24 juillet 2017 – Qu’est-ce qui arrive quand deux groupes powerhouse qui donnent tout sur scène se réunissent ensemble pour une tournée? Tous ceux qui ont assisté au spectacle de Lamb of God et Behemoth vous diront la même chose: Ils défoncent la baraque! La tournée inclut aussi les géants de Slayer sur plusieurs dates, mais ils étaient absents pour la seule date canadienne de la tournée, ainsi que pour quelques autres.

Comme première partie, evenko sont allés piger dans les excellents groupes locaux et ont rajouté les vétérans de Cryptopsy au spectacle, question de s’assurer de bien commencer la soirée. Surprenamment, aucun groupe n’a sorti de nouveau matériel depuis 2015 (2014 dans le cas de Behemoth), mais les fanatiques se sont tout de même massés aux portes du Metropolis qui affichait complet. 

Behemoth, après trois ans de tournée sur leur plus récent (et excellent) opus The Satanist (Nuclear Blast), en ont tiré Blow Your Trumpets GabrielMesse Noire et Ora Pro Nobis Lucifer et ont inclus plusieurs anciens classiques comme Conquer All, Ov Fire and The Void et Decade of Therion. Le groupe Polonais a prouvé encore une fois qu’il était une des forces les plus importantes du death metal en concert. Ils ont fait chanter, crier et mosher la foule, et les quelques uns qui n’étaient pas encore convertis au phénomènes se sont vus menés vers la lumière (ou la noirceur?) avec une performance sans pareille à laquelle Behemoth nous a habitués. Ils ont conclu leur spectacle avec Chant for Ezkaton 2000, une constante depuis quelques années.
Lamb of God ont quant à eux pris la scène avec leur fougue et leur vigueur habituelle. Le groupe n’a plus rien à prouver à personne – mis à part peut-être à un ami français qui en était à sa première expérience qu’il a qualifiée de “concert des Red Hot Chili Peppers sur le moonshine et la mauvaise méthamphétamine”, commentaire étrangement positif malgré tout – mais ne s’est jamais assis sur ses lauriers. S’il y a un groupe qui a compris que le nerf de la guerre de la musique au 21e siècle est d’offrir un spectacle sans égal, c’est bien l’ensemble de Randy Blythe! Je n’ai jamais personnellement été un grand amateur des albums du groupe, mais force est d’admettre que leur performance live vaut le détour. Ce fait est corroboré par la violence et l’intensité des mosh pits, qui sont parmi les plus intenses qu’il m’a été donné d’expérimenter avec ceux des légendes du thrash Slayer. Ils ont gâté les fans de la première heure avec beaucoup de morceaux tirés des années 2000, comme Laid To Rest, Now You’ve Got Something To Die For (Une excellente façon d’embraser une foule déjà énervée), Blacken The Cursed Sun et Ruin, tout en parsemant des chansons du plus récent album VII: Sturm Und Drang (2015, Nuclear Blast) dont 512 et Still Echoes. Ceux qui sont inquiets de la relève dans le metal auraient pu voir ce jour là que l’avenir est entre bonnes mains… Même s’il reste encore bien du chemin à faire!

Photographe: Sophia Khmil

Auteur: Phil Mandeville

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