Igit

15 avril 2015 – Ce sont les compositions folk de Yellow, de leur nouvel EP Ma petite vie, qui chauffent la salle du Connexion Live en première partie. Ben, toulousain en carrière solo depuis 2008, est installé derrière une grosse caisse et diversifie ses morceaux en alternant les riffs au bandgo, guitare ou lap-steel – guitare qui se joue couchée en technique de tapping ou slides. Depuis 2013, il se produit au côté de Miss Véro qui apporte de la douceur tant dans les cœurs que dans les rythmiques avec sa basse. Il nous offre de belles balades en français, avec des rythmes et des textes plutôt joyeux, influencées probablement par sa carrière en tant que batteur dans un groupe de reggae, comme sur Yellowdie, De la tendresse ou encore Ma petite vie. On les découvre également dans la mélancolie avec une composition en anglais : Revelations. Ils nous quittent après une petite photo du public dans la position du Strongman, emblème du groupe et de la pochette du nouvel EP.

La lumière s’éteint pour n’éclairer qu’une guitare lap-steel, au devant de la scène, posée à plat sur un socle. Le dandy chapeauté s’installe alors dans la pénombre et laisse glisser ses mains sur l’instrument pour une magnifique introduction musicale. Igit sur scène ce n’est pas seulement un artiste, c’est surtout un véritable ”band” qu’il ne cessera de mettre en avant avec Antoine Barrau au chant et guitares, Hugo Zanghi à la contrebasse et à la basse, Paul Amboise à la batterie et Kenzo qui les accompagne au clavier pour quelques mélodies et apporte une petite touche électro sur plusieurs compositions du nouvel EP Les voiles.

D’une chanson à l’autre on lui découvre différents univers caractéristiques de son personnage au talent d’interprète, que ce soit dans la voix d’un fumeur de Million Cigarettes ou d’un séducteur sur Vous les femmes de Julio Iglesias à nous en faire oublier l’original. Guitare folk ou électrique, textes en anglais ou en français, voix rauque pour crier la souffrance de ses amours sur Je suis libre, voix posée pour compter ses déboires sentimentaux sur Courir, homme de scène il ne manque pas d’atouts pour séduire son public qui le lui rend en sourires, rires et applaudissements !

Comme il le souligne : 90 % de ses chansons parlent d’amour. C’est alors qu’il nous accorde une petite session acoustique, seul sur scène, avec une guitare folk. Au milieu de la chanson il quitte son micro, s’avance tout penaud en bord de scène et poursuit son interprétation pour un petit bout à capela. Le silence gagne la salle, les discussions de bars se tarissent, captivé le public se laisse séduire par cette déclaration d’amour émouvante et inédite – hors EP. S’il tombe la veste, il ne perd pas son chapeau et continue de nous faire découvrir son répertoire de balades mélancoliques avec Ces océans immenses aux morceaux plus ragga qui donnent envie de bouger comme My Home.

A plusieurs reprises Igit entrera en contact avec les spectateurs, que ce soit pour créer des rythmes en frappant dans les mains ou pour créer des cœurs sur Don’t get me wrong. Il quitte la scène après Ma solitude sur laquelle on note la touche électro caractéristique du nouvel EP. Le public aura droit à un rappel avec deux titres Any sense at all et Longway ainsi qu’un ending musical très jazzy. Si les concerts continuent, avec deux EP à son actif, la sortie d’un premier album est prévue pour 2016. D’ici là, je vous conseille d’aller à la rencontre de cet homme de scène en profitant des quelques dates qu’il reste à sa tournée.

Auteur et photographe : Sablik Emilie

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