Brit Floyd-8

7 avril 2015 – Et bien oui, déjà, ça fait 50 ans que le groupe légendaire Pink Floyd inspire les fans de musique avec leur rock psychédélique. Depuis longtemps aussi on voit apparaitre des groupes hommage à cette entité pour commémorer la musique, les années 70 et les substances illicites. Au mois d’avril, c’est le groupe qui prétend être « L’ultime  groupe » d’hommage à Pink Floyd qui nous a offert son spectacle sur la scène du centre Bell; Brit Floyd (avec les anciens membres du Australien Pink Floyd show, notamment). Une belle foule, je dois dire, était présent ce soir-là; des fans jeunes adultes aux quinquagénaires nostalgiques, cette belle variété d’âges était presque touchante! La hâte de voir quels seront les titres joués, les lumières s’éteignant tranquillement, et la fumée (qui ne venait définitivement pas juste des machines à boucane!) s’élève dans les airs, et le Brit Floyd show commence.

Tranquillement, on amorce le spectacle avec des grosses pièces de Dark Side of the Moon; Breath et Time. Rapidement, la foule se met dans l’ambiance avec ces titres magiques et intemporels, et on se laisse vite hypnotiser par les gigantesques écrans qui projetaient des images parfois psychédéliques, parfois juste… weird! Les musiciens exercent donc la musique de Waters, Gilmore et compagnie avec brio; on croirait définitivement entendre les albums sans fausses notes ou variations dérangeantes. Pour seule chorégraphie sur scène par contre, on observe les 3 choristes se balader nonchalamment au son des 6 autres musiciens. Déjà un premier standing ovation à la 3ème chanson pour la belle performance du solo de voix de la choriste Ola Bienvowska avec la pièce The Great Gig In The Sky, pièce tant attendue!

Côté musique, les artistes sont pratiquement impeccables sur l’interprétation. , et le son était franchement au-dessus de mes attentes, surtout à ce qu’on peut s’attendre du centre Bell… mais un des points forts du spectacle était dans le jeu d’éclairage et de laser en belle synchronisation avec la musique. Définitivement le spectacle le plus coloré que j’ai vu depuis une belle lurette! Les animations à l’arrière étaient sympathiques, certes, mais parfois un peu moins… à jour! On avait des animations de couleurs, avec des formes et des éclairs bougeant tranquillement (pensez aux animations de fond d’écran dans ITunes!) après, des animations de personnages qui se transformaient bizarrement au cours des pièces… pas les animations les plus moderne, genre l’émission Reboot dans les années 90 (bonjour les nostalgiques!).

Les pièces s’enchainent dans le désordre, passant par des albums comme Dark Side of The Moon à Wish You Where Here, avec un détour par Animal, pour passer à The Wall et enfin revenir à Wish You Where Here… On assiste à un long concert de 3 heures qui passe en revue les succès du groupe, en délaissant des albums un peu moins connus comme (mon préféréL) Atom Heart Mother. Néanmoins, ce survol du groupe est digne de satisfaire autant les fans purs et durs, tout comme les initiés à Pink Floyd.

Au final, est-ce que le fan en moi est satisfait? Oui, mais le puriste, non. Quand j’écoute du Pink Floyd, j’aime écouter un album du début à la fin sans détours, car la plupart des albums ont été créées pour être écouté d’un coup… Afin de faire monter la tension pour rendre les pièces plus émouvantes. Cette tension tant attendue, je n’ai malheureusement pas eu l’impression de l’avoir eu… Sinon, oui les lumières qui voyagent partout c’est sympathique, mais parfois aveuglant, étourdissant et comme on dit en bon vieux québécois, un peu too much.

Et vous, en 50 ans de Pink Floyd, quelle est votre album préféré!?

Pour les dates de la tournée de Brit Floyd, cliquez ici.

Article : Francis M. Desmarais

Photographe : Eric Brisson

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