Ayant eu un regain de vie avec leurs trois albums précédents, de nombreux amateurs attendaient avec impatience le nouvel opus de la formation Overkill. Même si la pochette de The Grinding Wheel est une représentation textuelle de son titre, on remarque que l’agencement des couleurs vert et noir est plus sombre que sur leurs plus récents albums.

C’est avec un puissant passage instrumental axé sur la batterie et la basse que débute l’écoute de Mean, Green, Killing Machine. Avec son rythme endiablé, il ne sera pas surprenant de voir cette dernière créer un énorme moshpit lors des concerts. Le groupe incorpore aussi des éléments plus fluides et entrainants dans la section médiane de cette pièce avant de revenir à la charge avec une musique très agressive en fin de composition. Goddamn Trouble est quant à elle plus rapide et contient une influence punk qui va bien entendu interpeler le côté rebelle des métalleux. Comme le titre de cette pièce l’indique, la formation excelle sur Our Finest Hour. Non seulement la musique est endiablée, mais la voix de Bobby Ellsworth est toujours aussi puissante que dans la période glorieuse du groupe. Après cet excellent début d’album, nous avons droit à une autre composition axée sur une puissante mélodie thrash qui a pour titre Shine On. Mais cette dernière incorpore aussi un excellent passage doom qui rappel la musique du titre The Years Of Decay. En plus de laisser beaucoup de place à la basse de D.D. Verni, la pièce The Long Road met aussi en évidence le travail des guitaristes Dave Linsk et Derek Tailer. Malgré l’omniprésence de l’influence punk dans plusieurs compositions, le groupe opte pour une approche totalement différente avec Come Heavy. Son style plus fluide et entrainant est mené habilement par une lourde mélodie de guitare et de basse. Cette pièce agit cependant comme interlude avant l’ultra rapide Red, White And Blue qui met en évidence Ron Lipnicki comme maitre de la vitesse. Il faut aussi mentionner l’agressivité des guitares ainsi que le puissant refrain. L’album prend donc fin avec sa plus longue pièce. S’échelonnant sur huit minutes, The Grinding Wheel incorpore le style thrash et punk, mais nous y retrouvons aussi les influences de Black Sabbath et Iron Maiden. Le groupe incorpore aussi des éléments atmosphériques tout au long de ce titre, faisant en sorte que la finale soit grandiose. Prendre note que version digipak de l’album contient une excellente reprise d’Emerald de Thin Lizzy.

Fidèle à leur habitude, la formation Overkill nous offre un nouvel album à saveur thrash de haute qualité. The Grinding Wheel n’est pas révolutionnaire, mais le groupe nous offre encore une fois une musique énergique et directe, même si cette dernière s’éternise un peu trop par moment.

Note : 8.6/10 – Puissance et agressivité toujours au rendez-vous !

Auteur: Albert Lamoureux

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