Bonobo était au Metropolis pour la tournée de son nouvel album Migration.

Romare ouvrait le spectacle pour un show sold out. L’artiste partageant le même label (Ninja Tune) que Bonobo est venu nous faire un DJ set de musique électronique à coup de gros kick, delay, voix samplées, petit hit hat, synthé vibrato. Avec un démarrage un peu lent, Romare nous a proposé une bonne musique mais dont je suis plus habitué à entendre en club qu’en concert. Cela n’aura pas empêché de voir une bonne partie de la salle remuer la tête lentement au rythme de la musique.

Bonobo nous aura livré quand à lui une expérience complète avec ici un véritable orchestre: batterie, claviers, guitare, cuivres, chanteuse, le tout entourant l’artiste armé de ses sampleurs, sa basse et son clavier analogique. Cela aura permit de donner une dimension moins “electro” à sa musique tout en gardant certains samples donnant une atmopshere “sauvage” avec des sons de marimba, chants africains et autres, Bonobo fait se conjuguer plusieurs influences le tout sous une basse très présente. Le visuel n’était pas délaissé avec un jeu de lumière magnifique (surtout après quelques musiques) souvent à contrejour projetant des ombres avec des écrans posant l’ambiance, faisant défiler des vidéos de temples, de particules de lumières , de forets ou déserts, bref, la nature était présente. Même si le nouvel album aura été beaucoup mis en avant (Bonobo ouvrant sous de légères notes de piano de Migration, morceau ouvrant son nouvel album éponyme), l’artiste n’aura pas oublie les musiques qui auront fait son succès comme Kong ou Cirrus qui auront fait lancer un cri de joie à la foule.

Article: Arnaud Thiebault

Photographe: Thomas Courtois

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