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Le festival de musique vintage Anachronik était de retour sur le boulevard Saint-Laurent de Montréal pour y faire retentir du bon vieux rock, tiré tout droit des années ’70. Les Productions Hall ont cette année fait un travail monumental pour nous amener des noms de tous les horizons et époques du rock.

Danko Jones, 29 avril

C’est le rocker Torontois Danko Jones qui a lancé le festival, accompagné du trio féminin Nobro. Le rock garage de ces dernières ont bien réchauffé la foule! Quant à Danko Jones, il a fait pardonner sa longue absence des scènes montréalaises en donnant un spectacle de feu! Tout son répertoire y est passé, de Who Got It? aux chansons de son nouvel album Fire Music (2014, New Damage Records). Pour un spectacle de mercredi soir, la foule a tout donné!

Bloodshot Bill, 30 avril

Les Katacombes étaient envahies par de la musique de style rockabilly. Dès 21h, le groupe Dany Laj and The Looks ont ouvert le spectacle transportant les spectateurs dans l’énergie des années 60 grâce à leur énergie. La basse étant un peu fort, il était difficile de comprendre les paroles des chansons du groupe, mais le talent y était. Un musicien est même passé de clavier à saxophone pour terminer sur la guitare.

Vers 22h, c’est le groupe Les Deuxluxes qui a continué de garder l’énergie de la foule. Vêtu d’un habit de style Burlesque, la chanteuse a su animer la foule et la tenir éveillé pour toute la durée de leur performance. Outre les mouvements un peu soudain et étrange, la chanteuse a su occuper la scène des Katacombes. Étant uniquement deux sur scène, l’autre musicien, lui, jouait de la batterie et de la guitare en même temps.

Enfin, la soirée s’est terminée avec le chanteur Bloodshot Bill, un chanteur aux allures du King, qui jouait également des chansons du genre Rockabilly. Ses mélodies rappelaient aux spectateurs les années glorieuse du King, mais, malheureusement, la mélodie enterrait la voix du chanteur, ce qui ne nous permettait pas de comprendre ses paroles.

5 à 7 du lancement de MuCity, le 1er mai à La vitrine

Le festival Anachronik, c’est oui beaucoup de spectacles et de party, mais c’est aussi une opportunité qu’on offre à des initiatives qui touchent de loin ou de près l’industrie. C’est donc dans la petite salle de réception de la vitrine que le festival se joint aux créateurs de l’application MuCity pour lancer l’application. En gros, MuCity est une application québécoise pour téléphone intelligent qui permet aux utilisateurs de repérer les spectacles à venir dans leur coin, avoir des photos, des informations sur les groupes, etc. Bref, un beau petit gadget pour les fans de musique live. Jetez-y un coup d’œil, c’est gratuit!

www.mu-city.eu

Le TRH bar, 1er mai

Direction le TRH pour ma première soirée de spectacles du festival. C’est un bel effort que les organisateurs ont fait pour décorer la scène avec la thématique de noir ligné de blanc, en recouvrant entièrement la scène de tape électrique blanc. L’effet est simple mais terriblement efficace!

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Dans cette maison des skateurs, on commence la soirée avec un auditoire modeste, jeune et coloré pour l’accueil pour le groupe The Castagne’s. Ces frère et sœur nous donnent une très belle leçon de Power Duo; des chansons purement simples, puissantes et terriblement efficaces! Phil et Marjo Castagne donnent donc un spectacle très loud, mais avec des pièces très accrocheuse à saveur punk et garage. Leur style détonne aussi; beaucoup de couleurs, des vêtements très trash et une attitude très charismatique. Honnêtement, The Castagne’s s’avère à être mon coup de cœur du festival!

Suit alors le groupe du Saguenay Mordicus qui présente leurs pièces rock francophone, un peu plus clean que le groupe précédent. Une belle énergie se dégage du groupe et le publique se dé-gène tranquillement. C’est drôle comme on m’a fait remarquer, mais ça sonne un peu comme les Respectables (mais en plus original) ou du Galaxy. Bref, on entend des pièces comme Soleil, Ho maman et Prêt À Décoller qui passe du rock au disco. Des titres qu’on retrouve sur leur dernier album Cri Primal.

On continue avec le groupe Kuhmfert, un groupe local de rock grunge-garage qui roule depuis près de deux ans sur la scène montréalaise. Les habituers de la formations vont reconnaître leurs classiques Proteen, It’s Up To You et To Kill A Queen de leur plus récent démo Kuhmfert. L’auditoire est bien attentif et se laisse bercer par le rock stooner du trio. Pour plus d’informations sur Kuhmfert, allez voir l’entrevue exclusive du groupe avec Thorium!

La soirée se termine avec le band Sonic Avenue qui explose avec des pièces à l’image du festival; très vintage! Pratiquement du surf-punk qui nous ramène à l’ère des Trashmen et reviens un peu plus actuel avec un son qui se rapproche des Hives. Pour accompagner cette musique festive, le publique enivré dance sur cette musique dynamique et accrocheuse. Sonic Avenue est un chouette groupe avec beaucoup de matériel et de vécu à leur actif qui mérite le coup d’œil! Gâtez-vous avec la pièce Teenage Brain par exemple!

