Archive Giedre 2012

Archive Giedre 2012

11 décembre 2014 – Ce soir, c’est une affiche inédite que nous propose la salle Alizée de Muret dans le cadre de “La Dynamo prend l’air” en recevant 2 ovnis de la nouvelle scène française Giedre et Oldelaf.

En s’aventurant à un concert de Giedre il faut tout de même savoir où on met les pieds. Oubliez le politiquement correct, ce soir vous avez le droit de vous moquer des nains, des étrangers, des handicapés et même de faire une standing ovation pour les pédophiles. Voilà le décor est planté, alors vous entrez ? A peu prés 1000 personnes ont fait le déplacement ce soir, et il est environ 20h30 quand Giedre fait son entrée sur scène. Une scène à son image. Décalée. Ici se mêlent nains de jardin, animaux empaillés, poupée gonflable et même des capotes usagées au beau milieu de poupées décapitées. On vous avait prévenu. Au milieu de tout ce beau monde elle fait le show seule, s’accompagnant tantôt à la guitare, tantôt au synthétiseur. Avec sa voix d’ado et son look de matriochka on lui donnerait le bon Dieu sans confession, enfin, jusqu’à ce qu’elle ouvre la bouche. Là c’est parti pour 1h30 de pur délire avec ces titres les plus trashs tels que Ode à la contraception, L’amour en prison, Pisser debout ou encore La bande à Jacky, le tout repris en cœur par tout le public, on se croirait dans la 4ème dimension.  Ce soir nous auront appris des choses avec elle, comme par exemple : qu’avec ses mains lors des concerts on n’est pas obligé de faire que des cœurs, on peut également faire des anus, que Giedre ne fait pas des tournées mais des tournantes et que lors de ses shows elle n’a qu’une seule requête : que les moches soient placés au fond… même si ce soir cela n’a malheureusement pas été respecté. Elle demandera d’ailleurs au responsable lumière d’augmenter la puissance des projecteurs afin d’être aveuglée au maximum. Oui elle est comme ça Giedre, elle sait parler à son public. 21h45, avant de quitter la scène elle nous remercie à sa façon en s’écriant “c’est trop cool que ce soit vous qui soyez venus et pas des gros connards”. On le prend bien du coup. Le public l’acclame pour un rappel et elle ne se fait pas prier pour terminer sur une chanson qui rassemble tout le monde On fait tous caca. 21h55 cette fois c’est la fin, j’avoue j’en aurais voulu encore mais il faut céder la place.

En deuxième partie de soirée, c’est Oldelaf et ses musiciens qui investissent les lieux. Le genre est différent mais tout aussi drôle. Muni d’un ukulélé ou d’une guitare, il aime traiter du quotidien avec un regard désabusé et ironique. Raoul le pitubull, La tristitude, Le monde est beau, La peine de mort, il enchaine anciens et nouveaux titres et ne tarde pas à mettre le public en liesse. C’est avec une belle énergie, un humour grinçant et des jeux de mots tous plus recherchés les uns que les autres qu’il va tenir en haleine un public conquis pendant plus d’1h30. Nous aurons même droit à un duo inédit entre les 2 têtes d’affiche de la soirée histoire de terminer en beauté. Il est environ minuit quand Oldelaf et sa troupe quittent la scène.

Un grand merci à ces 2 artistes pour cette soirée placée sous le signe de la finesse et la poésie… à leur façon !

Auteur : Elodie Gallenstein

Photos : Antony Chardon (Archive Thorium Magazine)

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