Endless_Forms_Most_BeautifulLa parution d’Élan, le premier extrait de l’album Endless Forms Most Beautiful a créé beaucoup d’anticipation et plusieurs diront que l’attente entre cet extrait et l’album a paru très longue! En plus d’être le premier enregistrement avec la chanteuse Floor Jansen et le batteur Kai Hahto, cette huitième œuvre est aussi le moment que le groupe a choisi pour introduire Troy Donockley (cornemuse) comme membre permanent.

Suivant une brève introduction parlée (de Richard Dawkins), la mélodie de guitare puissante du titre Shudder Before The Beautiful prend toute sa splendeur et donne le ton à l’album. Bien entendu, les changements rythmiques et l’alternance entre guitare et claviers sont nombreux, mais cela n’empêche pas la voix de Floor d’être le point central de cette première composition. Le style lourd des guitares continue d’être bien présent sur les titres Weak Fantasy et Yours Is An Empty Hope. L’alternance des voix de Floor et de Marco s’agence bien avec l’orchestration intense de ces pièces. Autant Nightwish est reconnu pour sa musique orchestrale que pour ses superbes ballades. Même si Our Decades In The Sun est la seule ballade de l’album, la performance angélique et émotive de Floor en vaut l’écoute à elle seule. Il est cependant dommage de voir que sa voix est trop en évidence, au point d’étouffer les autres instruments. Les amateurs de musique celtique seront comblés lors de l’écoute du titre My Walden qui met bien évidemment Troy en évidence à la cornemuse. C’est en quelque sorte la suite logique de la pièce I Want My Tears Back, de l’album précédent. La lourdeur des guitares combinées avec la prestation angélique de Floor et la domination de Marco au niveau de la section rythmique rappel immédiatement la pièce I Wish I Had An Angel. Si l’on reste dans le jeu des comparaisons, l’introduction de claviers de la pièce Alpenglow vient tout droit du titre Nemo. Ces mélodies de claviers et de guitares seront cependant les plus appréciées lors des concerts. Nightwish est aussi synonyme d’excellents interludes instrumentaux, mais cette fois, la mélodie lugubre, rythmique et hypnotique de l’hymne aux enfants de la guerre (The Eyes Of Sharbat Gula) s’étend pour beaucoup trop longtemps et est nuisible à la cadence de l’album même si c’est en fait qu’un interlude entre la dernière pièce et le reste de l’album. The Greatest Show On Earth est le plat de résistance de cet album avec ses 24 minutes et son sujet centré sur le thème de l’évolution de la vie sur terre. L’introduction de claviers incorpore graduellement l’orchestre, les guitares et finalement la puissante voix de Floor. Ce titre nous démontre aussi à quel point Tuomas maitrise parfaitement l’orchestration et les changements d’atmosphères afin de créer une musique épique et grandiose. Même si majoritairement instrumentale, la performance vocale de Floor est encore une fois impeccable et très versatile. La participation vocale de Marco est encore une fois marquante et s’agence toujours aussi bien avec la voix féminine sans toutefois lui voler la vedette. Comme le suggère son sujet, cette pièce est en constante évolution et prendra plusieurs écoutes avant d’être digérée.

Onze pièces et 78 minutes plus tard, on se rend compte qu’Endless Forms Most Beautiful est l’album qui ressemble le plus à la période ou Tarja était la chanteuse du groupe. Les mélodies sont principalement axées sur les guitares et les claviers au détriment du travail de Kai Hahto (nouveau batteur) qui est davantage en arrière-plan. Il reste qu’Endless Forms Most Beautiful contient toutes les caractéristiques d’un album de Nightwish ainsi que quelques surprises!

Note : 7.5/10 – Un nouveau départ qui rappelle l’époque la plus glorieuse du groupe!

Auteur: Albert Lamoureux

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