Joel Plaskett-10

28 mai 2015 – Le théâtre Corona s’est donné un nouveau look ce jeudi 28 mai pour la venue de Joel Plaskett, chanteur de rock d’un talent extraordinaire. De jolies petites tables recouvertes de nappes rouges avaient émergé du plancher du parterre, afin que le public puisse s’asseoir et siroter une bière tout en se délectant les oreilles de la musique de Joel et de celle de Mo kenney, la chanteuse qui performe en première partie de ce show fantastique, auquel près de 400 personnes étaient conviées.

Mo Kenney est une jeune chanteuse nous provenant de Nouvelle-Écosse, avec son look à la Ellen Degeneres, sa voix à la Florence + The Machine, et sa musique… tout simplement à la Mo Kenney! S’accompagnant de sa guitare, d’un batteur et d’un bassiste, elle nous a envoûtés dès les premières notes, nous faisant passer une demi-heure tout simplement magique. Mais rien ne pouvait nous préparer à ce qui s’en venait.

Je ne connaissais pas Joel Plaskett jusquà ce soir-là. Laissez-moi vous dire que je le connais et que je l’admire au plus haut point, maintenant. Aussitôt que le géant d’Halifax est entré sur scène avec sa guitare et son charisme, le public était déjà conquis. Accompagné d’un clavier, d’une batterie, d’une basse et d’une autre guitare (jouée par nulle autre que Mo Kenney), il s’est lancé corps et âme dans sa musique, nous faisant ressentir chaque petite parcelle de notre être à travers les vibrations musicales qu’il faisait sortir des speakers.

Au fur et à mesure que le show avançait, ses musiciens quittaient la scène, un à un, sans que (presque) personne ne s’en aperçoive, le laissant éventuellement seul face au public. Je ne le savais pas, mais ce n’était qu’un début. Il avait déjà esquissé quelques pas de danse et raconté quelques anecdotes, mais ce qui s’en venait était sans pareil.

Joel nous a chanté une ou deux chansons en solo, pour ensuite rappeler ses musiciens sur scène et entamer un cover de la chanson Royals de Lorde, et sincèrement, même en tant que fan de cette jeune artiste, je trouve que Joel a rendu cette chanson mille fois meilleure (si c’est possible). Cette véritable bête de scène se prenait pour Fred Astaire, virevoltant avec sa guitare partout où il avait la place. Il a pourtant fini par s’asseoir tranquillement en indien sur scène et faire une chanson complète dans cette position. Et quelle chanson! Une mélodie endiablée qui donnait envie de bouger le corps dans tous les sens, mais les tables nous empêchaient malheureusement de transformer le show en soirée dansante. La chanson The Park Avenue Sobriety Test a fait lever une foule déjà en délire, surtout que les musiciens de Mo Kenney se sont rajoutés à la fête pour cette chanson-là, qui était la dernière… En théorie!

Joel a été rappelé par la foule et il est revenu avec ses trois musiciens et avec Mo, la laissant chanter la première chanson du rappel. Il a ensuite enchaîné avec la chanson Through & Through & Through, pendant laquelle il s’affairait à prendre des photos des musiciens, du public et même des selfies, avec un Polaroïd. Déposant ensuite un fedora sur sa tête, il s’est démené comme un fou sur la scène, au point que son chapeau n’a duré que trente secondes sur son crâne avant de tomber. Joel Plaskett nous a fini tout ça en beauté avec une chanson de remerciement totalement improvisée, ce qui en a fait sourire plus qu’un.

Si j’avais à donner une note sur 10 à ce show (c’est exactement ce que je dois faire, en fait), ce serait un 9,2/10, qui aurait pu être un 9,5/10 s’il n’y avait pas eu de tables dans le dance floor.

Vous pouvez aller en savoir plus à propos de Mo Kenney et de Joel Plaskett sur leur site respectif, soit : mokenney.com et joelplaskett.com.

Auteur : Sebastian Pizarro-Cionti

Photographe : Eric Brisson

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