outre les lumières, “le petit prince de l’electro” s’est montré d’une énergie renversante, alimentée ça et là par une prestation instrumentale (guitare, percussion, pad) et par une communion avec le public au travers d’applaudissements et d’appels à la danse – nous rappelant cette fois des artistes comme Møme. Musicalement, on retrouve l’electro planante qu’il nous a faite découvrir dans l’EP qui porte son nom : Petit Biscuit (2016). En revanche, on a été surpris par le rythme et la dynamique présents tout le long du set; et qui contrastent avec la tranquillité sensible que l’on connaissait chez lui. Résultat : la prestation était un véritable “show”, mais les nuances qui différenciaient les morceaux sur l’EP se sont estompées en live, provocant un léger essoufflement sur la fin. Il n’empêche que Petit Biscuit s’est montré à la hauteur de nos attentes, avec une prestation parfaitement maîtrisée tant au niveau musical que dans l’échange Lumières/Son ; et quelques morceaux inévitables en clé de voûte à l’instar du track qui l’a fait connaître : Sunset Lover. Une soirée en demi-teinte donc, au sens figuré comme au sens propre puisque la différence entre les deux scénographies a fait pour beaucoup dans notre ressenti général et notre comparaison entre les deux artistes de ce soir.

Auteur : David VACHER

Photographe : Antony CHARDON

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