Lacuna Coil

28 Novembre 2017 – C’est au Metronum de Toulouse que nous nous dirigeons ce soir pour accueillir les italiens de Lacuna Coil. Mais c’est d’abord le groupe suisse Cellar Darling qui est censé assurer la première partie. Arrivant sur les lieux à 20h30, je crois l’avoir manquée de justesse, mais c’est en fait un concert surprise du groupe Sinheresy que j’ai raté.

Tant pis, je m’installe donc pour profiter de la vraie première partie que je vais finalement pouvoir voir. Groupe, tout nouveau, venu présenter son premier album This Is The Sound, il est emmené par la chanteuse Anna Murphy, accompagnée d’un guitariste, un bassiste et un batteur. En plus de chanter, Anna joue de la vielle – instrument qui captera beaucoup de mon attention et de ma curiosité pendant le set – mais également un peu de flûte traversière. Le tout donne un style assez particulier, que l’on pourrait qualifier de folk metal, mais qui me fait de mon côté plus penser au metal symphonique de Within Temptation par exemple.

C’est une agréable découverte pour moi, leur univers est intéressant, certaines compositions envoûtantes, d’autres beaucoup moins. Anna Murphy a une bonne présence scénique et un enthousiasme qui fait plaisir à voir. Du côté des musiciens, le guitariste assure un peu le show à lui tout seul, c’est dommage. D’autant plus que la basse est au final quasi inexistante – faute à la salle ou au groupe, je ne sais pas.

Dernier point noir, si le début était prometteur, la formule aura finalement tendance à s’essouffler en s’approchant de la fin de ces 45 minutes de première partie, certainement par manque d’énergie. Malgré tout cela, la prestation aura tout de même été assez encourageante, surtout pour ce groupe finalement assez jeune.

Après une vingtaine de minutes d’attente, les musiciens de Lacuna Coil débarquent sur scène les uns après les autres. Ils sont maquillés et grimés avec des sortes de camisoles de force. Ils ont clairement décidé de jouer à fond sur le thème de la folie (rappelons que le titre de leur dernier album est Delirium…). Mention spéciale au batteur, qui donne l’impression de venir du nord de Westeros, et au bassiste qui aurait pu sortir tout droit d’un roman de Stephen King.

À peine installés et l’intro passée, le groupe envoie Ultima Ratio et là on sent direct la différence avec la première partie ! La foule, relativement clairsemée ce soir, semble se réveiller et se met à sauter et crier comme un seul homme. Les gens présents ce soir sont vraiment de gros fans ! Et je les comprends mieux en voyant la performance des musiciens. Je connaissais au final assez peu et ne m’attendais pas à voir débarquer tout ce débordement d’énergie. Pour son premier passage à Toulouse, le groupe semble ravi de l’accueil que nous lui faisons et se déchaîne d’autant plus. Les deux chanteurs, Cristina Scabbia et Andrea Ferro, sont assez exceptionnels, que ce soit au niveau de la puissance que de la justesse de leur chant (moins pour Andrea, mais celui-ci se contentant de scream la plupart du temps, ce n’est pas très dérangeant). En plus de cela, ils font preuve d’un très bel échange avec le public, prenant régulièrement la parole entre les chansons, souvent pour nous remercier et nous dire à quel point ils kiffent être là. Derrière eux, le batteur Ryan Blake Folden assure également le show à sa manière, ayant visiblement un don pour jongler avec ses baguettes pendant qu’il joue. Globalement on sent vraiment une bonne humeur qui se dégage du groupe ce soir, et une affinité sincère entre ses membres. Beaucoup d’autres groupes ont tendance à l’oublier, mais c’est en fait assez important pour installer une bonne ambiance.

Au niveau de la setlist, on aura évidemment beaucoup de chansons du nouvel album Delirium, avec bien sûr le titre éponyme, mais aussi Blood, Tears, Dust ou encore My Demons. On a également droit à de plus vieux morceaux, notamment ce grand moment avec la très connue Our Truth précédée par la reprise de Enjoy The Silence, où Cristina Scabbia poussera le public à chanter avec elle.

Après un peu plus d’une heure de concert, les musiciens nous quittent, pour mieux revenir après avoir gonflé un sapin de Noël et un bonhomme de neige, décorations adéquates de la scène en cette période de fin d’année. C’est donc avec le titre Naughty Christmas qu’ils entament ce rappel, suivi par Heaven’s a lie, avant de terminer sur un final éclatant avec la première chanson du dernier album : The House of Shame.

Au final, le seul point négatif que je retiendrais de cette soirée sera la durée un peu courte du set de Lacuna Coil : 1h25 environ. C’est assez peu, surtout pour un groupe ayant 8 albums studio à son actif. Pour le reste, merci beaucoup pour cette belle leçon de scène que nous avons reçue ce soir.

Auteur : Sylvain Ginestet

Photos : Antony Chardon

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