La soirée commençait pour moi à 18h avec le français Vianney sur la scène Bell. Pour sa deuxième fois aux Francofolies de Montréal, Il s’est présenté seul avec sa guitare et sa “pédale magique” comme il aime l’appeler. Il est à l’aise sur scène et nous raconte de petites histoires entres chaque chansons. Le public apprécie, et reprend un chœur ses refrains entêtants. La musique est de la chanson française comme on l’aime. Mais Vianney reste un rockeur dans l’âme et il le montrera en commençant une chanson sur les riffs de Rage Against The Machine, je ne suis pas certain que tout le monde ait reconnu, mais c’était une bonne surprise pour moi. La musique m’a fait bouger alors que je ne pensais vraiment pas y être réceptif. Un bon moment avec un artiste de talent.

J’ai ensuite fait un tour dans la zone Coors Light pour voir Les Chansonneurs de la Destination Chanson Fleuve. Différents musiciens s’enchaînent sur la scène pour donner une ambiance de fête de village. Mon seul petit regret est qu’on aimerait les voir devant une scène permettant de danser car la musique s’y prêtait bien.

Direction la scène Ford pour voir la québécoise Andréanne A. Malette. Inconnue pour moi, ce fut une vraie découverte. Sa musique est vraiment ce que représente pour moi les Francofolies. De la chanson française avec du rythme de la mélodie, des paroles tantôt amusantes tantôt plus poétiques.

Une vraie bouffée d’air qui a fait beaucoup de bien avant de rejoindre la scène Urbaine pour le concert de La Gale. La rappeuse suisse était pour la première fois au Canada et ravie d’être là. Malgré une cheville foulée, la chanteuse n’a pas arrêté de bouger tout en délivrant son rap aux paroles loin du politiquement correct. Elle et ses compères descendront même dans la fosse afin de chanter un morceau au plus proche de leur public. Pour résumer, du bon rap suisse qui prend aux tripes.

Juste le temps de se retourner pour rejoindre la scène Sirius et le concert de Ponteix. Je ne sais pas si c’est le changement brutal de style du rap au rock progressif ou mon état d’esprit mais malheureusement j’ai trouvé cela très (trop?) expérimental. Ce n’était dans l’absolu pas mauvais, mais aussi tard dans la soirée, les introductions de chansons qui n’en finissent pas et la lenteur de la musique n’ont vraiment pas réussi à retenir mon attention. A revoir dans de meilleures conditions.

Le dernier concert de la soirée pour moi était de nouveau sur la scène Urbaine avec un ancien du Saïan Supa Crew: Féfé. Et quelle claque ! Je m’attendais à beaucoup de choses mais j’ai vraiment été bluffé. Féfé commence le concert au fond de la fosse et traverse tout la zone en chantant au milieu de son public avant de retrouver la scène. Et pendant tout le show, le chanteur ne va pas arrêter de faire participer le public, parfois en nous “forçant” à suivre une chorégraphie, parfois en nous faisant chanter et sauter. Il sait mettre l’ambiance dans une foule. Il reviendra d’ailleurs faire un second morceau au milieu de son public. La musique quant à elle n’est pas en reste et pioche dans plusieurs styles pour rajouter une petite touche de voyage à l’ambiance déjà très joyeuse. Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant vibré en allant voir un artiste que je ne connaissais pas. Un excellent artiste que je vous recommande surtout si vous aimez sa musique.

Auteur: Thomas Courtois

 
 
 
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