Pour ma dernière soirée au Festival de Jazz, je vais voir Feist à la Salle Wilfrid Pelletier de la Place des Arts. C’était l’étoile montante torontoise Charlotte Day Wilson qui assurait la première partie du spectacle, avec ses chansons soul très atmosphériques et sa voix planante.

Vêtue d’une magnifique robe jaune éclatante, Feist est accueillie chaleureusement par une salle comble lorsqu’elle monte sur scène. Elle débute avec un single issu de son plus récent album du même nom, Pleasure. Ses pièces ont cette agréable particularité de souvent débuter assez tranquillement et d’avoir des refrains beaucoup plus explosifs et intenses. La chanteuse canadienne propose à la foule de jouer l’album Pleasure, sorti en avril dernier, dans son entièreté. “This is a jazz festival, so it means we can do whatever we want right?” lance-t-elle avant de jouer I wish I didn’t miss you.

 C’est l’incroyable icône du soul et R&B américain qui joue au Métropolis ce soir: nul autre que Charles Bradley and His Extraordinaires, en tournée pour son plus récent album Changes. Même à 68 ans et après un diagnostic de cancer de l’estomac en automne dernier, il ne se laisse pas défaire. Il est absolument radieux, adorable, et dégage une énergie impressionnante sur scène, vêtu d’un splendide costume rouge flamboyant avec ses initiales brodées dessus en pierres scintillantes…. Quel homme! Sa gestuelle et sa voix tellement touchantes, la foule l’accompagne pour Ain’t it a Sin et Changes. En espérant qu’on aura la chance de vous revoir à Montréal très bientôt dans un autre costume resplendissant, merci pour ce spectacle mémorable monsieur Bradley.

Auteure & Photographe: Sophia Khmil.

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