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25 avril 2015 – Embêtant. J’ai été au show de James Bay, le 25 avril, au théâtre Corona Virgin Mobile, et maintenant je dois écrire une critique dudit show. Le problème est que bien que je ne connaissais pas cet artiste avant cette date fatidique, je suis maintenant un Jamesbayen. Un adepte de James Bay. Maintenant, comment écrire un article objectif à propos d’un artiste à qui je voue désormais un culte inconditionnel?

Commençons doucement, avec Marc Scibilia, un chanteur américain de style indie, à peu près le même style que James Bay. Ce jeune artiste de 28 ans, dont c’était le premier concert à Montréal, nous a servis une entrée de choix avec ses succès How Bad We need Each Other et This Land Is Your Land, agrémentés de quelques autres chansons que je ne saurais reconnaître, malgré leur grande beauté. Il a su mettre le public dans sa poche en élogiant Montréal à tour de bras, entre chaque chanson. Côté musical, rien à redire, c’était bien, c’était fantastique, Marc Scibilia a sans aucun doute livré la marchandise, accompagné de son percussionniste qui, d’ailleurs, a eu quelques pépins techniques, ce qui a obligé Marc à nous interpréter une de ses chansons accompagné uniquement de sa guitare acoustique. Meilleur. Pépin. Technique. Cette première chanson plus douce a changé le ton de cette première partie jusque-là plutôt énergique, ce qui nous a fait découvrir une autre facette de son art, tout aussi merveilleuse que celle déjà connue.

Le temps d’un court entracte (chapeau à l’équipe technique pour leur rapidité) et James Bay était sur la scène, nous commençant cette prestation divine avec la chanson Collide. S’il y a bien une chose que j’ai retenue du show, c’est bien à quel point le public au complet connaissait les paroles de toutes les chansons, sans exception. Ça ajoutait à l’impact émotionnel qu’avait déjà la musique de James Bay et ça donnait l’impression d’être une partie d’un tout, un tout musical qui te transporte d’univers en univers. James Bay était clairement un dieu vivant pour au moins la moitié du public présent ce soir-là, ce qui lui a valu d’être demandé en rappel. Inutile de dire qu’il ne s’est pas fait prier. Il est revenu, toujours accompagné de ses trois musiciens et choristes, pour entamer immédiatement sa chanson Incomplete, puis il a fini en beauté avec son énorme succès Hold Back The River. Sincèrement, je n’ai jamais vu une ovation aussi longue que celle après cette chanson. Ce show nous avait réservé des moments mémorables, vraiment.

J’ai eu de la difficulté à écrire ceci sans trop mettre James Bay sur un piédestal, mais maintenant que c’est fini, je peux le dire : allez explorer cet artiste qui vaut indubitablement le détour. Vous pouvez en savoir davantage sur Marc Scibilia, l’artiste invité à la première partie, sur son site internet, http://marcscibilia.com/, et pour James Bay, ça va être sur http://www.jamesbay.com/. Il va sans dire que les deux se sont forcés pour se trouver un nom de site internet!

Bilan de la soirée : je suis converti, je vais répandre la musique de James Bay à travers le monde (ou, de façon plus réaliste, dans mon cercle social). Si j’avais à noter cette soirée sur une échelle de 1 à 10, j’irais pour un 9,2 bien mérité.

Auteur : Sebastian Pizarro-Cionti

Photographe : Charlène Allaire

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