La dernière fois que j’ai vu Moderat en 2014, je savais que je ne pouvais plus jamais manquer un show de Moderat. Ever. L’année dernière, j’ai manqué Moderat et je m’en suis mordu les doigts pendant 333 jours précisemment.

Leur dernier passage à Montréal, mardi dernier, était à la hauteur de mes souvenirs et des mes attentes. Un show qui semble tout simple et tout doux de l’extérieur mais qui, en réalité, devient un moment de transe et de pure euphorie collective. Impossible d’être down pendant ce spectacle, je vous l’assure.

Ça commence d’abord par une anticipation palpable de la foule. Une première partie par CRi dans les bonnes vibes pour primer tout ce beau monde là. On continue ensuite avec une entrée en scène sobre, mais dès qu’on entame la deuxième pièce, A New Error, on sent que le tout va déraper… dans le bon sens. Et s’enchaîne des jeux de lumières à créer des crises d’épilepsie, des projections visuelles imposantes et graphiquement bien réalisées, le mouvement des corps de quelques milliers de personnes rassemblées, et un groupe de 3 allemands qui occupe cette scène avec assurance. Plus le temps avançait et plus l’intensité grimpait, mais avec une énergie calculée. Tout était en synergie; les accords, toi, les tonalités vocales, les jeux de lumière, moi, les corps mouvants, nous, surtout nous tous.

Si le bien être intérieur et l’appréciation du moment présent avait un nom, à mes yeux il s’appellerait Moderat.

Auteure: Laurie Goudreau

Photographe: Hélène Dickey

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