Palma Violets

17 novembre 2014 – Comme chaque année Le Bikini nous fait passer la pilule de l’automne toulousain avec deux jours de programmation rock dans le cadre du Festival Les Inrocks Philips qui tourne dans les grandes villes françaises. Cette année une nuit électro s’est rajoutée à la programmation, vous pouvez retrouver notre report ici.

C’est à 20h30 que Benjamin Booker, accompagné de son batteur et de son bassiste, fait son entrée en scène. Ce chanteur-compositeur débarqué des Etats-Unis où il a assuré les premières parties de Jack White, nous sert les riffs assassins de son premier album qualifié de “furieux” par Les Inrocks. Pendant une demi-heure, nous sommes dévoués à cette voix écorchée de seulement 22 ans qui semble pourtant avoir abusé de vieux bourbon et chanté mille douleurs. Une première scène jouissive, savant mélange de grunge et de blues qui s’accompagne de l’énergie folle du batteur Max Norton.

Changement de scène et à 21h20 c’est The Orwells qui fait son entrée. Henry Brinner est à l’arrière avec sa batterie tandis que le premier plan est occupé par Dominic Corso et Matt O’Keefe aux guitares et Twins Grant à la basse. Les 4 musiciens, arborant un look très normcore, accompagnent la voix de Mario Cuomo qui lui exhibe un style androgyne avec ses longs cheveux blonds et sa veste de fourrure. Les américains débarqués de Chicago débutent le concert avec Dirty Sheets suivi du psyché The Righteous One. Ces trente minutes de concert sont un défouloir subversif pour ces cinq gamins d’à peine 20 ans, bien sûr c’est là le propre du noise rock mais les mimiques exacerbées de rocker désabusé que nous sert Mario, nous laisse un léger goût d’insupportable.

22h10, l’heure pour Parquets Courts de prendre place. Même configuration de scène que la précédente : la batterie est en arrière plan (et, oh surprise, ce n’est pas Max Savage aux baguettes mais une demoiselle) tandis que guitares électriques et basse sont placées à l’avant. Le chant se partage entre la voix de dandy frénétique d’Andrew Savage et celle plus nonchalante d’Austin Brown. Les américains de Parquets Courts nous offrent une session de rock désinvolte et sophistiqué, reprenant les titres de leur album Content Nausea sorti quelques jours plus tôt. Le public s’est rassemblé et ça pogote même. Une découverte pour moi, avec laquelle j’accroche beaucoup.

23h20. Les anglais de Palma Violets prennent place pour la dernière partie de soirée. Toujours la batterie en arrière plan et Samuel Fryer, que l’on pourrait facilement confondre avec Pete Doherty, et Chilli Jesson sont en ligne de front, respectivement à la guitare et à la basse. Jeffrey Peter Mayhew est assis au clavier sur une table drapée de tissus zébré et léopard et parait complètement éteint. Les deux chanteurs qui eux délivrent une complicité palpable et jouissive, nous partagent leurs hymnes indé au détour d’une tournée de tequila paf.

Une soirée qui s’achève sur de bonnes notes et nous nous éclipsons. Rendez-vous demain même heure même endroit.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

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