17 octobre 2017 – Une semaine après la soirée passée avec, entres autres, Thy Art is Murder, Deadly Rhythm nous donne de nouveau rendez-vous au Connexion Live pour une soirée un peu moins brutale. Cette fois, ce sont les américains de Our Last Night qui débarquent, accompagnés de New Volume et Blessthefall.

Pour des raisons que je ne détaillerai pas ici – parce que, de une, vous vous en fichez certainement et de deux, ça ne vous regarde pas – je n’arrive au Connexion qu’à 21h. La moitié du concert est déjà passée et la tête d’affiche vient de commencer son set. L’occasion pour moi de lancer un petit jeu : on inverse les rôles, pour une fois c’est vous qui allez me raconter les premières parties, et en essayant de rendre ça intéressant s’il vous plait, ça vous donnera l’occasion de comprendre l’enfer des live reports.

Sans avoir eu l’occasion de me chauffer donc, j’entre dans la salle. Les fans sont massés devant la scène et bondissent tels de fringants cabris. Je dois avouer que cette première approche m’enchante plutôt. Une bonne énergie se dégage sur scène, c’est gentillet mais dynamique et sans être la guerre dans le public, l’ambiance est là. Le groupe connu pour ses reprises a choisi ce soir de nous inonder avec des titres originaux : I’ve Never Felt this Way, Fate ou Ivory Tower. C’est Trevor, au chant, qui s’accapare le rôle de MC, ce qui se résume à balancer à la fin de chaque morceau un petit « I fucking love you » et à nous faire souhaiter un joyeux anniversaire à Tim (et encore joyeux anniversaire Tim). Après que le groupe est entonné la seule reprise qui sera jouée ce soir – Shape of You de Ed Sheeran – les choses tournent au vinaigre comme on dit par chez moi. Les musiciens décident de sortir les guitares acoustiques pour quelques morceaux à jouer autour du feu de camp. Malheureusement, moins d’instruments sur scène ça veut dire moins de bruit pour couvrir les erreurs au chant. Et là nos deux chanteurs n’assurent pas, comme le corne dans mes oreilles la jeune fille un tantinet énervée à côté de moi « C’EST FAUX ! ». Et ce moment à la fois gênant et douloureux va durer le temps de trois  -longs- morceaux, Falling Away, Reality Without You et White Tiger. On repasse ensuite à quelque chose de plus dynamique.

Le groupe a cependant encore de la ressource et a surtout trouvé un des cache misère les plus badass qu’il m’est été donné de voir. Quand ton groupe n’assure pas sur scène, il faut réussir à attirer l’attention sur autre chose, au moins le temps d’un morceau, ça fait gagner un peu de temps. Parmi toutes les techniques possibles pour détourner l’attention de la scène, OLN a choisi d’envoyer son bassiste valdinguer dans le public. Mais attention, on ne parle pas d’une petite descente de scène, le jeu ici était de sortir de la salle Alex pour le ramener ensuite sur scène sans que ses pieds touchent le sol. Habile.

La fin du concert approche et le groupe est de moins en moins en place, je passerai rapidement sur le massacre de Younger Dreams, Ghost in the Machine et Home qui n’a pas l’air de gêner les fans devant la scène, toujours absorbés par le set – ou les yeux de biche de Trevor, va savoir. Le groupe retrouve un peu de sa contenance pour les derniers morceaux, Common Ground et Sunrise et me permet de ne pas partir sur une note trop négative, même si la déception reste présente.

Une soirée un peu courte pour moi qui aurait aussi aimé voir les autres groupes, et un peu décevante puisque ma première avec OLN n’était pas vraiment à la hauteur. Les fans cependant semblent être ravis, au final c’est peut être ça l’essentiel. Je remercie donc les groupes, organisateurs et la salle en leur nom.

Auteure : Anaëlle Martin

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