Nostalgie, statements politique, jeans skinny à tasse basse, il manquait plus que des ceintures à studs pour que cette soirée soit digne des années 2000. À quoi bon s’attarder sur les détails négatifs quand 99.9% du show était flawless? On était plus de 15,000 à célébrer la présence de Green Day sur les planches du Centre Bell pour la Revolution Radio Tour, et après plus de 7 ans sans être venus dans la belle province, l’admiration de la foule s’est grandement fait sentir. Pas besoin de vous dire que je me sentais comme si j’avais 11 ans, avoir rêvé toute ma vie de voir Green Day live, c’est maintenant que ça se passait.

Déjà 30 ans d’activité et pourtant Green Day ne semble pas avoir pris un seul mauvais pli, pas une seule ride. Le trio californien composé de Billie Joe Armstrong, Tre Cool et Mike Dirnt, d’ailleurs accompagnés sur scène par trois autres musiciens, a tellement d’énergie à revendre, on s’essouffle seulement à les regarder. Deux heures et demie de performance, pas loin de 30 chansons, hommage à quelques succès du passé dont Bohemian Rhapsody, Hey Jude, Satisfaction, de la pyrotechnie qui donnait chaud aux spectateurs haut perchés dans les gris et trois chanceux qui ont pu monter sur scène et avoir leur vrai moment de gloire (lire rockstar), c’est ce qu’on appelle un maudit bon show!

Difficile de ne pas aimer le spectacle quand le deux tier des chansons comprenait les compositions les plus populaires de Green Day. 15,000 personnes qui chante à tue-tête, c’est difficile de ne pas se faire emporter dans la vague. Holiday, When I Come Around, St. Jimmy, Basket Case, et j’en passe. La foule ne s’est pas assis une seule seconde et les menus mosh pits se faisaient aller au parterre, faut croire que le punk rock n’est jamais vraiment mort.

On a eu droit à des ‘Je t’aime Montréal’ et des ‘Je t’aime Québec’ et des ‘Merci beaucoup’ et des ‘Fuck Donald Trump’ à mainte reprises pendant la soirée, au plus grand plaisir de tous (vous devinerez lequel de ces messages a fait réagir le plus la foule, et de jubilation à part ça!). Peut-être c’était la nostalgie du moment, les quelques très jeunes ‘fans depuis toujours’, les plus vieux qui ont connu le band à ses débuts en 1987 (j’étais même pas née imagine) ou l’énergie qui émanait de tout ça, mais c’était carrément impossible de ne pas vivre cette soirée avec le coeur jeune, la tête vide et pleine d’espoir à la fois, en voulant changer le monde.

Vendue depuis les 15 premières minutes du spectacle, je ne voulais toutefois pas que la soirée se termine. C’est toutefois en rappel que le band a joué l’iconique American Idiot, Jesus of Suburbia (pour mon plus grand plaisir, j’ai gueulé toute la toune je vous jure) et l’intemporel Good Riddance. C’est sur cette note plus douce acoustique que Green Day a fait ses derniers au revoir, mais à très bientôt on l’espère bien!

Auteure: Laurie Goudreau

Crédit photo: Green Day

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