Baxter Dury

18 novembre 2014 – Ce soir, 3ème et dernier rendez-vous du Festival et la programmation rock s’annonce plus planante.

Ils l’ont annoncé sur leur page Facebook quelques heures auparavant, ce soir c’est la dernière de leur tournée, le moment est donc précieux. 20h30, une nuit étoilée projetée en toile de fond, une ambiance délassante de bruits de forêt et de chants d’oiseau résonnent dans Le Bikini. Les 3 membres de The Acid, accompagnés d’un batteur (futur membre officiel), prennent place sur scène sous les acclamations du public. RY X, coiffé d’une casquette, se place au milieu derrière le micro en compagnie de sa guitare. Commence alors la nappe expérimentale, bordée de percussions tribales avant l’éclosion des premiers beats technoïdes assortis de la voix chimérique de l’australien. J’abandonne alors mon corps et mon esprit à ce show -que j’ai tant désiré- proche de la transe synthétique au fil des titres qui compose leur premier album : Liminal, jusqu’au somptueux Basic Instinct, où le clip qui l’est tout autant sera projeté.

21h25. C’est un beau combo guitare-voix, incarné par Nick Mulvey, qui est maintenant sur scène. Extrêmement souriant et entouré d’une petite formation de musiciens -à la batterie, au clavier ou encore à la contrebasse- il dévoile, face à un public attentif, sa pop-folk mélodieuse, provoquant immédiatement chez moi des envies de road trips ensoleillés. Ma savoureuse découverte du soir prendra fin sur le titre irrésistible Cucurucu, extrait de l’album First Mind.

La programmation semble avoir inversé l’ordre des deux derniers groupes, puisque ce sont les musiciens de Baxter Dury qui entrent en scène à 22h30. Suivis de près par le chanteur qui débarque en costume-cravate, allongé dans une bouée géante en forme de cygne qui est tirée sur une plateforme à roulettes par un gars couronné d’un casque de chantier. Le bassiste, tape lui aussi dans l’originalité, avec une combinaison de pilote de course en cuir rouge et blanc retroussée aux chevilles laissant apparaître le combo chaussettes-mocassins. C’est une initiation pour moi et à l’écoute des premiers titres je suis conquise par la pop que nous sert Baxter, derrière le micro et au clavier, accompagné par la voix de ses deux choristes. Mais très vite le concert ne nous passionne plus et sa dandy cool attitude avec sa petite bouteille d’Heineken à la main nous assomme presque. Il l’a déclaré dans une interview faîte aux Inrocks avant le Festival : son nouveau personnage est plus sexuel, plus fashion, une sorte d’anglais gainsbourgien… désolé Baxter mais la sauce ne prend pas avec nous et la suite du concert on la passera un peu plus loin.

C’est tardivement -23h40- que le concert d’Ásgeir commence. La salle est plongée dans le noir et une récitation islandaise résonne comme une prière, avant que le groupe ne fasse son entrée sous les acclamations d’amateurs impatients. Le jeune Ásgeir coiffé d’une casquette, vient se placer derrière le clavier qu’il délaissera parfois pour empoigner sa guitare. Aux confins de l’electronika, il nous révèle un folk onirique à la saveur de ses terres islandaises. Hypnotique. Mais le retard de programmation aura eu raison d’une bonne partie du public et de nous même. Bien dommage.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

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