Anathema


11/10/17 – Par cette belle journée de début Octobre, c’est par le
Metronum de Toulouse que la tournée mondiale d’Anathema fait une étape. Le groupe de Liverpool vient défendre ce soir son 9ème album studio, The Optimist, sorti il y a à peine quelques mois. Si le concert n’affiche pas complet, nous n’en sommes pas loin; la salle est bondée. Une foule bien présente mais qui s’avérera tout de même plutôt passive tout au long de la soirée. .. Mais, avant de rentrer dans le vif du sujet, c’est le groupe français Alcest qui vient assurer la première partie de l’événement. Les musiciens, emmenés par leur leader Neige sont ici dans le cadre de leur Kodama World Tour 2017, nom de leur dernier album sorti en 2016.

C’est une découverte pour moi ce soir, et plutôt une bonne : les compositions sont intéressantes, et on retrouve tous les ingrédients d’un bon groupe de post-rock : des guitares acérées, une basse très présente, une batterie puissante et des cheveux longs, très longs. Le son est lourd, sans être trop fort, mais on en prend quand même plein la gueule. La lourdeur laisse cependant sa place, de temps en temps, à des passages plus posés, notamment sur la dernière chanson du set, très planante. Une bonne transition avant de passer au plat de résistance !



Avec un tout petit peu de retard sur l’horaire annoncé, les premières notes de San Francisco commencent enfin à retentir. Les musiciens arrivent sur scène les uns après les autres, sur un fond de scène animé par des images tirées de l’album A Fine Day To Exit. Une parfaite introduction avant d’attaquer directement par LE titre du groupe : Untouchable. Une chanson magnifique pour un très grand moment d’émotion qui aurait tout de même sa place, selon moi, un peu plus tard dans le set. Cela n’en reste pas moins une très belle entrée dans l’univers du groupe, d’autant plus que la chanson suivante, Can’t Let Go, est plutôt passable. Cela restera finalement une exception, puisque le groupe nous donnera ensuite un set magique, enchaînant perle sur perle : de la sublime Endless Ways où la chanteuse Lee Douglas nous donnera le meilleur d’elle-même, à des chansons moins récentes comme Pressure ou Dreaming Light, le set est parfaitement équilibré. Au bout de quelques chansons, je m’aperçois que le claviériste John Douglas est absent, c’est donc le chanteur Vincent Cavanagh et le guitariste Daniel Cavanagh qui s’occupent de jouer les parties clavier en plus de leurs parties respectives. Ces derniers prennent d’ailleurs beaucoup de plaisir et en font régulièrement part au public, cela fait du bien de voir un groupe qui communique autant, même si parfois un enchaînement plus direct des chansons aurait été préférable.

Après environ 1h30 de concert, le groupe marque une petite pause puis revient jouer 4 derniers titres : la puissante Distant Satellites, où le chanteur se donnera à fond sur ses percus, la nouvelle et très planante Springfield, Back To The Start, morceau de clôture du dernier album et enfin la très calme Fragile Dreams de l’album Alternative 4.

Il manquera quand même au final la chanson qui m’a fait découvrir le groupe, A Natural Disaster, c’est dommage mais ça ne suffira pas à gâcher un concert qui, malgré son imperfection, a tout de même été très prenant.

Auteur : Sylvain Ginestet

Photographe : Fanny Dudognon

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