C’est vraiment ce genre de spectacle qui vaut la peine dans le festival Anachronik; beaucoup de groupes jouent dans une soirée ce qui en fait une longue nuit, mais c’est là qu’on y découvre des perles cachées dans une salle ou la proximité est favorable à l’expérience et au contact avec les groupes. Encore une fois, mention d’honneur pour ce groupe à surveiller, The Castagne’s!

Le If merch au Katacombes, le 2 mai

En parallèle avec les spectacles du festival Anachronik, les organisateurs ont préparé un petit évènement qui avait pour but de donner une vitrine aux groupes, aux gérants, aux festivals, ainsi qu’à d’autres organisations à vocation culturelle. Évidemment qu’on y a fait un petit tour pour voir ce qui se passait en ce bel après-midi et profiter d’une première petite frette sur terrasse des Katacombes! Au menu; des rencontres avec quelques groupes dont The Castagnes, Light Bulb Alley, The Flowergliders, In Saigon, et plusieurs autres. On a aussi rencontré les organisateurs du SorelFest, le Rockfest d’Épiphanie et bien sur, la gang du festival Anachronik. Un événement assez ponctuel qui aura, on l’espère, plus de succès l’an prochain!

Strung Out, le 2 mai au Club Soda

Le festival se termine avec un gros spectacle au Club Soda avec en tête d’affiche de la fin de semaine; le groupe Strung Out. Ce groupe qui fait partie des vieux de la vielle du punk a fait leur détour par Montréal pour présenter entre autres leur dernier album; Transition.Alpha.Delta.

Sous les immenses drapeaux des groupes, c’est le groupe métal hardcore La Armada qui débute la soirée avec leurs compositions rapides, violentes et énergiques. Les musiciens ô combien chevelus (des fous dread!) performent alors devant une petite foule qui s’agrandit tranquillement. On apprécie la mise en scène avec des enregistrements sonores en synchronisation avec la musique live. Bref, pour les fans de musique à la All That Remain, allez voir ça!

Le groupe Red City Radio prend alors les planches pour offrir au public, toujours grandissant, du bon vieux skate punk, ou on entend un genre de croisement entre les Saint-Catherine et Millencolin. On ne révolutionne pas le punk avec Red City Radio, mais c’est toujours plaisant de découvrir des groupes qui performent une formule gagnante pour les fans du genre! Aussi dans un objectif de promotion, le band a joué beaucoup des chansons de leur dernier album self-titled; Red City Radio. Allez voir leur vidéoclip aussi! Ils sont très sympathiques et comiques!

Le Club Soda enfin rempli, les musiciens de Strung Out arrive sur scène pour débuter avec quelques des pièces du dernier album Transmission.Alpha.Delta. En regardant la salle, on constate que la plupart du public sont dans la 30aine; des fans du groupe dans les années 90 qui ont grandi! On est rendu là; les punk-rocker ne sont plus les ados rebelles d’il y a 20 ans! Les musiciens non plus ne sont plus très jeunes, mais ils s’apprêtent tout de même à donner un solide spectacle avec autant d’énergie et de passion qu’avant! Les musiciens débutent alors en enchaînant Rats In The Walls et Rebellion Of Snakes du dernier album. Sans pauses (ou presque), le groupe enchaîne beaucoup de pièces de leur large répertoire, en s’efforçant de satisfaire les fans des nouveaux et des anciens albums. Le mush pit est présent mais pas tant imposant ou violent. Les spectateurs d’avant-scène arrivent quand même à entrer en conflit avec les agents de sécurité qui s’avèrent à être assez rude au début du spectacle. Cette situation fâcheuse sera momentanément dénoncée par le chanteur Jason Cruz, indigné… Malgré cet intermède regrettable, Strung Out enfile sans problème les pièces, en prenant le temps de faire quelques shooter de rhum sur scène!

C’est un spectacle très varié que Strung Out a joué cette soirée-là. Peut-être était-ce les 3 soirs de rock et de concerts qui m’avaient détruit les oreilles, mais le son du Club Soda n’était pas à son meilleur. Néanmoins, l’énergie de groupe et de la salle compensait pour ce désagrément. Les connaisseurs pouvaient apprécier la diversité des chansons choisies, ainsi que la performance des musiciens. À noterque le chanteur Jason Cruz semble beaucoup apprécier son public, et a passé la moitié du spectacle pratiquement dans la foule en body-surfing pour sa performance! Félicitation pour votre beau concert et vos 26 ans de carrière! On se revoit au Heavy Montreal pour plus de Strung Out!

Auteurs : Francis Desmarais, Laura Boisvert-Lavoie, Philippe Mandeville

Photographe: Laura Boisvert-Lavoie, Patrick Hébert

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