Bien qu’étant un tant soit peu trop jeune pour avoir connu l’époque de Kill ‘Em All (Metallica), At War With Satan (Venom) et Under The Sign Of The Black Mark (Bathory). J’ai tout de même vu le jour la même année que l’album contenant les hymnes que sont Seek and Destroy et Whiplash, soit en 1983. À cette époque le Black, le Thrash et même le Speed Métal ne formaient qu’un genre et les groupes avaient un son propre à leur approche. Le projet solo de James McBain, Hellripper, du Royaume-Uni est un vibrant hommage à cette ère du Métal un peu comme le font les Warbringer et les Toxic Holocaust avec leur réinterprétation du Thrash de la belle époque. Du rétro-Black/Thrash/Speed Metal exécuté avec une fougue et une énergie digne des balbutiements de ces genres c’est ce que vous retrouverez avec Coagulating Darkness.

Certaines pièces comme Bastard of Hades nous ramènent vers un proto-Thrash de Motörhead avec une basse guitare en avant plan et des guitares tout droit sorties de Hit The Lights. Anneliese semble être tout droit tiré d’une session de Kill ‘Em All inspirée de Quorthon et la pièce finale, Coagulating Darkness est digne de Kreator. Inutile de souligner avec plus d’ampleur le fait que l’on ne réinvente pas le bouton à quatre trous mais force est d’admettre qu’un fan de Métal ancien s’en donne à cœur joie et se fait un plaisir à pointer les riffs légendaires de Hammet, Mustaine, King et autres qui sont empruntés pour peupler cet opus.

La production est adéquate et évite de tomber dans l’amateurisme et l’approche trop crue d’un enregistrement fait dans une pièce distante. Le tout est fait dans le respect des inspirations sans se vouer à une dénaturation du son particulier qui émanait des enregistrements d’époque. Juste à revisiter les premiers albums de Slayer et vous entendrez des solos proéminents et les basses très distantes.

Pour résumer l’expérience de Hellripper c’est comme ces cartes qui répertorient tous les groupes et leurs influences. Nostalgie et mélange de genres avec du Black/Thrash/Speed Metal nous rappellent l’origine de ces premiers moments mémorables du Métal à la sauce Black Metal. Un réel plaisir d’écoute mais pas forcément un album qui passera à l’histoire. Toutefois, on n’y perd pas au change car McBain a su capturer l’énergie et l’ambiance d’une époque bien précise et y donner un souffle différent.

Note: 6 / 10
Format critiqué: 320 kbps mp3
Étiquette: N/D
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Date de parution: 14 avril 2017

Auteur : Michaël Parent

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