DSC_4528bis19 Juin 2014 – En ce jeudi soir, le Zénith de Toulouse sonnera blues avec la présence de Joe Bonamassa dans notre ville rose. Du haut de ses 37 ans, ce jeune virtuose de la guitare écume les scènes du monde entier depuis 25 ans. Déjà à l’âge de 12 ans, le jeune Joe faisait la 1ère partie du légendaire blues man BB King et jouait auprès des plus grands comme Eric Clapton, Gary Moore, Buddy Guy, ZZ Top, Beth Hart et bien d’autres encore. Il n’est donc pas étonnant qu’1/4 de siècle plus tard, il soit considéré comme l’un des plus grands guitaristes de notre époque, voire de tous les temps.

Après cette courte présentation, passons aux choses sérieuses. Et une chose est sûre c’est qu’il ne fallait pas être en retard. A 20h pétante une petite intro résonne dans le Zénith encore plongé dans le noir, et la lumière éclaire petit à petit la scène. C’est ainsi que Joe Bonamassa fait son entrée, armé de sa Gibson Les Paul pour électriser la salle avec le classique Dust Bowl extrait de son album du même nom. Il enchaîne les morceaux, tantôt rock, tantôt blues avec une aisance déconcertante, un feeling digne des plus grands guitare héro. Il emmène son public dans son univers à coup de riffs bien pêchus, et de solos improbables tel une réincarnation de Jimi Hendrix. Mais il est impossible, ou presque, de tenir une prestation scénique seul avec sa guitare 6 cordes, Joe Bonamassa sait s’entourer des meilleurs musiciens. Carmin Rojas à la basse, qui a entre autres accompagné David Bowie, Tina Turner et Stevie Wonder. Lenny Castro aux percus, que l’on a pu voir au côté de Al Jarreau, Diana Ross, Stevie Wonder, Toto et Fleetwood Mac. Sans oublier Tal Bergman à la batterie qui par le passé a enflammé la scène aux côtés de Billy Idol, Chaka Khan et Simple Minds. Et pour terminer, c’est Derek Sherinian qui fût choisi pour s’installer derrière le clavier comme il l’avait fait auparavant pour Dream Theater, Yngwie Malmsteen, Zach Wilde et Alice Cooper. Excusez du peu. Du talent à l’état pur derrière chaque instrument pour une sonorité et un groove parfait. Et cela s’entend. Un plaisir pour les oreilles et un régal pour les yeux. Ils nous ont offert des morceaux tels que Blues Deluxe, Sloe Gin ou autres Who’s Been Talking issus des albums précédents, ainsi que des morceaux de son futur album (sortie prévue à l’automne prochain), comme le somptueux Oh Beautiful. Du pur bonheur pour un public déjà conquis.

Monsieur Bonamassa avec ses Gibson, Fender et autres Musicman, couplées à sa voix d’une justesse irréprochable, est certes mis en avant  par ses musiciens, mais il n’en reste pas moins reconnaissant d’être si bien entouré. Comme sur certains titres ou il s’efface du devant de la scène pour laisser place à un solo piano et orgue de Derek Sherinian. Ou encore, ce mémorable tête a tête percu/batterie délivré par Lenny Castro et Tal Bergman seuls sur scène, du grand art. Et c’est après 10 bonnes minutes et le retour du groupe au complet, que le prodige américain reprend sa place en devant de scène pour un solo d’une intensité exceptionnelle. Le set se terminera sur Ballad Of John Henry.

La salle est désormais debout et scande son nom pour un rappel. La configuration du Zénith en place assise, me laisse un petit gout amer quant à l’énergie du public. Celle-ci  pourrait être amplifiée si les spectateurs étaient debout, pour bouger et danser. Ce sera la seule fausse note de la soirée.

Et après quelques minutes d’applaudissements chaleureux, Joe à la guitare et Derek au clavier reviennent pour un morceau légèrement mystique du nom de Django tiré de l’album You And Me, rejoints par les autres membres du groupe pour clore un concert d’une qualité rare. Apres 1h45 de show, peut être un peu juste pour certains au vu du prix des places allant jusqu’à 100€, Joe et les membres du groupes viennent saluer au plus près leur public avant de se retirer. Mais Joe Bonamassa en live est un vrai phénomène, et le public reviendra sans hésitation, même avec des prix aussi hauts, car ça en vaut vraiment le coup. Merci Maestro !

SETLIST :

Dust Bowl
Oh Beautiful
Who’s Been Talking
Blues Deluxe
Slow Train
Song Of Yesterday
Love Ain’t Love Song
Sloe Gin
Ballad Of John Henry
———————–
Django
Mountain Time

Auteur & Photographe: David Torres

All content © 2017 Thorium Magazine - Interviews, News, Albums, Concours, Live reports et photos de concerts sur Toulouse et Montréal depuis 2009