Every Time I Die

Every Time I Die

15 juin 2015 – Toulouse Hardcore Show nous a convié pour une soirée 100% hardcore avec un menu complet: petit apéro avec In Hearts Wake, une entrée composée de Counterparts et en plat de résistance Stray From the Path . Enfin le dessert sera fort avec Every Time I Die.

Les portes s’ouvrent et la population n’est pas encore très abondante lorsque les australiens d’In Hearts Wake débarquent à 20h. Les cinq jeunots sont souriants, contents d’être au Connexion Live et à Toulouse pour la première fois. Ils nous proposent un hardcore/postcore assez sympa, plein d’énergie aux riffs variés. Le vocaliste a un chant puissant et propre. Les parties en chant clair sont assurées par le bassiste, et là je me dis « mais pourquoi ? » oui pourquoi ce chant ? Le groupe de hardcore devient un boysband à mes yeux, totale désillusion. Ce n’est pas qu’il ne chante pas bien mais, du coup, le style qui se veut dynamique et agressif perd tout son intérêt. Pas de soucis à se faire pour le groupe, le style plait à une catégorie de personnes bien plus jeunes qui sont eux, à fond !  Ils ont tout de même bien chauffé la salle pendant une demi-heure, plus de chant clair et j’adhère !

Changement de plateau avant l’arrivée de Counterparts à 20h45. Le groupe nous vient d’Ontario, formé en 2007 ils composent un hardcore mélodique et ont sorti leur 4eme album Tragedy Will Find Us cette année. Le Connexion est déjà plus rempli, le set démarre et la température va monter d’un cran. Si vous aimez les groupes comme Architects ou Napoleon, vous ne pouvez qu’adhérer. Le chanteur a de l’énergie à revendre, cet élan de fougue va se propager dans la salle, le public s’agite déjà. Son chant est de qualité, bien maîtrisé malgré sa tendance à remuer dans tous les sens. Côté guitare, ça envoie du riff mélodique et ça va vite, très vite. Le batteur se donne aussi à fond, variant la rythmique sans s’essouffler. Counterparts ça fait un peu le même effet que quand on englouti une canette de Redbull, ça vous rebooste pendant 30 minutes, un morceau comme Collapse par exemple ça ne vous laisse pas de marbre. Il est 21h15, le set est terminé, il fait chaud dans le Connexion Live !

Un quart d’heure plus tard ça repart ! Les membres de Stray From The Path rappliquent. Beaucoup de gens ont fait le déplacement pour eux. Venus de Long Island, le groupe propose un hardcore alternatif, une musique actuelle à la fois pêchue et agressive. Un 8eme album Subliminal Criminals sortira en aout. Une fois de plus, c’est une immense vague d’énergie qui va s’abattre sur le public du Connexion Live. Les jeunes américains sont en forme, sautant de tous les côtés. Le vocaliste assure, gigotant et hurlant de toutes ses forces dans son micro. La basse vrombit, les gros riffs bien bourrins résonnent. Les coups secs donnés sur les fûts donnent la cadence et les samples hyper présents ajoutent une dimension ultra moderne, un tout harmonieux et violent ! Dans le pit ça pogote, ça tabasse, le public s’amuse au moins autant que le groupe sur scène. « Outbreak ! Subliminal criminals – fuck this system ! » Voilà un refrain efficace qui vous marque. 22h10 Stray From The Path s’est clairement bien défendu avec un set sémillant d’une quarantaine de minutes.

A 22h40, le public a un peu changé, les fans de Stray From The Path laissent la place aux adeptes d’Every Time I Die. Originaire des Etats-Unis également, le groupe donnait naissance à un album From Parts Unknown en 2014. Ils avaient d’ailleurs déjà joué en compagnie de Stray From The Path après la sortie de cet opus, ils sont de retour aujourd’hui avec un tout nouveau batteur : Daniel Davison (ex Norma Jean et Underoath). Leur style est un peu décalé, metalcore, mathcore, punk hardcore, un univers auquel on adhère totalement ou pas du tout, je pense. Ce qui fait la force d’Every Time I Die, c’est cette diversité mais aussi la capacité du chanteur Keith Buckley à moduler son chant. Le show sera rythmé par des morceaux tels que Decaying with the Boys, Underwater Bimbos from Outer Space ou encore Thirst. Jordan et Andy assure aux guitares alternant riffs mélo et riffs bien lourds. Les rythmes sont hyper variés, la basse de Stephen résonne, le quintet se lâche. L’ambiance est au rendez-vous, la salle qui avait été bien chauffée par les groupes précédents est maintenant en pleine ébullition. Keith ne cesse de faire monter les fans sur scène, les slams s’enchaînent en pagaille, c’est la guerre et le Connexion est totalement retourné par les américains.  Le set qui aura duré environ 1h20 se clôture sur une interprétation possédée du titre, plus calme, Moor. Every Time I Die a cassé la baraque.

Merci THS pour cette chaude soirée placé sous le signe du hardcore et de la folie.

Auteur: Fanny Dudognon

Photos: Clément Costantino

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