Une nouvelle journée commence aux Francofolies avec Sebastien Lacombe sur la scène Bell. Cet auteur, compositeur et interprète de talent était très heureux d’être sur scène et nous a livré une prestation de qualité. Sa musique aux tonalités parfois africaines, parfois plus rock, donne un résultat originale. On passe un bon moment et le sourire des musiciens est vraiment communicatif. Il aurait probablement mérité un public plus important et plus participatif.

C’était ensuite le tour de VioleTT Pi Solo dans la zone Coors Light. Il se présente seul sur scène, cela semble être une habitude dans cette zone plus intimiste, devant un public très dense. Ce que je retiendrai du concert sont les contrastes. La voix, pas forcément en adéquation avec le physique du barbu piercé , que j’imaginais plutôt jouer du métal. Les douces mélodies avec des paroles un peu crues mais pleines d’humour. Mais peut importe, cela fonctionne parfaitement. Etant particulièrement amateur de ce genre de chansons j’en redemande.

C’est sur cette bonne surprise que je me dirige vers le concert de Laurence Nerbonne. On change de style pour quelque chose de plus pop. Le moins que l’on puisse dire c’est que le spectacle est mis en avant. Une troupe de danseurs rejoint la chanteuse sur plusieurs chansons. Ensuite, c’est le rappeur Rymz qui arrive pour un morceau. Puis c’est finalement Yann Perreau qui viendra également faire un duo sur la scène. Rien que ça ! Le public répond présent et bouge au rythme de la musique qui n’est pas en reste. Je suis agréablement surpris par la qualité et l’homogénéité de l’ensemble digne de spectacles beaucoup plus gros. 

On change encore d’ambiance en passant sur la scène Ubraine où les belges de Caballero et JeanJass se produisent. Le public est présent en nombre et les artistes le prennent tout de suite à leur avantage en l’incitant à se rapprocher et bouger. L’énergie du duo est impressionnante. Ils bougent d’un coté à l’autre de la scène sans arrêt. Ils rappent comme si ils discutaient ajoutant un jeu de scène plaisant à regarder. Ce n’est malheureusement pas le genre de rap que je préfère mais je ne peux pas nier qu’ils savent mettre l’ambiance et c’est déjà beaucoup car cela a suffit à me faire rester plus longtemps que prévu.

Le dernier concert de la soirée était Barbagallo. Le toulousain nous emmène dans un univers que je qualifierai de rock un peu planant. Le chanteur est à la fois le batteur, chose peu commune. Cela joue malheureusement peut être dans le manque de mouvement sur la scène, dommage. Mais cela n’empêche pas d’apprécier la musique, qui bien qu’assez exigeante et complexe est parfaitement retranscrite. 

Auteur & Photographe: Thomas Courtois

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