Fhin

Lundi 20 Novembre – Soirée électro chill au Zénith ce soir avec le phénomène Petit Biscuit précédé d’une découverte. Fhin : voici le nom de celui qui aura l’honneur de débuter aujourd’hui.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il propose un projet très semblable à son successeur, à savoir de l’électro chill polyinstrumentale. Malheureusement pour lui, suite à un problème d’organisation assez incompréhensible, l’ouverture des portes soir sera annoncé à 20h … tandis que Fhin débutera à 19h30. Le résultat est évident puisqu’enormement de monde arrivera en retard. Cela ne l’empêchera ni d’avoir visiblement le trac, ni de faire son set très calme, trop peut-être puisqu’il ne chauffera pas vraiment la salle. Les premiers morceaux sont agréables, plutôt reposants et offrant l’opportunité au jeune artiste de laisser exprimer ses talents de musiciens : batteur, guitariste et chanteur. Néanmoins, on a un peu l’impression de tourner en rond, les morceaux ne proposant qu’assez peu de contrastes les uns les autres. C’est un piège assez répandu dans ce genre, et les performances instrumentales sont encourageantes, attestant d’un projet un peu plus poussé que celui d’un simple DJ. Une reprise de Starmania viendra s’ajouter à son set, de manière beaucoup trop audacieuse : on se demande ce qu’elle fait là. L’ensemble nous paraît donc mitigé, entre bonnes idées et jeunesse un peu trop visible du projet. À voir maintenant comment celui-ci va évoluer.

Petit Biscuit

Après un changement de scène raisonnable, comblé en partie par un clapping un peu instable, Petit Biscuit débarque sur scène. Son set se révélera mi-semblable mi-novateur face à sa précédente configuration. Même décor scénique, mêmes répliques, mêmes mouvements : on s’y retrouve clairement. Néanmoins, l’idole des jeunes a visiblement repensé son projet live tandis que son premier album vient de sortir au début du mois sous le nom de Présence. Un écran immense s’est incrusté en fond de scène, diffusant des constructions abstraites extrêmement colorées. De son côté, nous sommes surpris de le découvrir chanteur (le rapprochant encore un peu plus de la première partie) : la performance est moyenne mais encourageante puisqu’elle marque un tournant dans la jeune carrière du DJ. Enfin, le set s’est enrichi de ses dernières productions. On trouve le mélange anciens titres / nouveaux titres trop hétérogène, passant de l’un à l’autre sans que la transition soit fluide. Cela n’empêchera pas le public (à peine 2000-2500 personnes) d’être conquis, sur les morceaux ambiant comme sur les morceaux plus house. Dernier point : au risque de paraître sévère nous avons trouvé ridicule l’intervention de Bigflo & Oli en fin de set. Avant tout car les deux univers sont totalement incompatibles, mais aussi et surtout car les feats des deux rappeurs se multiplient dans le seul but commercial : à croire qu’on est obligé de les inviter sur toutes les dates toulousaines.

Une soirée en demi-teinte donc, avec des points positifs et négatifs des deux côtés. Un bon moment qui ne restera certainement pas dans les annales.

Photos et rédaction : David Vacher

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