C’est après trois ans d’a87-thickboxbsence que le groupe Flown, nous revient avec un troisième album intitulé Make-believe. Un titre lourd de sens puisque il signifie « Illusion »… On préférera cependant la mauvaise traduction franchouillarde : « Faire croire ». Car les intentions de cet album ne se résument qu’à ça.

Mais débutons avec la pochette de cette galette. Nous sommes en effet accueillis par un « Gluon » en position de lotus, tout droit sorti d’un épisode de South Park. Le tout est façonné dans une 3D approximative, c’est moche. Une contre façon qui singe les œuvres psychédéliques d’Alex Grey que l’on peut retrouver sur les pochettes de groupes tels que Nirvana (In Utero), ou même Tool (10 000 Days). Ce n’est pas non plus le livret qui va relever la chose car il ne contient que quatre pages dont les représentations picturales sont… absolument vides d’intérêt. Le pire reste une absence TOTALE de lyrics. Dommage pour ceux qui, comme moi, souhaitent connaître les histoires contées par le groupe. Une fois le disque lancé, la première piste, Out of my Soul, débute par… des chuchotements. C’est drôle, chers musiciens, merci.

En outre, Out of my Soul fait partie des rares morceaux dignes d’intérêt avec… les deux derniers, Face Off et Child in the Box part III. Pourquoi ? Parce que le groupe s’essaye à développer leurs compositions et la voix se permet enfin de se moduler et de donner du volume au chant. On se surprend même à découvrir une approche progressive sur le dernier titre.

Tout le reste est donc affreusement plat et quelconque. Ce n’est pas forcément mauvais mais c’est très vite oublié une fois l’é…, les nombreuses écoutes effectuées. L’intérêt dégringole au fil des pistes où le groupe perd de son caractère au profit d’une soupe insipide et niaise. Le summum vient avec Blackbirds dont le terme est répété inlassablement toute au long du morceau. On zappe à chaque fois.

Cet album possède un réel problème d’identité. Sur quasiment chaque titre il est possible de les rapprocher d’un autre groupe bien plus connus. Vous êtes dubitatifs ? Sky Between Us est du Papa Roach. Ghost et Making Mirroirs, de l’Incubus. Pour Child in the Box, allez voir du côté des suisses de  To the Vanishing Point. Vous prendrez bien un peu d’Adema ? Ecoutez Face Off. A ce stade ce n’est plus de l’inspiration c’est de l’aspiration. Un décalque.

En définitive, Make-believe est un album décevant, pas désagréable en soi, mais qui souffre d’un manque d’intentions et d’une personnalité qui fait défaut au groupe. C’est frustrant car ils démontrent quand bien même un potentiel  prometteur  en fin d’album… Juste de quoi nous laisser sur notre faim.

Note : 5/10 – Album très vite oublié une fois écouté. Il souffre d’un manque d’inspiration et d’un réveil d’intérêt tardif en fin de galette. Le groupe est prometteur mais ce n’est pas avec celui-ci qu’il va se démarquer de la masse.

Auteur : Pierre Falba.

 

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